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    Amériques

    La vie privée des utilisateurs de smartphones pillée par les fabricants

    media Apple reconnaît que les données de géolocalisation sont engrangées et remontent vers les ordinateurs de la société. Chris Hondros Collection/Getty Images News

    Qu’il s’agisse de Google Street View, de l’application Android pour smartphone ou des tablettes et des téléphones intelligents d’Apple, des données personnelles sont engrangées par les grands des nouvelles technologies. Et ces grands groupes ont bien du mal à le justifier.

    Apple n’est pas le seul fabriquant de smartphones à conserver les données personnelles de ses clients. Android l’a reconnu le 22 avril 2011 : ses téléphones intelligents, eux aussi, engrangent les informations liées aux applications activées par leurs propriétaires.

    La polémique a démarré le 21 avril sans que les spécialistes des nouvelles technologies parviennent à comprendre pourquoi Apple garde ces informations : il s’agit surtout des données géographiques correspondant aux différents lieux où s’est rendu le propriétaire du téléphone et des informations horaires allant avec. Ces parcours sont gardés dans un fichier qui, de plus, n’est pas scripté. Empilées à l’échelle d’un mois ou d’un an, ces données, faciles d’accès pour un informaticien, peuvent donc donner un portrait précis de l’utilisateur de ce téléphone.

    Apple a reconnu que ces données de géolocalisation étaient engrangées par les téléphones intelligents de la marque mais également par ses tablettes comme l’iPad. Mais la société américaine a précisé que si ces informations permettent de dessiner les profils de ses clients, ces profils ne sont pas nominatifs : les informations qui remontent vers les ordinateurs de la société californienne ne sont pas nominatives, elles ne sont pas assorties de l’identité de l’utilisateur. Apple ne peut donc pas savoir s’il aurait dû être au bureau alors qu’il était peut-être dans un café.

    Des raisons techniques sont avant tout mises en avant par Apple pour expliquer ce flicage de ces clients : mieux les connaître permettra d’aller au devant de leurs souhaits lorsque les prochaines versions de téléphones intelligents et de tablettes sortiront.

    Apple n’est pas le seul à pister ses clients et leurs habitudes : au lendemain des révélations faites par deux anciens d’Apple (ils avaient déjà tenté de sensibiliser les utilisateurs il y a quelques mois), Android, à son tour, a reconnu exploiter les données fournies par les téléphones qui utilisent cette application. Un chercheur suédois et un spécialiste en sécurité informatique en ont fait la démonstration, racontée dans le Guardian et le Wall Street Journal. Il y a cependant des graduations par rapport à Apple : sur les téléphones fonctionnant avec Android, les informations collectées sont moins faciles d’accès pour un informaticien curieux et elles ne sont stockées que sur une courte période. De plus, la géolocalisation de l’utilisateur ne remonterait pas à la maison-mère, Google.

    Google garde le silence sur ces révélations. L’entreprise américaine a déjà beaucoup à faire concernant d’autres atteintes à la vie privée. Il n’est pas question des données récoltées sur l’internaute quand il fait des recherches sur internet en utilisant Google. C’est en ce moment Street View, le filmage des rues par Google qui provoque des réactions négatives.
     

    Une voiture Google équipée d'une caméra, à Londres en 2008. Harold Cunningham/Getty Images

    La cartographie informatisée la plus précise jamais offerte est bien séduisante. Mais la manière d’engranger ces données géographiques a été au-delà du simple filmage de rues, de bâtiments. Des données privées comme des courriels ont également été captées en s’accrochant à des connections Wi-Fi. Google a reconnu l’intrusion. La Belgique ouvre une enquête par le biais de sa commission de la vie privée.

    En revanche, en Allemagne, ce débat semble déjà clos puisque Google n’a plus le droit de prendre les rues allemandes en photo pour mettre à jour ses données. Les Allemands ont été consultés, par moteur Google interposé, et ont massivement demandé que leur domicile ne soit pas pris en photo. En France, la Commission informatique et libertés a infligé une amende de 100 000 euros à Google pour avoir engrangé ce genre d’informations sans autorisation.  

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