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    Amériques

    Affaire DSK: la bataille judiciaire commence

    media Dominique Strauss-Kahn le 19 mai 2011. REUTERS/Richard Drew/

    C'est une deuxième phase qui démarre pour Dominique Strauss-Kahn, celle de la bataille judiciaire. Inculpé par la justice américaine, DSK doit être remis en liberté ce vendredi 20 mai 2011, au prix de conditions draconiennes, comme une assignation à résidence avec la présence d'un garde armé 24h sur 24. L'ex-directeur général du FMI va maintenant pouvoir se consacrer à sa défense.

    L'affaire DSK

    Dominique Strauss-Kahn sera convoqué par la justice américaine pour une prochaine audition fixée au 6 juin. Date à laquelle il devra dire s'il plaide coupable ou non coupable. Jusqu'à présent, il a fermement nié les faits qui lui sont reprochés.

    S'il plaide coupable, il n'y a pas de procès. Et s'il plaide non coupable, comme ses avocats l'ont suggéré, alors un procès sera initié. Dominique Strauss-Kahn risquerait ainsi la peine maximale qui peut aller, dans son cas, jusqu'à soixante-quatorze ans.

    Autre scénario, autre stratégie de la défense : il pourrait tenter d'obtenir un accord avec la justice, mais cela impliquerait qu'il reconnaît au moins un des chefs d'accusation. En contrepartie, il risquerait une peine moins importante.

    Les avocats des deux parties vont s'activer pour préparer le procès. La défense va faire sa propre contre-enquête, avec probablement des détectives privés et recouper les témoignages, tout comme l'accusation. Puis ils vont analyser des traces d'ADN de sang, de salive, voire de sperme, sur les lieux de l'agression présumée, sans oublier les informations enregistrées sur les caméras de surveillance et les clés magnétiques des chambres du Sofitel.

    Fouiller dans les poubelles

    Les deux parties vont fouiller chacune dans les poubelles de l'autre. Et les tabloïds se feront un grand plaisir de déballer sur la place publique les trouvailles les plus sordides. Justement, l'un d'eux, le New York Post, en a déjà donné un avant goût. Il y a quelques jours, le journal rapportait que la présumée victime serait séropositive et vivrait dans une résidence réservée aux malades du sida. Une information aussitôt démentie par son avocat.

    Ce qui est sûr, c'est que la défense va examiner le passé familial, médical, judiciaire et sexuel de la jeune femme à la loupe. Tout élément qui pourrait mettre à mal son témoignage sera alors mise en avant. Les avocats de Dominique Strauss-Kahn savent qu'ils auront affaire à une accusation redoutable. Le procureur dispose de moyens importants pour fournir des preuves aux chefs d'accusation. Et tout comme la partie adverse, il n'hésitera pas de mettre son nez dans la vie sentimentale de l'accusé.

    Selon la presse britannique, en 2006, Dominique Strauss-Kahn, de passage à New York, aurait sollicité les services de deux call-girls. Le parquet de New York dit qu'il enquête déjà sur d'autres affaires sexuelles auxquelles DSK serait mêlé, sans donner plus de précisions.

    Le prix de la libération de DSK

    Pour obtenir la remise en liberté de Dominique Strauss-Kahn, ses avocats ont du convaincre le juge que le prévenu ne chercherait pas à se soustraire à la justice américaine. Et pour cela, il a fallu fournir des garanties exceptionnelles.

    A commencer par une caution d'un million de dollars, à laquelle s'ajoutent cinq millions de dépôt de garantie, ainsi que la remise de tous les documents de voyage aux autorités américaines, et la mise en place d'un dispositif de sécurité infaillible. Dominique Strauss-Kahn sera non seulement équipé d'un bracelet électronique mais également placé sous surveillance vidéo dans l'appartement loué par Anne Sinclair qu'il occupera à Manhattan.

    Il sera également sous la garde d'agents d'une société privée qu'il devra lui même rémunérer. Des hommes armés qui observeront ses moindres faits et gestes, seront chargés de l'accompagner chez ses avocats et de filtrer les visites. C'est à ces conditions que le juge a finalement accepté la demande de libération de Dominique Strauss-Kahn, en dépit des présomptions de fuite soulevées par l'accusation.

    Jusqu'au bout, le procureur Cyrus Vance Jr a tenté d'obtenir l'incarcération, s'appuyant sur le fait que Dominique Strauss-Kahn disposait d'une fortune personnelle et de réseaux internationaux capables de l'aider à s'enfuir. Les conditions restrictives proposées par la défense ont eu raison de ces arguments.

     

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