Dernières infos
La Revue de Presse des Amériques - 
Article publié le : vendredi 08 juillet 2011 - Dernière modification le : vendredi 08 juillet 2011

A la Une : Manuel Zelaya a bien été victime d’un putch

Par Nicolas Ropert

L'ancien président hondurien, Manuel Zelaya lors d'une conférence de presse à Tegucigalpa, le 7 juillet 2011, après que la Commission «Vérité et Réconciliation» a remis son rapport sur le coup d'Etat de 2009.
REUTERS/Edgard Garrido

La Une du journal Hondurien El Heraldo est couverte de noir avec ces mots en caractères gras : « Toute la loi a été violée ». Son confrère La Tribuna lance de son côté : « Pour la commission Stein s’était un coup d’Etat ». Le quotidien reprend l’histoire par le début : le 28 juin 2009, Manuel Zelaya devait organiser un référendum afin de modifier la Constitution. Le chef de l’Etat du Honduras de l’époque souhaitait autoriser les présidents à briguer un deuxième mandat ce que le Congrès et la Cour suprême avait jugé inconstitutionnel. « Mel », comme l’appelle ses partisans, avait été expulsé manu-militari vers le Costa Rica tout proche.

El Heraldo résume le document de 1 500 pages que la Commission vérité et réconciliation, mise sur pied il y a quelques mois, a rendu publique jeudi. Selon le coordinateur de cette commission, le Guatémaltèque Eduardo Stein, cité par le journal : « la loi hondurienne n’a pas été respectée ». Mais le rapport nuance : « Manuel Zelaya s’est placé lui-même dans une situation de risque en enfreignant la loi ». Le journal du Guatemala voisin, Siglo 21, note que ce rapport remis à l’actuel président Porfilio Lobo ne devrait pas avoir de suite. Les poursuites contre Manuel Zelaya ont été annulées et il a regagné son pays le 28 mai dernier.

Le condamné à mort mexicain a été exécuté au Texas
 
« Le citoyen mexicain a été exécuté quand la justice a refusé d’intervenir », annonce le New York Times. Le journal new-yorkais poursuit : « la Cour suprême a refusé hier, par 5 voix contre 4 , d’accorder un délai supplémentaire à Hmberto Leal ». « Même la pression de la Maison Blanche n’a pas suffit pour ce Mexicain reconnu coupable du viol et du meurtre d’une adolescente en 1994 », lance le Washington Post. Le journal rappelle que le condamné à mort n’a jamais reçu l’aide consulaire mexicaine. Le Post décrit les derniers moments du condamné : « il a accepté sa responsabilité et répété qu’il était désolé. » Au moment où la drogue prenait effet Humberto Leal a crié par deux fois « Viva Mexico », ajoute le quotidien qui se demande si cette exécution ne va pas avoir des conséquences dans les relations avec le Mexique. « Pour l’Etat du Texas », écrit le Washington Post « cette exécution était un problème de justice ». Mais pour les diplomates, « c’est une question de crédibilité internationale ». La publication a interrogé d'anciens ambassadeurs. Tous se désolent de cette décision en soulignant que « le Texas n’a pas respecté les obligations légales internationales ».
 
Rupert Murdoch a encore de l’avenir dans la presse ?
 
Le magnat américano-australien de la presse est sous le feu des critiques depuis que l’affaire d’espionnage de son tabloïd britannique News of the World a éclaté.
 
Le Christian Science Monitor se demande : « Est-ce que la presse américaine ferait la même chose ? » « Le Royaume-Uni et les Etats-Unis sont deux pays qui partagent la même langue. Mais les cultures de presses des deux côtés de l’Atlantique sont dramatiquement différentes », analyse le journal. « Il existe certes des tabloïds chez nous mais un reporteur américain n’ira pas payer pour obtenir des informations qu’il peut obtenir gratuitement », estime l’auteur de l’article.
 
Pour le Washington Post, cette affaire est « le plus gros scandale de la carrière de Murdoch ». « A 80 ans, ce n’est pas la première fois que le baron des médias est critiqué. Par le passé, il a connu des crises mais n’a jamais essuyé une débâcle comme celle-ci », relève le quotidien avant de donner la parole au directeur de l’institut de journalisme à l’Université d’Oxford. La décision de Murdoch d’arrêter la publication du tabloïd s'explique car : « il a préféré se couper une jambe pour éviter que son groupe ne soit atteint de gangrène ».
 
Un journal américain affirme que Barack Obama a failli être adopté
 
« En Avril 1961, au moment de la naissance de l’actuel président américain, son père a songé à faire adopter son fils », croit savoir Sally Jacobs. La journaliste du Boston Globe doit publier la semaine prochaine une biographie sur la famille du chef de l’Etat américain. Elle certifie, document à l’appui, que Barack Obama senior « a été interrogé par les autorités hawaïennes car il ne vivait pas avec sa femme, la mère de Barack Obama fils ». De plus, avance-t-elle, « la mère de l’actuel chef de l’Etat américain avait pris des renseignements auprès de l’Armée du Salut pour donner son enfant ».
 
Une version contestée par l’ancien porte-parole de Barack Obama sur le site internet de Politico : « jamais la mère de Barack n’a eu cette idée et jamais elle n’a eu de discussion avec l’Armée du Salut ». Cette conclusion du Boston Globe : « Le destin de l’Amérique aurait certainement été changé ». 

tags: Etats-Unis - Guatemala - Honduras - Revue de presse
Sur le même sujet :
Commentaires
Réagissez à cet article
Le contenu de ce champ sera maintenu privé et ne sera pas affiché publiquement.
To prevent automated spam submissions leave this field empty.
CAPTCHA
Cette question sert à vérifier que vous n’êtes pas un robot afin de prévenir le spam automatique.
Image CAPTCHA
Saisissez les caractères (sans espaces) indiqués dans l'image.
Fermer