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    Amériques

    Le 11-Septembre et les médias américains: une défaite pour le quatrième pouvoir

    media George W Bush et son équipe ont su exploiter la fibre patriotique en leur faveur. Mark Wilson/Getty Images

    Aux premières loges et très réactive immédiatement après les attentats du 11 septembre 2001, la presse américaine s’est rapidement trouvée dans une impasse. Impossible pour elle d’exercer son sens critique dans un pays frappé de stupeur et uni derrière son président. Le quatrième pouvoir avait perdu sa force.

    Dix ans après, un Américain sur sept – un sur quatre chez les 16-24 ans – pense que les attentats du 11 septembre 2001 ont été planifiés par le gouvernement des Etats-Unis lui-même. Ces chiffres surprenants montrent le degré de défiance qui existe aujourd’hui entre le grand public et le pouvoir de l’époque. Il illustre aussi le fossé qui s’est creusé entre une partie de la population et les médias américains à cause du 11-Septembre et de ses répercussions.

    Le piège du patriotisme

    Malgré la réalité des images et la qualité des reportages juste après les attentats et durant les jours qui suivirent, un nombre significatif d’Américains pense toujours que les médias de leur pays leur ont menti. Réputée jusque-là pour son indépendance, la presse – le quatrième pouvoir – s’est trouvée prise au piège du patriotisme dès les premiers instants de l’après 11-Septembre ; une fibre dont la Maison Blanche a su user sans relâche pour mener sa politique durant les deux investitures de George W Bush.

    Le New York Times, comme le Washington Post, a dû faire son mea culpa. Raymond Boyd/Michael Ochs Archives/Getty Images

    « Vous êtes avec nous, ou vous êtes avec les terroristes » avait annoncé le 43e président des Etats-Unis lors de son discours au Congrès du 20 septembre 2001. La remarque valait aussi pour la presse. « On ne peut pas parler du 11-Septembre sans parler de la guerre car la couverture médiatique de l’événement était extrêmement patriotique » reconnaît Greg Mitchell, spécialiste des medias. En guerre, le pays le fut immédiatement, les chaînes d’information contribuant à instaurer un climat de peur à coups de breaking news et de news alert.

    Craignant d’être taxés d’antiaméricanisme et de voir le public se tourner contre eux, les journalistes n’ont pas osé s’élever contre l’instauration, fin octobre 2001, du Patriot Act qui autorisait, entre autres, les écoutes téléphoniques. Ils n’ont pas réussi non plus à prouver que la recherche d’armes de destruction massive en Irak était vaine, sauf quand il était trop tard pour empêcher le conflit. Le coût des opérations en Afghanistan et en Irak est également longtemps resté tabou et, à ce jour, il est toujours interdit de diffuser les images des cercueils ramenant les soldats américains au pays. Et puis il y eut aussi le French bashing (1) auquel se livrèrent les médias conservateurs lorsque la France refusa de se joindre à la coalition.

    Fausse impression

    Un nouveau concept a fait son apparition lors de l’après-11-Septembre : le journalisme embedded (littéralement, le journaliste incorporé), une initiative du ministre de la Défense Donald Rumsfeld. Ainsi plus de 700 journalistes rattachés à des unités militaires américaines étaient présents au moment de l’invasion en Irak, donnant la fausse impression de participer à la propagande gouvernementale. Des quotidiens aussi respectés que le New York Times et le Washington Post ont fait, depuis, leur mea culpa pour ne pas s’être montés assez critiques envers le gouvernement. Une manière de reconnaître la défaite du quatrième pouvoir dans une Amérique changée à tout jamais par le 11-Septembre.

    (1) French bashing : ressentiment antifrançais

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