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    Amériques

    Sécurité aérienne : ce qui a changé depuis le 11-Septembre

    media Un scanner corporel testé à l'aéroport de Las Vegas. Ethan Miller/Getty Images

    Les attaques du 11-Septembre ont provoqué un important renforcement des règles de sécurité à l’intérieur des aéroports et des avions. Des mesures régulièrement accentuées après plusieurs autres tentatives d’attentat. Passagers et personnel naviguant sont désormais systématiquement fichés et fouillés. Mais certaines de ces mesures sont contestées et jugées dégradantes pour la dignité humaine. Et des failles sont pointées du doigt.

    Jamais la sécurité aérienne n’a été aussi développée. Depuis le 11 septembre 2001, et après d’autres tentatives d’attentat au cours de la décennie suivante, la surveillance des aéroports, des avions, de leurs passagers et personnel naviguant s’est considérablement renforcée. Voici en quoi la sécurité aérienne a changé :

    Le fichage des voyageurs

    Après le 11-Septembre, les Etats-Unis exigent l’utilisation de passeports biométriques pour les voyageurs entrant sur leur territoire. Equipé d’une puce contenant des données nominatives, ainsi que les numérisations de la photographie et des empreintes digitales de son propriétaire, ce document est réputé infalsifiable.

    Avec l’Aviation and Transportation Security Act instauré en 2001 visant à sécuriser le trafic aérien, les compagnies opérant sur le sol américain doivent fournir aux autorités fédérales une liste de renseignements concernant les passagers et l’équipage, et notamment leur nom, leur nationalité, leur numéro de passeport. Objectif : traquer de potentiels terroristes en « traçant » les voyageurs.

    L’embarquement davantage surveillé

    Dès le 13 septembre 2001, les couteaux sont interdits dans les bagages à main. Tout objet pouvant se transformer en arme rudimentaire, comme les ciseaux ou les limes à ongles, est également banni. Depuis 2006, les flacons contenant plus de 100 ml de liquide, gel ou gaz sont interdits. Les autres doivent être placés dans des sacs en plastique transparent, passés au scanner séparément.

    Même les chaussures sont considérées comme des armes potentielles. En décembre 2001, le Britannique Richard Reid a tenté de faire exploser le vol Paris-Miami à bord duquel il se trouvait en mettant le feu à sa chaussure qui contenait un explosif. Depuis, le passage sous les portiques de détection de métaux doit parfois être effectué déchaussé, les chaussures étant passées à la détection d’explosifs.

    Dans certains aéroports, en plus de devoir retirer veste et ceinture avant de franchir les détecteurs de métaux, les voyageurs sont également contraints de passer sous un scanner capable de voir à travers leurs vêtements. La faute à une nouvelle tentative d’attentat perpétrée en 2009 par un jeune Nigérian qui a essayé de mettre le feu à de la poudre collée sur sa jambe.

    Les personnes accompagnant les voyageurs ne peuvent plus franchir les portiques de sécurité. Aux Etats-Unis, à partir de novembre 2001, la Transportation Security Administration est chargée de la surveillance des aéroports, auparavant assurée par des entreprises privées.

    Un redoublement du contrôle du personnel


    Le renforcement des contrôles n’implique pas seulement les passagers. Le personnel aérien est également soumis à une inspection accrue. Dans un récent article du Figaro, un pilote de ligne témoigne : « Nous sommes filtrés à l'entrée des salles d'embarquement. Nous devons passer sous les portiques de sécurité et enlever nos chaussures. De même, nous ne pouvons pas avoir d'objets coupants ou contondants dans nos bagages en cabine. C'est ridicule car si nous voulions commettre un acte terroriste, il nous suffirait de crasher l'avion sur une cible ».

    La sécurité de l’avion renforcée


    L’accès au cockpit devient strictement interdit aux passagers et les cabines de pilotage sont désormais dotées de portes blindées. Aux Etats-Unis, les pilotes sont même autorisés à porter une arme. Sur certains vols, des « shérifs du ciel » surveillent l’accès de la cabine. Rompus aux techniques d’arts martiaux, ils sont chargés de neutraliser d’éventuels agresseurs. Les avions sont systématiquement fouillés avant le décollage pour détecter de possibles colis piégés.

    Des mesures contestées

    Mais un peu partout, des mouvements se forment pour dénoncer les atteintes aux droits individuels qu’impliquent ces différentes mesures, en particulier celle consistant à « scanner » les passagers. Ainsi, lorsqu’en 2008, un projet d’introduire à l’échelle européenne des scanners corporels où les passagers apparaissent nus, des eurodéputés crient au scandale. « Ces appareils permettent de voir jusqu'aux parties génitales, si une femme a de gros ou de petits seins », s'indigne le social-démocrate bavarois Wolfgang Kreissl-Dörfler. Une autre élue dénonce des instruments qui « mettent gravement en cause les droits fondamentaux et la protection de la dignité humaine. Il semble qu'on ne se soit même pas préoccupé de savoir s'ils représentaient un gain réel en matière de sécurité ».

    Aux Etats-Unis, une association pour la défense des libertés publiques, l’American Civil Liberties Union, juge ces engins « humiliants et contraires à la dignité humaine ». En novembre 2010, le site d’information Slate répertorie plusieurs initiatives contestataires (voir ici).

    D’autant que ces mesures de sécurité ne sont pas forcément infaillibles. En novembre 2010, deux journalistes travaillant pour le magazine télévisé « Envoyé spécial » révèlent les failles de sécurité des aéroports français en cachant dans leurs bagages à main un pistolet semi-automatique. Suite à la diffusion de leur enquête, un audit sur la sécurité dans les aéroports a été commandé.

    Après les attentats du 11-Septembre, le Congrès américain avait réclamé la création d’une commission, surnommée la Commission du 11-Septembre, pour s’assurer que pareille attaque ne se reproduise plus. Dix plus tard, le président de la commission désormais réformée déclare : « Malgré ce progrès considérable [en matière de sécurité], plusieurs recommandations majeures de la Commission du 11-Septembre demeurent inaccomplies ».

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