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    Amériques

    Elections en Argentine: la croissance frise la surchauffe

    media La présidente sortante Cristina Kirchner, candidate à sa propre succession, est déjà donnée favorite dans les sondages pour la présidentielle de dimanche. REUTERS/Enrique Marcarian

    La présidente argentine Cristina Kirchner, qui brigue un second mandat présidentiel, pourrait, dimanche 23 octobre 2011, être réélue dès le premier tour grâce à un bon bilan économique. Pour 2012, sa priorité sera de soutenir cette croissance tout en évitant la surchauffe afin de lutter contre l’inflation.

    Dans son programme, Cristina Kirchner a insisté sur la nécessité de poursuivre sa politique actuelle. Jamais l’Argentine ne s’est aussi bien portée. Aujourd'hui, elle est la troisième économie de l’Amérique latine. La croissance se situe à 8% et le taux de chômage est stabilisé autour de 7%. Cette bonne santé est due à l’envolée des prix des matières premières exportées par l’Argentine - notamment le soja, et à une consommation des ménages dynamique, en hausse de 11,5% au deuxième trimestre.

    Et pourtant, lorsque son mari et prédécesseur Nestor Kirchner, mort il y a un an, arrive au pouvoir en 2003, il trouve un pays au bord de la faillite. La moitié des Argentins vit dans la pauvreté et le quart est au chômage. La dette publique atteint 132 milliards de dollars et ne cesse d’augmenter, gonflée par des taux d’intérêts trop élevés. Pour ne rien arranger, le FMI, qui avait accordé des prêts importants à l’Argentine, refuse de nouveaux prêts tant que des mesures d’austérité ne sont pas mises en place pour réduire le déficit budgétaire.

    Les revenus des exportations agricoles

    En 2005, Nestor Kirchner impose ses conditions aux créanciers. Il restructure ainsi la dette de 75% en renonçant à rembourser plus de deux tiers de ses créances. Dans la foulée, le peso, qui était arrimé au dollar depuis dix ans, est dévalué. Le gouvernement argentin met en place un programme d’économies budgétaires : coupes de personnel dans les établissements publics et réformes fiscales. L’année suivante, le gouvernement argentin règle, en une fois, les 9,5 milliards de dollars dus au FMI.

    Pour se relever, l’Argentine va bénéficier de la dévaluation du peso, qui relance sa compétitivité. Le pays profite également de la flambée des prix des matières premières. Le prix de la tonne de soja, dont l’Argentine est un des principaux exportateurs au monde, dépasse les 500 dollars en 2005 alors qu’il était à 200 dollars en 2001. Le gouvernement impose des taxes à l’exportation aux agriculteurs. Ce flux de recettes restaure les finances de l’Etat et surtout ce torrent de devises permet alors au pays d’augmenter ses réserves, qui vont rapidement atteindre 50 milliards de dollars.

    Contenir l’inflation

    Le ton pour 2012 est à l’encadrement. Cristina Kirchner a pris conscience qu’il faut calmer l’économie argentine en surchauffe. La tâche prioritaire du gouvernement est le contrôle des prix. L’inflation est la « principale préoccupation » des Argentins, a estimé Cristina Kirchner. L’inflation annuelle atteint en moyenne les 25%, selon les instituts privés, contre 10% selon l’Institut national des statistiques.

    Autre facteur d’inquiétude : la hausse de 35% par an des dépenses publiques. Le modèle argentin est basé sur un système de subventions. Les fonds privés de retraite ont été nationalisés en 2009 ; dans la foulée, le nombre de retraités a doublé pour atteindre 3 millions de personnes. L’Etat subventionne également certains secteurs clés comme les transports et l’énergie. Un modèle de croissance, difficilement viable à long terme, si l’on en croit bon nombre d’économistes.

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