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    Amériques

    Le second procès du terroriste Carlos s’ouvre à Paris

    media Carlos, lors de son premier procès à Paris, le 28 novembre 2000. Reuters/Reuters Tv/Files

    Mythe du terrorisme dans les années 1970 et 1980, Ilich Ramirez Sanchez, dit « Carlos » est jugé une seconde fois à partir de ce lundi 7 novembre 2011, à Paris, pour quatre attentats ayant fait 11 morts et près de 200 blessés dans les années 1980 en France. Remis à la France par le Soudan en août 1994, ce Vénézuélien de 62 ans purge déjà une première condamnation à perpétuité prononcée en 1997 pour les assassinats de deux policiers français, en 1975, à Paris.

    Ilich Ramirez Sanchez, dit « Carlos », dit « le Chacal », trois identités pour une figure du terrorisme international devenu, il y a trente ans, une icône des révolutionnaires arabes et des activistes d'extrême gauche.

    Le fait d'armes principal de Carlos, c'est l'enlèvement à Vienne en décembre 1975 de onze ministres de l'OPEP (Organisation des pays exportateurs de pétrole). S'il a revendiqué cette action, Carlos en revanche a toujours nié les faits qui lui sont aujourd'hui reprochés : ses quatre attentats à la bombe commis sur le sol français en 1982.

    Pour toutes ses victimes (…) j’ espère qu’il sera honnête, qu’il nous dira la vérité et qu’il reconnaitra ses torts.

    Philippe Rouault

    Victime de l'attentat de la rue Marboeuf, à Paris

    08/11/2011 Écouter

    Les deux premiers, contre le train Paris-Toulouse et celui à la voiture piégée rue Marboeuf, ont eu lieu à un moment où la France détenait l'amie de Carlos, l'Allemande Magdanela Kopp, ainsi qu'un autre membre de son groupe, tous deux arrêtés à Paris. L'activiste vénézuélien aurait lancé un ultimatum de trente jours pour obtenir leur libération, ce que nie Carlos.

    Les deux autres attentats faisaient suite à un raid de l'aviation française au Liban contre une base du Hezbollah. Pour l'accusation, la culpabilité de Carlos apparaît sur les lettres de revendications, les experts disent avoir reconnu son écriture.

    Activiste ultraviolent à la solde de régimes dictatoriaux, mais aussi aux yeux de la justice, criminel ordinaire, ce nouveau procès Carlos va permettre de revisiter deux décennies de guerre froide.

    On ne compte certainement pas se laisser faire et contester l’ensemble des charges supposées qui ont été ‘réunies’ par le juge Jean-Louis Bruguière et d’abord nous dénoncerons le traitement spécial pénitentiaire qui a été infligé à notre client (…) qui était destiné à le mettre à genoux.

    Me Francis Vuillemin

    Un des avocats de Carlos

    08/11/2011 Écouter

    Philippe, rescapé de l'attentat de la rue Marboeuf à Paris raconte

    Le 22 avril 1982, Philippe Rouault, 18 ans à l'époque, travaille comme coursier dans une entreprise de la rue Marboeuf, près des Champs-Elysées. Trente ans après les faits, il n'a rien oublié de cette journée où tout a basculé.

    C'était une belle matinée de printemps, ensoleillée. Arrivé en avance à son travail, il décide de faire un crochet par la boulangerie voisine pour s'offrir un pain au chocolat mais à quelques mètres de là, cachée dans une voiture une bombe attend son heure. « Je suis passé devant la voiture piégée et puis tout est arrivé d’un coup. On est passé de la belle journée à une journée d’horreur. La voiture piégée a explosé et j’ai été projeté en avant par la déflagration. J’ai eu plein d’éclats de verre sur la tête et je me suis ensuite rendu compte que je ne pouvais plus marcher parce que j’avais une jambe qui était grièvement blessée. »

    Artère sectionnée, Philippe Rouault perd deux litres de sang. Après 10 heures d’opération, le chirurgien sauve sa jambe, mais les douleurs ne cesseront jamais. « Ça fait 30 ans que je souffre. Régulièrement je fais encore des infections. Je crois qu’on a tous nos petits problèmes personnels, mais le souvenir de cette journée noire on l’aura jusqu’à la fin de nos jours ».

    A l'époque, les cellules psychologiques n'existaient pas, chacun a fait comme il a pu. Alors aux assises, Philippe Rouault compte bien planter ses yeux dans ceux de Carlos, en espérant qu'il s'explique. Un procès en guise de thérapie en quelque sorte.

     

     

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