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    Amériques

    Argentine: les défis de Cristina Fernández de Kirchner

    media La présidente argentine, Cristina Fernandez de Kirchner, face à ses supporters, le 14 août 2011 à Buenos Aires. REUTERS/Enrique Marcarian

    Réélue triomphalement en octobre, la présidente argentine Cristina Fernández de Kirchner est officiellement investie ce samedi 10 décembre pour entamer son second mandat, avec une équipe marquée par la continuité mais rajeunie. Tout en réaffirmant son orientation politique « progressiste », la veuve de l'ancien président Néstor Kirchner devrait amorcer des réorientations dans le domaine économique.

    Avec notre correspondant à Buenos Aires

    « Rien ne nous fera changer de cap », a déclaré Cristina Fernández de Kirchner à la veille de sa prise de fonction, ce 10 décembre, en présence de la plupart des chefs d’État de la région. Réélue triomphalement en octobre, la présidente argentine entend maintenir durant son second mandat l’orientation « nationale et populaire » du péronisme « progressiste » qu’elle prétend incarner. Voilà pour la politique.

    Mais, en ce qui concerne l’économie, des inflexions sont en cours. Même si les piliers de l’action menée jusqu’ici dans ce domaine (intervention de l’État, protection de l’industrie locale et soutien à la consommation) ne sont pas remis en cause, elles devraient se traduire par un ralentissement de la formidable croissance (8 % par an) qu’a connu le pays au cours des dernières années.

    Il s’agit notamment, sans qu’il soit question de « rigueur », terme banni des discours officiels, d’éviter une surchauffe due à la forte inflation (20 % par an selon les estimations privées les plus sérieuses, 10% d’après le gouvernement), tout en se donnant de l’air face aux nuages venus de l’extérieur.

    Pour ce faire, Cristina Fernández de Kirchner sera accompagnée d’un gouvernement dominé par la continuité, mais rajeuni en ce qui concerne certains postes clé. La continuité se reflète dans la reconduction de la plupart des membres de l’équipe antérieure, dont le puissant ministre de la Planification et de l’Investissement public, Julio De Vido, en place depuis mai 2003, date de l’accession au pouvoir de Néstor Kirchner, époux et prédécesseur de la présidente, décédé l’an dernier.

    Est également confirmé le très contesté secrétaire d’État au Commerce intérieur, Guillermo Moreno, champion des réglementations en tout genre et responsable de la manipulation de l’indice des prix officiel. Le rajeunissement est illustré par la nomination de Juan Manuel Abal Medina (43 ans) comme chef de cabinet, coordonateur de l’action gouvernementale, et d’Hernán Lorenzino (39 ans) à l’Économie. Lorenzino succède à Amado Boudou (48 ans), étoile montante de la majorité, élu dans le ticket présidentiel en octobre et désormais, en tant que vice-président, président du Sénat.

    C’est avec ces hommes que la présidente affrontera les défis de 2012. Abal Medina sera en charge du maintien du discours politique « progressiste ». Secrétaire d’État à la Communication dans l’équipe sortante, il a été le Fouquier-Tinville de la croisade menée par Cristina Fernández de Kirchner contre les médias privés (notamment le groupe Clarín), censés être opposés aux intérêts du peuple.

    Dans la même ligne, il aura à expliquer d’éventuelles difficultés économiques par l’action de groupes puissants qui se verraient affectés par les changements que voudrait imposer la présidente. Dans ses fonctions de vice-président et au Parlement, Boudou le relaiera. Mais il gardera aussi un œil sur l’économie, principale préoccupation du moment, pour laquelle De Vido, Moreno et Lorenzino seront à la manœuvre.

    De Vido est en première ligne pour la réduction des subventions aux tarifs des services publics et de l’énergie. Engagée de manière progressive (ne sont affectés, pour l’instant que les couches de la population les plus aisées et les grandes entreprises), celle-ci vise à ralentir la hausse des dépenses de l’État, une des principales causes de l’inflation, et à réorienter partiellement l’investissement public (infrastructures et logements sociaux notamment). En dépit de son caractère sélectif, cette politique aura des effets sur la consommation.

    Au Parlement (largement dominé par les péronistes), Boudou devra faire voter, dès les prochaines semaines, la prorogation de la loi d’ « urgence économique » qui accorde un large pouvoir d’intervention à l’État, et d’impôts dits « exceptionnels ». Moreno continuera à veiller aux éventuels déséquilibres de la balance commerciale, y compris par des méthodes peu orthodoxes, comme l’obligation faite à des entreprises de compenser leurs importations par des ventes à l’étranger (c’est ainsi que des constructeurs automobiles, par exemple, exportent désormais… du vin).

    Enfin, Lorenzino, qui a participé aux côtés de Boudou, en sa qualité de secrétaire d’État aux Finances, aux négociations sur la dette, aura comme priorité la recherche d’un accord avec le Club de Paris (pour que l’Argentine puisse accéder à nouveau aux marchés internationaux), et les relations commerciales avec le Brésil, premier partenaire du pays, dont l’économie donne des signes d’essoufflement.

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