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Article publié le : lundi 09 janvier 2012 - Dernière modification le : lundi 09 janvier 2012

Mahmoud Ahmadinejad est arrivé au Venezuela, première étape de sa croisade anti-impérialiste

C'est le vice-président du Venezuela, Elias Jaua, qui est venu accueillir à l'aéroport de Caracas le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, le 8 janvier 2012.
C'est le vice-président du Venezuela, Elias Jaua, qui est venu accueillir à l'aéroport de Caracas le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, le 8 janvier 2012.
REUTERS/Carlos Garcia Rawlins

Par François-Xavier Freland

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad est arrivé au Venezuela ce dimanche 8 janvier 2012 pour une tournée latino-américaine qui le fera passer par L'Equateur, le Nicaragua et Cuba. Mahmoud Ahmadinejad et son homologue vénézuélien se connaissent bien. Hugo Chavez a visité neuf fois l'Iran, et Mahmoud Ahmadinejad a séjourné cinq fois au Venezuela.

Mahmoud Ahmadinejad et Hugo Chavez en novembre 2009 à Caracas.
Reuters/Miraflores Palace/Handout

Tapis rouge, honneurs militaires mais pas d'Hugo Chavez pour recevoir Mahmoud Ahmadinejad sur le tarmac. Etrange absence du président vénézuélien la nuit dernière à l'aéroport de Caracas, sans doute pour préserver sa santé car Hugo Chavez est encore faible après les séances de chimiothérapie qu'il subit pour soigner son cancer. Pour l'accolade et afficher cette désormais mythique complicité anti-américaine, il faudra attendre ce lundi, au palais présidentiel de Miraflorès.

Poussée de fièvre avec les Etats-Unis

Quelques heures avant l'arrivée du président iranien, Hugo Chavez s'en était vivement pris aux Etats-Unis lors de son émission dominicale Alo Presidente, pour avoir renvoyé, samedi, la consule du Venezuela à Miami, Livia Acosta. Selon les Américains, elle serait complice d'un présumé projet iranien d'attentats contre les intérêts américains. «Ils essaient de faire croire que l'Iran, depuis le Venezuela, Cuba ou le Nicaragua prépare une attaque contre eux, s'est insurgé Chavez, mais on doit faire très attention à tout ça, c'est une menace contre nous» a conclu le président vénézuélien, décidément sur la défensive, comme son ami Ahmadinejad.

Le président vénézuélien est persuadé que la prochaine élection présidentielle d'octobre sera marquée par des incidents orchestrés depuis les Etats-Unis. Vendredi, il a nommé ministre de la Défense l'un de ses plus fidèles généraux, Henry Rangel Silva, un dur des rangs de l'armée qui n'avait pas hésité à sous-entendre récemment que l'armée resterait fidèle à Chavez si l'opposition revenait aux commandes.

Une chose est sûre, l'Iran peut compter sur le soutien du Venezuela dans sa croisade anti-impérialiste. Un soutien qui reste plus symbolique qu'autre chose, si le Venezuela de Chavez a pris du poids diplomatique, il n'est en aucun cas une force militaire. 

Aux Etats-Unis, cette visite du président Ahmadinejad suscite plus d’irritation que de crainte, selon notre correspondant à Washington

Dans une interview à un quotidien de Caracas, le président Obama -qui souhaite se rapprocher de l’Amérique latine- avait déclaré récemment que «tôt ou tard, les Vénézuéliens devront décider quel avantage présente pour eux des relations avec un pays qui viole les droits de l’homme, est isolé de la majeure partie du monde et a soutenu de façon consistante le terrorisme international.»

 

09/01/2012 par Jean-Louis Pourtet

 

tags: Iran - Venezuela
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Commentaires (1)

Il faut chercher à composer

Il faut chercher à composer avec l’Iran
Avec ce que nous projette l’innommable tragédie provoquée en Irak, les tentatives de remettre en cause les processus démocratiques en Amérique du Sud en allant jusqu'à parrainer des coups d'état contre des présidents démocratiquement élus, le triste rôle joué en Lybie, les Etats-Unis devraient savoir raison garder et ne pas chercher à se faire discréditer encore plus et à augmenté la méfiance du reste du monde « qui ne dort pas » à leur égard.
Quand à la posture de l’Iran, les gens ne sont pas amnésiques, on était là quand l’Iran servait d’arrière- cour Américaine aux Etats Unis et le Shah Reza Pahlavi le gendarme dans la région. L’Iran d’aujourd’hui est issue d’une Révolution populaire irriguée par un besoin intense de se réapproprier de ses valeurs millénaires .Et j’ai l’intime conviction qu’il sera difficile, très difficile de dévoyer la ligne révolutionnaire faite d’ancrage aux valeurs de l’Islam, de patriotisme, de volonté d’être indépendant, et surtout de n’être l’obligé, le béni oui oui ou le courtisan de quelque puissance qu’il soit. Il faut essayer de prendre l’Iran tel qu’il est depuis la Révolution de 1979 au lieu de chercher à l’affaiblir .Cette Révolution –là a bien montré de quoi elle est capable et surtout sa capacité à résister, à faire face aux velléités de remise en cause de ses acquis.
Cette Révolution-là dans son orientation parait inaliénable et irréversible

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