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A la Une : primaire républicaine dans le New Hampshire
Un nom se retrouve sur toutes les premières pages: celui de Mitt Romney, gagnant du vote républicain de l'Iowa, il y a une semaine, et grand favori du scrutin de ce mardi. « Election test pour Romney », titre par exemple en grandes lettres le Boston Globe. « Ses rivaux ont beau essayer de le démolir publiquement, critiquant tous azimuts son passé d'entrepreneur, son bilan de gouverneur et ses convictions politiques, jugées pas assez conservatrices... Mitt Romney pourrait bel et bien rentrer dans l'Histoire », explique de son côté le Miami Herald. « S'il gagne la primaire d'aujourd'hui, il serait le premier républicain à gagner et l'Iowa et le New Hampshire ».
Ce ne sont d’ailleurs pas seulement ses rivaux, qui sont extrêmement critiques envers Mitt Romney. Plusieurs éditorialistes ne portent pas non plus le favori républicain dans leur cœur. A l'instar du Washington Post, qui ironise en titre : « Mitt Romney et son problème avec l'argent ». Le quotidien rappelle que la fortune personnelle du candidat s'élève à quelque 250 millions de dollars. « Mais ces derniers jours, la richesse de Monsieur Romney lui a valu pas mal d'ennuis ». Le Washington Post cite cette phrase, prononcée lundi lors d'un meeting électoral : « J'aime virer les gens », a déclaré l'ancien gouverneur du Massachusetts, avant d'ajouter : « Si le service rendu ne me satisfait pas, je préfère virer des gens pour en embaucher d'autres qui l'assureront mieux ».
« Comment voulez-vous que ce candidat soit crédible », renchérit le New York Times sur le même sujet. Est-il crédible quand il assure que « lui aussi a déjà eu peur de perdre son travail ? Plus Mitt Romney prétend ressentir de la compassion pour les millions d'Américains qui souffrent actuellement de la crise économique, moins il semble comprendre leur désarroi et leur désespoir », conclut le New York Times.
Haïti : à l’approche du deuxième anniversaire du séisme
Le Miami Herald consacre aujourd'hui un large dossier à Haïti, deux jours avant le deuxième anniversaire du tremblement de terre qui a dévasté une partie du pays.
« Beaucoup de questions sur l'utilisation des donations internationales », titre le journal de Floride, où vit la plus importante communauté d'Haïtiens aux Etats-Unis. « La moitié de la somme, promise par la communauté internationale, n'a toujours pas été allouée. La moitié de l'argent, collecté par des donateurs privés aux Etats-Unis, n'a pas encore été dépensée. Et de l'autre côté des millions de dollars ont été dépensés pour de l'essence, des locations de voiture et des salaires des Occidentaux sur place ».
Ainsi, le Miami Herald se réfère à une étude du Centre de recherche pour politiques économiques. Celle-ci révèle que par exemple « 83 % des contrats de l'agence américaine pour le développement ont été attribués à des sociétés privées de développement à but lucratif. 2,5% ont été attribués à des entreprises haïtiennes et moins d'un demi pour cent à des ONG haïtiennes ».
Il n'y a d'ailleurs pas beaucoup d'organisations humanitaires qui acceptent de publier les dépenses pour leur propre personnel sur place, en Haïti. Le Miami Herald souligne la volonté de transparence d'Oxfam. Cette organisation a déclaré avoir dépensé 14 millions de dollars pour ses employés sur le terrain. Faire venir l'eau potable, lui a coûté 150 000 dollars par mois, les frais d'entrepôt 30 mille dollars mensuels. « En l’absence d'une société civile bien formée, les organisations humanitaires étaient obligées d'envoyer sur le terrain des intervenants et experts pour tout, renforçant ainsi l'impression que les étrangers ont autant bénéficié de l'aide internationale que les Haïtiens », constate le Miami Herald.
Canada : le crime organisé impliqué dans le secteur de la construction
Au Québec le crime organisé sévit de plus en plus. L'ancien chef d'une unité d'enquête sur la corruption, Jacques Duchesneau, se montre extrêmement préoccupé, rapporte aujourd'hui Le Devoir. Son inquiétude concerne surtout le « crime organisé impliqué dans l'industrie de la construction ». Cette pratique est tellement répandue que la région autour de Montréal ne suffit plus pour satisfaire « l'appétit de ceux qui se qualifient avant tout comme des ‘hommes d'affaires’ », explique l'expert au journal. Résultat: même dans les petits villages, dans des régions très isolées, « les prix pour des constructions peuvent grimper de 30 à 50% ». Si certains maires s'en plaignent et demandent de l'aide, d'autres élus sont apparemment moins catégoriques, notamment quand il s'agit de l'octroi des contrats publics. « Tous les élus ne sont pas des voleurs. Mais il y en a qui profitent du système », dénonce Le Devoir.

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