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Article publié le : vendredi 20 janvier 2012 - Dernière modification le : vendredi 20 janvier 2012

A la Une : la mort d’un dissident cubain

Par Michèle Gayral

Le dissident cubain, Wilman Villar, 31 ans est décédé le 19 janvier 2012, dans un hôpital de Santiago-de-Cuba après 50 jours de grève de la faim.
blog Baracutey Cubano

La presse latino-américaine relate la mort d’un jeune dissident à Cuba : après 50 jours de grève de la faim, Wilman Villar est mort hier dans un hôpital de Santiago de Cuba, alors qu’il semblait en pleine santé sur la photo que les journaux publient de lui, l’air grave et le cheveu ras, posant devant un drapeau cubain, avant sa condamnation pour résistance à la force policière.

« Nous rendons le régime castriste responsable de cette mort », déclare au Nuevo Herald de Miami un compagnon de dissidence, José Daniel Ferrer, qui explique que les locataires de la prison surpeuplée d’Aguadores « vivent dans des conditions infrahumaines et sont constamment abusés par leurs gardiens ».

La blogueuse Yoani Sanchez twitte : « J’ai parlé avec son épouse Maritza,... ils ne l’ont pas laissée voir le corps. Combien faudra-t-il encore de morts ? Combien ? ».
Justement, le journal colombien El Tiempo rappelle : « C’est le 2e prisonnier politique qui périt d’une grève de la faim depuis février 2010 ». A cette date, le maçon noir « Orlando Zapata est mort, à 42 ans, dans un hôpital de La Havane ». Le quotidien de Bogota ajoute qu’un troisième détenu, autre gréviste de la faim, est décédé le 1er janvier dernier d’un arrêt cardiaque, et qu’en 2011 les détentions dites « de courte durée » ont augmenté de 50% par rapport à 2010.

A Cuba même, Granma ne dit mot de l’affaire. L’organe du Parti communiste cubain préfère mettre l’accent sur la publication en France du premier tome des mémoires de Fidel Castro. Seuls mentionnent cette mort des sites d’opposition, comme Café Fuerte qui indique que les forces militaires entourant l’hôpital n’ont laissé entrer que la mère du défunt, avec laquelle « il avait des divergences de caractère politique ». « Sa situation personnelle était le reflet des divisions et des conflits qui affectent la famille cubaine », remarque Café Fuerte. « Villar s’était éloigné de sa mère, mariée à un officiel du ministère de l’Intérieur. Villar laisse deux petites filles ».

Haïti et l’état de droit

Le New York Times, lui, consacre un article de Une en Haïti, et plus précisément au verdict de culpabilité prononcé jeudi contre « huit policiers sur les 14 jugés pour un massacre en prison en 2010. Les sentences les plus sévères touchent les officiers les plus gradés ». Ce procès, relève le journal, représente « une victoire rare pour l’Etat de droit en Haïti... Les officiels qui violent la loi, qu’ils soient policiers ou présidents, évitent d’ordinaire les poursuites et bénéficient d’un système judiciaire faible et corrompu ».
A mettre en perspective : Alter Presse titre ce matin, en évoquant Jean-Claude Duvalier : « Un an d’impunité et de mépris des victimes de la dictature ». « Révolte, frustration, indignation sont les sentiments qui prévalent au sein d’une partie de la population haïtienne un an après le retour en Haïti de l’ex-dictateur », écrit l’agence haïtienne. « Duvalier est censé être sous enquête judiciaire,... assigné à résidence ». Mais « il a un traitement de VIP », s’indigne une représentante du Collectif contre l’impunité.

La journée folle des primaires

Aux Etats-Unis, ce sont plutôt les derniers coups de théâtre des primaires républicaines qui font les gros titres. « La folle journée du parti républicain culmine avec un débat enflammé », titre par exemple le Boston Globe, en résumant : « Perry s’en va ; Santorum est maintenant n°1 dans l’Iowa » et « Gingrich passe un savon à CNN à propos d’une histoire d’infidélité ». Une histoire surgie du turbulent passé conjugal de l’ancien président de la Chambre des représentants, et reprise y compris par des journaux sud-américains, comme Tal Cual, au Venezuela, qui raconte ce « Ménage à trois », en français dans le texte.

Le Washington Post relève en tout cas que « la course est bousculée et n’est plus en pilotage automatique », tandis que l’un de ses éditorialistes dramatise : « la marche vers le suicide du parti républicain ». Il conclut : « Le président est un homme très intelligent, mais s’il gagne en novembre, ce ne sera pas pour ça. Mais parce qu’il a de la chance : il n’aurait pas pu choisir d’adversaires plus auto-destructeurs ».

Le New York Times aussi éditorialise sur l’inconvénient qu’il y a pour le Parti républicain à faire passer la morale avant les politiques publiques : « Inévitablement, cela rend ses leaders vulnérables aux accusations d’hypocrisie ».

Quant au Los Angeles Times, il a constaté que les quatre candidats du débat d’hier « n’ont pas pris de gants », comme s’il s’agissait de « leur tout dernier round sur le ring, leur ultime chance désespérée de survivre à la compétition ». En fait, seul Ron Paul s’est montré « une oasis de courtoisie relative ».

tags: Cuba - Droits de l’homme - Etats-Unis - Présidentielle américaine 2012 - Revue de presse
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Commentaires (1)

la vérité

merci de completer votre article : http://www.fidelista.net/news/cuba-dement-des-accusations-sur-le-deces-d’un-prisonnier-de-droit-commun-3349

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