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A la Une : des drones américains dans le ciel irakien
Des drones américains sont en train de provoquer une tension entre les Etats-Unis et l’Irak. Les soldats américains ont quitté le territoire irakien depuis un mois mais cela ne veut pas dire que le retrait est total. Le New York Times révèle que l'armée américaine utilise des drones pour assurer la sécurité de son ambassade, des consulats et du personnel. L’information est contenue dans un tout petit paragraphe du rapport annuel des services de sécurité de la diplomatie américaine, mais le paragraphe en question n’a pas échappé à un responsable irakien qui dénonce une atteinte à la souveraineté irakienne. Le New York Times souligne cette évolution de l’utilisation des drones qui ne semblent plus réservés à la défense et au renseignement mais aussi à la diplomatie. « L’espace aérien irakien appartient aux Irakiens », rappelle au journal, le ministre de l’Intérieur Adnan al-Asadi choqué que le gouvernement irakien n’ait pas été consulté sur le sujet. Le département d’Etat confirme l’utilisation de drones mais souligne que ces avions commandés à distance ne sont pas armés. Un enseignant irakien interrogé par le journal résume l’état d’esprit de l’opinion irakienne face à cette affaire : « Je crois que les politiciens irakiens vont accepter ça parce qu’ils sont faibles », dit-il au journal.
Les républicains à la conquête du vote hispanique
A la veille de l’élection primaire républicaine en Floride, les candidats tentent de s’allier l’électorat hispanique, décisif dans cet Etat du sud des Etats-Unis. Le Washington Post fait le portrait de celle que Mitt Romney a choisi comme conseillère, Bertica Cabrera Morris, une Américaine de 58 ans née à Cuba. « Quand son téléphone portable s’éteint faute de batterie, Bertica Cabrera Morris n’a lancé pas le traditionnel "Oh my God" si cher aux Américains, mais "Papa Dios" », raconte le Washington Post ! Elle a pour mission de convaincre les quelque 4,5 millions d’Hispaniques de Floride de voter pour son candidat. La tâche n’est pas facile en raison des positions très tranchées de Mitt Romney sur l’immigration illégale et donc hispanique mais « cela ne devrait pas trop affecter le vote des Portoricains et des Cubains, estime Bertica Cabrera Morris, car les lois américaines leur permettent d’immigrer plus facilement », confie-t-elle au Washington Post avec une lucidité cynique. Elle ne cache pas qu’elle a écarté ceux qui voulaient également travailler avec Mitt Romney en Floride, « Parce que nous avons beaucoup en commun lui et moi : il a 5 enfants, moi aussi, nous avons travaillé tous les deux dans le monde des affaires, or les électeurs hispaniques se préoccupent beaucoup des valeurs familiales et de l’économie », dit-elle au journal.
Les Hispaniques premiers touchés par la crise aux Etats-Unis
Si les candidats aux primaires se préoccupent du vote de la communauté hispanique, l’Amérique latine elle, se préoccupe des conditions de vie de cette même communauté aux Etats-Unis. Cela vaut ce gros titre à la Une du journal El Mundo au Guatemala : « La population hispanique aux Etats-Unis est la plus affectée par la crise économique ». « Les crises économiques sont capricieuses et s’attaquent aux plus faibles. La débâcle économique de 2008 en est un nouvel exemple. Aux Etats-Unis les Latinos sont même sa cible préférée », affirme le journal qui cite une enquête publiée par le centre de recherche Pew. L’enquête montre également une différence entre les Hispaniques nés aux Etats-Unis et ceux récemment immigrés qui sont encore plus fragilisés par la crise, note le journal. « Depuis longtemps les Hispaniques sont loin derrière les autres communautés en matière de bien-être économique mais la différence s’est accentuée depuis 2005 », affirme El Mundo.
Les beaux jours du parti unique à Cuba...
La presse latino-américaine retient des choses bien différentes de la Conférence nationale du Parti communiste cubain qui s’est tenue ce week-end à La Havane. Le journal vénézuélien, El Nacional, ne retient que le discours de Raul Castro qui s’est lancé dans une défense systématique du parti unique lors de son discours de clôture de cette Conférence nationale. « Renoncer au principe du parti unique équivaut sensiblement à légaliser les partis de l’impérialisme et sacrifier l’arme stratégique que constitue l’unité des Cubains », a ainsi expliqué le président cubain.
...qui engage néanmoins des réformes
El Nuevo Herald en Floride a une analyse toute différente de cette réunion. « Le Parti communiste de Cuba approuve une ouverture limitée », titre le journal qui explique : « Il s’est engagé dans une rénovation en profondeur du Comité central, ce qui pourrait influer sur le choix du prochain dirigeant ». « De son côté Raul Castro a appelé à une ouverture à l’intérieur du parti et au sein des moyens de communication, sans toutefois aller trop loin », souligne El Nuevo Herald qui précise que « Raul Castro s’est tout de même prononcé pour que les fonctionnaires du parti et du gouvernement ne puissent pas effectuer plus de deux mandats de cinq ans, oubliant au passage, que lui et son frère Fidel se partagent le pouvoir depuis 1959 », rappelle le journal.

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