Primaire républicaine en Floride : Mitt Romney favori
Après l'Iowa, le New Hampshire et la Caroline du Sud, c'est au tour de la Floride de choisir son candidat républicain. La primaire commence ce mardi 31 janvier dans cet Etat du sud-est du pays. Quatre candidats sont toujours en lice, et l’ex-gouverneur du Massachusetts, Mitt Romney fait figure de favori. Les derniers sondages lui accordant 11 à 15 points d’avance sur son principal adversaire, l’ancien président de la Chambre des représentants, Newt Gingrich. Toute la semaine, les deux candidats ont fait campagne sur le terrain dans cet Etat de 18 millions d’habitants dont 1/6e de retraités.
Avec notre envoyé spécial à Tampa Bay, en Floride, Raphaël Reynes
Bienvenue aux Villages, une immense zone résidentielle où vivent plus de 50 000 retraités américains. Dans cette zone bordée de terrains de golf on se déplace en voiture électrique. Quelque 98% des habitants sont Blancs, et perçoivent une retraite moyenne de 34 000 dollars par an. Les Villages, c’est l’un des hauts bastions républicains de Floride.
Et Tony l’a écrit sur son tee-shirt : « Au revoir, Obama ! On n’a pas besoin de socialistes ni de communistes dans ce pays ! Il est temps pour Obama de retourner au Kenya »
Sur les quelque 40 millions de seniors que comptent les Etats-Unis, plus de 3 millions sont installés en Floride. Une force électorale considérable que les candidats cherchent forcément à attirer, d’autant que les seniors sont plutôt actifs sur le plan politique à l’instar de Rosemary.
« J’ai écrit , dit-elle, à presque tous les présidents et je reçois une réponse. Peu importe si j’ai à faire, je suis toujours très impliquée et j’envoie toujours ces lettres. Et puis, je le dis à mes amis. Envoyez une lettre ! Vous ne pouvez pas rester là et laisser faire ».
Dimanche, ils étaient plus d'un millier à être venus écouter Newt Gingrich faire campagne. Devant un tel public, l'ancien président de la Chambre des représentants joue sa carte favorite. Celle du retour aux valeurs des « pères fondateurs » de l'Amérique.
Newt Gingrich se veut l'héritier de Ronald Reagan, président adulé de l'électorat conservateur américain et dont le fils a apporté son soutien au candidat. Newt Gingrich affirme : « Michael Reagan va faire campagne avec moi pour prouver à ceux qui en doutent encore que c'est moi le véritable héritier du mouvement Reagan, et pas un libéral du Massachusetts ».
Largement favori des sondages, Mitt Romney prône, lui-aussi, un retour à une application stricte de la Constitution américaine. L'ancien gouverneur du Massachusetts cite volontiers, lui-aussi, la sagesse « des pères fondateurs ».
Deux candidats, deux profils Agé de 64 ans, Mitt Romney est entré sur le tard en politique. Ce n’est qu’en 2003 qu’il est devenu gouverneur du Massachusetts, après une carrière dans les affaires à la tête de plusieurs sociétés d’investissement et de conseil. C’est sur cette expérience de businessman que ce mormon, père de cinq garçons appuie sa campagne électorale : « Si je suis élu président des Etats-Unis, je ferai des coupes dans les dépenses fédérales. Pas seulement un ralentissement, je les couperai ! Je limiterai ces dépenses à un pourcentage de notre économie et je remettrai enfin l’Amérique sur les rails avec un budget à l’équilibre » A l’inverse de son advsersaire, Newt Gingrich a fait toute sa carrière en politique. Elu dans les années 1970 à la Chambre des représentants, il en été le président de 1995 à 1999. A 68 ans, Newt Gingrich se présente comme un « professionnel de la politique », capable de battre Barack Obama mais surtout de « changer Washington ». « Nous venons d’avoir trois années d’amateurisme, dit-il, et nous avons vu que ça ne marche pas très bien. Nous avons besoin de quelqu’un qui veut changer Washington, mais surtout qui en sache assez sur Washington pour savoir comment le faire. Les deux sont indispensables ». Lundi soir, Mitt Romney devançait largement Newt Gingrich dans les sondages, avec une marge de 11 à 15 points d’avance. |

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