| Dernières infos |
France : un militaire blessé à la gorge par un coup de cutter dans le quartier de la Défense, à Paris (police)Le Brésil annonce l’annulation de 900 millions de dollars de dettes de pays africains (présidence brésilienne)Union africaine : François Hollande invite les dirigeants africains à un sommet sur la sécurité à Paris fin 2013 |
|
A la Une : primaires républicaines en Floride
Pour la presse américaine il n'y a plus aucun doute : ce scrutin se résume à un duel entre deux hommes, d'un côté Mitt Romney et de l'autre Newt Gingrich. Le Washington Post estime que « les idées politiques de Romney et Gingrich reflètent assez bien leurs personnalités ». Et le quotidien donne quelques exemples. « Mitt Romney a promis de diminuer les charges qui pèsent sur les entreprises. Newt Gingrich a promis de les diminuer deux fois plus. Romney éliminerait pour certains l'impôt sur les plus-values, Gingrich l'éliminerait pour tout le monde. Romney produirait plus de navire de guerre, Gingrich lui, construirait une colonie sur la lune. On l'a bien compris », conclut le Washington Post : « Romney contre Gingrich, c'est le pragmatique contre l'épique ».
Dans ce duel, Mitt Romney semble encore une fois être en bonne position pour l'emporter. Tellement en bonne position, que « l'ancien gouverneur du Massachussets oublie même sa superstition, qu'on lui connaît bien, en déclarant: je commence à sentir la victoire », rapporte le New York Times qui poursuit : « L'équipe Mitt Romney ne veut pas seulement gagner les primaires en Floride mais les gagner largement pour éviter une bataille homérique au sein des républicains ».
Le Miami Herald de son côté est également convaincu de la victoire de Mitt Romney. « Newt Gingrich est fini », peut on lire en Une. « La seule question est de savoir de combien. Va-t-il perdre avec 5, 7, 11 ou 14 points de moins que son rival Romney ? ». Pour le Miami Herald, l'une des principales raisons pour la défaite annoncée de Gingrich en Floride est son manque de communication. « Il ne faut pas oublier qu'on ne vote pas seulement ce mardi pour les primaires républicaines en Floride », rappelle le journal.
En effet, les votes par correspondance sont ouverts depuis quatre semaines déjà. Toujours selon le Miami Herald, « on estime que 632 mille républicains ont déjà voté en Floride avant ce mardi. Alors que Mitt Romney a lancé très tôt une campagne en anglais et en espagnol à destination de ces électeurs qui votent avant le scrutin officiel, Newt Gingrich, lui ne s'est mobilisé que très timidement. Un retard que le candidat conservateur risque de payer cher », conclut le Miami Herald.
Haïti : Bébé Doc pas poursuivi en justice pour crime contre l’humanité
L'autre grand sujet sur le continent américain est bien évidemment le dossier Jean-Claude Duvalier. Après la décision du juge d'instruction de renvoyer l'ancien dictateur devant un tribunal correctionnel pour détournement de fonds, mais de ne pas le poursuivre en justice pour les crimes contre l'humanité, commis sous son régime, les commentaires fusent dans la presse et sur les sites d'information en ligne.
« Cette ordonnance équivaut à blanchir Jean-Claude Duvalier, l'un des plus grands criminels que Haïti ait connu », écrit par exemple le site Alterpresse. « C'est une gifle donnée à la justice haïtienne et aux victimes de la dictature ». Alter Presse cite la plateforme des organisations haïtiennes des droits humains. Pour celle-ci « l'ordonnance du juge d'instruction est une décision politique. La présidence de la république, en la personne de Michel Martelly, aurait influencé, d'une certaine manière, cette ordonnance qui ne reflète pas une décision judiciaire ».
Les liens du nouveau président haïtien avec l'entourage de l'ancien dictateur sont largement évoqués dans la presse aujourd'hui. A l'instar du Wall Street Journal qui écrit : « Tout le monde sait que le nouveau chef d'Etat haïtien éprouve de la sympathie à l'égard de l'ex-homme fort du pays. Pas plus tard que la semaine dernière, au Forum économique mondial de Davos, Michel Martelly avait laissé entendre qu'il n'était pas désireux de poursuivre Jean-Claude Duvalier en justice, prétextant la nécessité de la réconciliation nationale ».
Pour le Nouvelliste, l'ex-dictateur « échappe au pire, mais n'aura pas à savourer le meilleur, un non-lieu. Une belle épine sort du pied de tous ceux qui ont sur la conscience des histoires passées. Pour ceux qui ne voulaient pas le juger, la décision du juge est un moindre mal avec en prime, une épée de Damoclès bien pointue qui tiendra en joue cet ancien président qui reprend goût aux bains de foule ». Et le Nouvelliste de conclure : « Cette situation de ni relaxe, ni procès majeur est du pain béni. Sauf pour les victimes ».

Delicious
Digg
Facebook
Twitter
Yahoo!
Technorati













Réagissez à cet article
(0) Réaction