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En Colombie, la surenchère entre le gouvernement et les FARC compromet la libération d'otages
Le drame des otages colombiens continue. Mercredi 1er février 2012, la guérilla des FARC a déclaré que la libération annoncée de cinq policiers et d'un militaire était repoussée sine die. Dans un communiqué publié sur internet et signé du commandant de l’organisation armée, les FARC accusent l’armée de vouloir empêcher cette libération, ce que démentent évidemment les autorités.
Avec notre correspondante à Bogota, Marie-Eve Detœuf
En décembre, l’espoir avait repris. La guérilla annonçait alors son intention de libérer unilatéralement six des onze prisonniers de guerre encore en son pouvoir : cinq policiers et un militaire détenus dans la jungle depuis plus de douze ans.
Mais l’espoir a rapidement cédé le pas au bras de fer. Pour garantir la sécurité des otages, la guérilla exige la présence d’un pays tiers – tout le monde pense au Brésil. Le gouvernement colombien refuse au motif qu’ il faut éviter un «show médiatique» de la guérir.
Guerre de communiqués
Rien ne fera changer d’avis les autorités, ni Piedad Cordoba, ex-sénatrice et médiatrice de fait, ni les suppliques des familles des otages. Alors dans un nouveau communiqué, ce mercredi 1er février, les guérilleros des FARC accusent l’armée de militariser la région où se trouvent les otages pour empêcher leur libération ; une libération qui est du coup repoussée indéfiniment.
Le président Santos dénonce les «embrouilles» de la guérilla. Personne en Colombie ne croit les FARC mais beaucoup reprochent au gouvernement son intransigeance. La libération de six otages détenus depuis de si longues années ne vaut-elle pas quelques images télévisées des guérilleros ?

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