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Article publié le : vendredi 03 février 2012 - Dernière modification le : vendredi 03 février 2012

A la Une : Intervenir ou non en Syrie ?

Par Stefanie Schüler

Alors qu'à New York au siège des Nations unies, les tractations sont en cours pour trouver un accord sur une résolution sur la Syrie, une possible intervention internationale dans ce pays fait la Une de plusieurs grands journaux américains.

Le Washington Post estime qu'il est primordial d'intervenir d'une manière ou d'une autre en Syrie. Non seulement, écrit le journal, parce que les crimes commis par le régime de Bachar el-Assad contre la population civile sont insupportables, mais aussi, parce que la chute du régime syrien pourrait entraîner la perte de l'influence iranienne sur toute la région. « L'alliance avec la Syrie constitue la clé de voûte du système iranien, qui inclut également le Hezbollah au Liban et le Hamas qui contrôle la bande de Gaza. Avec une chute du régime Assad en Syrie, l'Iran se trouverait considérablement affaibli », analyse le Washington Post qui conclut : « En diplomatie on doit souvent choisir entre les droits de l'homme et un avantage stratégique. Ceci est l'une des rares occasions où nous pouvons obtenir les deux. N'hésitons pas ».
 
Le New York Times n'est pas de cet avis. « Pourquoi nous ne devrions pas (encore) attaquer la Syrie », c'est le titre de l'éditorial. Le New York Times souligne que la situation sur le terrain ne permet pas pour l'instant une intervention militaire. « En Libye, une grande partie de la population vivait dans des zones contrôlées par les rebelles au moment où l'intervention de la communauté internationale a débuté. Ce n'est pas le cas en Syrie, où des frappes aériennes ne suffiront pas à chasser les troupes d'Assad des principales villes. En revanche, si les opposants syriens arrivaient à prendre le contrôle ne serait-ce que d'une seule région de leur pays, une intervention de la communauté internationale serait alors possible ».
 
Colombie : attentats meurtriers attribués aux FARC
 
En Colombie deux attentats sanglants ont été commis en seulement 24 heures, faisant au moins 15 morts et plusieurs dizaines de blessés. Les attentats n'ont pas été revendiqués, mais les autorités colombiennes y voient la signature des FARC.
 
Et cette hypothèse est largement partagée par la presse colombienne aujourd'hui. « Pourquoi les FARC ont attaqué », se demande par exemple El Heraldo. « Etait-ce pour venger la mort de l'ancien chef de la guérilla, Alfonso Cano, abattu en novembre dernier par un commando spécial de l'armée colombienne? Etait-ce une démonstration de force du nouveau chef des FARC, Timoleon Jimenez, alias Timochenko, dont on connaît le penchant pour la violence? La thèse la plus probable est encore la suivante », termine El Heraldo : « Les FARC se retrouvent dos au mur. Il ne leur reste plus que la fuite en avant ».
 
« Mais avec cette stratégie, la guérilla se tire elle-même une balle dans le pied », souligne de son côté le quotidien El Tiempo. « Les FARC ne sont plus en mesure d'imposer au gouvernement quoi que ce soit. Devant ces attaques, la réponse du président Santos a été claire : il va encore durcir sa politique vis-à-vis des FARC ».
 
Pour le journal colombien El Pais, les responsabilités des attentats sont partagées. « Tumaco, une ville où l'une des deux attaques a été perpétrée, Tumaco donc fait partie des endroits les plus violents de la Colombie », fait remarquer le quotidien. 
« Une ville en proie au terrorisme et à la délinquance, la plupart des quartiers sont entre les mains de bandes armées, la peur règne, l'économie est au point mort et le seul secteur qui offre encore des emplois, c’est justement le narcotrafic. Et El Pais de conclure : ça fait longtemps que l'Etat colombien a abandonné Tumaco ».
 
Journée de la marmotte
 
Savez-vous que le 2 février c'est le très traditionnel « Jour de la marmotte ». Pourquoi est-ce important? Parce qu'en Amérique du Nord, dans la croyance populaire, les marmottes savent prédire le temps qu’il fera pour les semaines à venir. Selon le très sérieux quotidien québécois Le Devoir, les deux marmottes nationales « n'ont pas vu leur ombre en sortant tôt hier matin de leur terrier, ce qui laisse présager l'arrivée d'une saison printanière plus tôt que prévu au Canada ». Pour ce qui est des Etats-Unis, la marmotte la plus connu dans le pays a, elle, vu son ombre. « L'hiver devrait donc s'accrocher pendant six semaines supplémentaires », écrit Le Devoir.

 

tags: Canada - Colombie - Etats-Unis - Revue de presse - Syrie
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