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Article publié le : jeudi 09 février 2012 - Dernière modification le : jeudi 09 février 2012

Brésil : la grève des policiers entraîne des violences à Salvador de Bahia

Les soldats de l'armée brésilienne tirent des gaz lacrymogènes à l'extérieur du Parlement de Salvador de Bahia, où des centaines de policiers et leurs familles sont retranchés. Photo le 6 février 2012
Les soldats de l'armée brésilienne tirent des gaz lacrymogènes à l'extérieur du Parlement de Salvador de Bahia, où des centaines de policiers et leurs familles sont retranchés. Photo le 6 février 2012
REUTERS/Lunae Parracho

Par RFI

L’armée assure le maintien de l’ordre dans la ville de Salvador de Bahia, au nord-est du Brésil. Des soldats lourdement armés patrouillent dans les rues. A cause de la grève des policiers militaires, la ville a subi depuis une semaine une vague de violences avec plus de 130 meurtres, et de nombreux braquages et pillages. L’insécurité provoquée par l’absence de policiers dans les rues, à une semaine du carnaval, risque d’être fatale pour l’activité économique de Salvador. Paris et Washington entre autres déconseillent fortement à leurs ressortissants de se rendre à Salvador.

Avec notre envoyé spécial à Bahia, François Cardona

Sous le soleil brûlant, les soldats casqués et lourdement armés patrouillent dans Pelurinho, le quartier historique de Salvador. Leur présence rassure les touristes étrangers venus admirer l’architecture coloniale. Mais pour Luis Gomes, qui tient une boutique de chapeaux traditionnels, le mal est déjà fait : « Le tourisme a baissé ici, à Salvador, alors que le carnaval approche. Franchement oui, le flux de touristes a chuté d’au moins 10%, ici, dans le centre historique »

Dans les quartiers pauvres de Salvador, on ne sort plus la nuit. De nombreuses boutiques on été pillées. Les agressions et les meurtres s’enchaînent. Lundi, Marcos, la trentaine, a été tué par balle. Enième victime dont le meurtre ne sera jamais élucidé. Sa tante, Crispina, est venue récupérer le corps de son neveu à la morgue :

« Les gens savent qu’il n’y a pas de présence policière dans la rue, alors ils assassinent, encore plus que d’habitude. Il y en a énormément. Et des pillages de boutiques aussi, à cause de la grève. Dans les quartiers chez nous, partout. Voilà ce qui se passe ici, parce qu’il n’y a pas de policiers ».

Les policiers militaires grévistes sont toujours retranchés dans le Parlement régional, encerclés par l’armée. Les négociations sont au point mort. Mais les autorités assurent que le carnaval qui rassemble chaque année près de trois millions de personnes aura bien lieu. Le compte à rebours a commencé.

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Commentaires (3)

Salvador

Même dans les petits villages de la région de Salvador la situation est très tendue. Je suis depuis deux mois sur l'île d'Itaparica, face à Salvador et chaque jour de nouveaux meurtres, pillages ou attaques à mains armées se déroulent. Les commerces et hôtels ferment pour ne pas constituer une cible de choix face à cette violence impunie. Activité économique proche de zéro à quelques jours du carnaval : cela ne présage rien de bon pour la suite...

nouvelles

bonsoir,je suis en france, ma fille est partie à Salvador de Bahia samedi 4 février 2012. Je n'ai eu aucune nouvelle depuis et je suis inquiète.
Nous n'avons pas ou peu informer sur les incidents qui se passent au Brésil!!!!!!

situation salvador de bahia

Bonjour,
je dois partir à Rio pour le carnaval et après à Salvador de Bahia et ensuite à Moro mais je viens de lire votre article. Pouvez-vous me tenir au courant de l'évolution de la situation. Je vous en remercie par avance. sincères salutations. MG

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