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Article publié le : jeudi 23 février 2012 - Dernière modification le : jeudi 23 février 2012

Argentine: au moins cinquante morts dans un accident de train à Buenos Aires

Une équipe de secours en train d’extraire un passager du train accidenté à Buenos Aires, le 22 février 2012.
Une équipe de secours en train d’extraire un passager du train accidenté à Buenos Aires, le 22 février 2012.
REUTERS/Julio Sanders

Par RFI

Cinquante morts et plus de 600 blessés, c'est le terrible bilan de l’accident qui a eu lieu à Buenos Aires ce mercredi 22 février 2012. Pour une raison inconnue, un train de banlieue n’a pas freiné en entrant en gare à l’heure de pointe. C'est l'un des plus graves accidents ferroviaires recensés en Argentine. Alors que deux enquêtes, judiciaire et administrative vont être lancées, et que les syndicats dénoncent l’absence d’investissements de l’entreprise concessionnaire, la population est encore sous le choc.

Avec notre correspondant à Buenos Aires, Jean-Louis Buchet

« Nous avons téléphoné partout où on nous a dit d’appeler et nous ne l’avons pas trouvé. Avec ma fille, nous sommes désespérées, parce que nous nous n’avons pas les moyens d’aller d’hôpital en hôpital à sa recherche. Il faut retrouver mon gendre. Nous avons besoin de lui. Mes trois petites-filles mouraient si leur père ne revenait pas ! »

Comme Liliana, des dizaines de personnes étaient encore à la recherche de leurs proches dans la nuit de mercredi à jeudi. Son gendre, qui prenait habituellement le train 3772, n’avait pas donné de signe de vie de la journée. Comme tant d’autres qui ne figurent ni sur les listes des morts ni sur celles des hospitalisés.

Venant de la populeuse banlieue ouest et bondé comme à son habitude, le 3772 est bien arrivé à Buenos Aires à 8h32. Mais pour une raison inconnue, il n’a pas freiné en entrant en gare. Le choc a été terrible. En quelques secondes, les deux premières voitures se sont littéralement fondues, emprisonnant leurs passagers.

« J’ai vu des gamins voler par la fenêtre. Mais ils avaient le bas du corps bloqué par les tôles ! », raconte ce témoin. Les secours se sont rapidement organisés. Mais il a fallu plusieurs heures aux pompiers pour désincarcérer morts et blessés. « Il y avait des gens qui demandaient de l’aide en vomissant du sang », rapporte un autre témoin.

Le gouvernement a décrété deux jours de deuil national. Les Argentins attendent des explications.

tags: Argentine - Cristina Kirchner
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