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A la Une : dramatique accident ferroviaire en Argentine
A la Une de tous les journaux argentins, ce dramatique accident ferroviaire qui a coûté la vie à 50 personnes et a blessé 675 autres, mercredi matin, à Buenos Aires. Et ces images insoutenables de wagons écrasés comme des canettes de soda, encastrées les unes dans les autres, et ces secouristes qui ouvrent, à l'aide de lourdes machines, l'acier déformé pour en extirper des passagers, blessés, ensanglantés, traumatisés et des corps sans vie. « La gare de l'horreur », c'est le titre de Pagina 12.
« Le système ferroviaire est dans un état lamentable », fustige le quotidien La Nacion. « Tout le monde le sait et personne ne fait rien. Vieillots, mal entretenus, défectueux, nos trains semblent tout droit sortis d'une autre époque, et celui qui a percuté le heurtoir de quai dans la gare de Buenos Aires, hier, est même le Cro-Magnon de tous nos train de banlieues ».
De son côté, le journal Clarin parle aujourd'hui d'une « tragédie annoncée ».
« Nos trains sont une honte », s'exclame l'éditorialiste qui insiste sur la responsabilité de l'Etat dans la tragédie qui s'est déroulée. « Le ministre des transports, Juan Pablo Schiabi, parle d'un accident. Mais aucun mot sur l'inaction de l'Etat qui ne fait rien pour réduire le risque qu'un tel drame se produise », estime Clarin. « L'Etat aurait pu obliger les concessionnaires privés, en charge de la maintenance des trains, à améliorer leurs prestations ». Ces entreprises privées ont perçu de grosses subventions. Mais « cet argent n'a jamais été investi dans quelque train que ce soit ».
Haïti : les autorités tentent de lever les camps de fortune à Port-au-Prince
Pour le Washington Post, ce qui se déroule dans la capitale haïtienne, n'est pas beau à voir. « 20 000 personnes très pauvres survivent depuis le tremblement de terre de 2010 dans le camp de tentes sur la grande place du Champ de Mars devant le palais présidentiel, lui aussi détruit », raconte le journal américain. « Les autorités veulent voir partir ces personnes et leur demandent de rentrer chez elles. Chacune des 4 641 familles installées sur le Champ de Mars reçoit 500 dollars pour quitter le camp et se loger ailleurs. Mais le fait est, que l'aide financière promise par la communauté internationale n'arrive qu'au compte-goutte, que les investissements étrangers en Haïti se font toujours rares. Dans ce contexte, la promesse du nouveau gouvernement haïtien de construire massivement des logements sociaux se heurte à la dure réalité ».
Pourtant, la situation des sans-abris en Haïti s'est améliorée en deux ans. En effet, ils étaient 1 million et demi après le tremblement de terre, aujourd'hui ils sont encore 515 000 à vivre sous des bâches dans une extrême précarité. Mais est-ce que ces chiffres traduisent de vraies avancées pour les personnes concernées ? C'est la question que se pose le Washington Post qui écrit : « Selon une recherche approfondie de l'Université de San Francisco, la majorité des personnes sans-abris qui ont quitté leurs tentes vivent maintenant dans des conditions pires que celles des camps de fortune ».
« Les autorités haïtiennes et les organisations humanitaires internationales savent pertinemment que quelques 130 000 familles n'auraient au final nulle part où aller. Personne ne leur proposera une solution. La tente va devenir leur nouvelle maison, leur camp un nouveau quartier de Port-au-Prince », conclut le Washington Post.
Venezuela : bientôt vacance du pouvoir au sein du régime chaviste ?
Au Venezuela l'annonce d'un deuxième cancer d’Hugo Chavez fait toujours couler beaucoup d'encre.
Le vice-président vénézuélien tente aujourd'hui de rassurer ses concitoyens. « Le président Chavez a toujours été sincère avec le peuple », explique Elias Jaua dans les colonnes d' El Nacional. Le vice-président devrait prendre les rênes du pays en cas d'absence prolongée d'Hugo Chavez, mais justement il écarte cette éventualité. « Le président est en pleine possession de ses moyens pour continuer à gouverner », assure Elias Jaua.
Pourtant, les spéculations vont bon train aujourd'hui au Venezuela et plus généralement sur le continent américain pour savoir si Hugo Chavez sera capable de mener une campagne pour sa réélection, campagne qui s'annonce musclée.
« De nombreux analystes politiques pointent aujourd'hui la possibilité d'une vacance du pouvoir à la tête du système chaviste », écrit le New York Times. « Le régime d'Hugo Chavez est tellement concentré autour de sa personne qu'il n'y a pas de successeur logique au sein de son mouvement ».

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