GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Lundi 18 Novembre
Mardi 19 Novembre
Mercredi 20 Novembre
Jeudi 21 Novembre
Aujourd'hui
Samedi 23 Novembre
Dimanche 24 Novembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Amériques

    Birmanie : Ban Ki-moon appelle à poursuivre les réformes démocratiques

    media Le président Thein Sein lors d'un entretien avec Ban Ki-moon à Naypidaw le 30 avril 2012. REUTERS/Soe Zeya Tun

    Ban Ki-moon effectue une visite de trois jours en Birmanie afin d'encourager le régime à poursuivre sur la voie des réformes démocratiques. Le Secrétaire général des Nations unies a appellé l'Occident à aller plus loin dans la levée de sanctions contre le régime birman. Lors d'un discours devant le Parlement de Naypyidaw, il a souligné la nécessité d'augmenter l'aide au développement et les investissements étrangers.

    Le Secrétaire général de l'ONU a rencontré le président Thein Sein, un nouveau signe du soutien de la communauté internationale au nouveau régime. Depuis la dissolution de la junte en mars 2011, le nouveau gouvernement dit « civil » - dirigé en réalité par des anciens militaires - a multiplié les réformes spectaculaires. Des centaines de prisonniers politiques ont été libérés, les élus du parti de la célèbre opposante Aung San Suu Ki ont fait leur entrée au Parlement et le gouvernement a engagé des discussions avec les groupes rebelles des minorités ethniques.

    Avant de commencer sa visite, le Secrétaire général de l'ONU avait estimé que la Birmanie se trouvait à un moment crucial dans sa transition. Il avait déclaré que les réformes politiques et économiques étaient encourageantes, mais que le « nouveau départ » était encore fragile.

    Ban Ki-moon a prononcé le premier discours d'un responsable étranger devant le Parlement de Naypydaw en l'absence de l'opposante Aung San Suu Kyi, qui a remporté son premier siège de députée lors des élections partielles du 1er avril.

    Aung San Suu Kyi accepte finalement de siéger au Parlement

    Aung San Suu Kyi et les autres élus de la Ligue nationale pour la démocratie (LND) avaient refusé de prêter le serment de « protéger » la Constitution de 2008, conçue par l'ancienne junte et adoptée par référendum, texte qui accorde selon eux trop de pouvoir à l'armée, lui réservant par exemple le quart des membres des différentes assemblées du pays. En outre, le gouvernement n'est pas responsable devant le Parlement, et le budget ne peut pas être amendé par les élus.

    La LND, devenue la première force d'opposition au Parlement, avait longtemps demandé la modification de la Constitution, insistant par exemple sur la nécessité de remplacer « protéger » par « respecter ». A cause de cette querelle sémantique, ses députés n'ont pas assisté la semaine dernière à la première session du Parlement.

    Faisant allusion à la controverse sur les termes de la prestation de serment, le secrétaire général de l'ONU avait appelé les deux parties à agir de façon « raisonnable », sans aller jusqu'à la confrontation. Certains sympathisants de la LND considéraient aussi que l'attitude de leur parti pourrait apparaître comme trop conflictuelle.

    Finalement, cédant apparemment aux pressions internes et internationales, Aung San Suu Ki est revenue sur sa position initiale : la LND annonce que les nouveaux élus pourraient siéger au Parlement de Naypiydaw à partir de mercredi.

    Aung San Suu Ki avait d'ailleurs tenté de minimiser la portée de la controverse avec le gouvernement, évoquant « des obstacles purement techniques » - obstacles qui semblent maintenant levés.

    Ban Ki-moon doit rencontrer, ce mardi 1er mai à Rangoon, la lauréate du prix Nobel de la paix pour la première fois: il n'avait pas été autorisé à la voir lors de sa précédente visite en Birmanie, en juillet 2009, quand elle était en résidence surveillée. Aung San Suu Ki a été libérée en novembre 2010.

    Ban Ki-moon appelle à la fin des combtas dans le Kachin

    Le secrétaire général de l'ONU, qui a salué la coopération entre le président Thein Sein et l'opposante Aung San Suu Ki, a également appelé à la fin des combats dans l'Etat Kachin, entre l'armée et les rebelles.

    Les Nations unies souhaitent depuis longtemps que le pouvoir central birman trouve un accord avec les rébellions séparatistes. Le 12 janvier, le gouvernement a conclu une trêve avec l'Armée karen de libération nationale, branche militaire de l'Union nationale karen, l'un des groupes rebelles les plus importants du pays. Mais à l'inverse, les négociations n'ont pas progressé avec l'Armée de l'indépendance Kachin, active dans l'extrême nord du pays, près de la frontière chinoise. Le président Thein Sein a ordonné une profonde refonte de l'équipe de négociateurs, qui sera dirigée par l'un des deux vice-présidents birmans.

    Ouverture d'un nouveau bureau de l'Union européenne à Rangoon

    La visite de Ban coïncide avec celle de la diplomate en chef de l'Union européenne, Catherine Ashton, qui a ouvert samedi à Rangoon le nouveau bureau de l'UE. Il doit mettre en oeuvre les programmes d'aides européens (l'UE a promis 150 millions d'euros pour 2012-2013), mais aura aussi un rôle politique.

    Quelques jours auparavant, toutes les sanctions européennes - à l'exception de l'embargo sur les armes - avaient été suspendues pour un an. L'ouverture de ce bureau est considérée comme une première étape vers une représentation à part entière.

    Plus méfiants, les Etats-Unis ont allégé certaines restrictions aux investissements, mais ont exclu de lever les sanctions clés, voulant garder un moyen de pression sur le régime birman.

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.