G8/ETATS-UNIS/FRANCE - 
Article publié le : samedi 19 mai 2012 à 23:02 - Dernière modification le : dimanche 20 mai 2012 à 07:03

G8 : Obama prône la relance pour la zone euro

Barack Obama délivre son discours de clôture à Camp David, le 19 mai 2012.
Barack Obama délivre son discours de clôture à Camp David, le 19 mai 2012.
REUTERS/Jason Reed

Par RFI

La croissance, la stabilité, la consolidation budgétaire, voilà l’ordre dans lequel Barack Obama cite les éléments qui doivent, selon lui, faire partie des mesures que tous les pays doivent prendre afin : « de parvenir à la prospérité que nous recherchons pour nos concitoyens ». Ce sommet du G8 a également permis de rassurer les marchés quant à la volonté commune de trouver une issue à la crise grecque.

Avec notre correspondant à Washington, Raphaël Reynes

Une déclaration qui a du donner le sourire à François Hollande. Le président français a fait de la relance économique l’un de ses thèmes de campagne, pour ne pas dire le thème principal. Une position à rebours de la rigueur prônée par son prédécesseur et par la chancelière allemande Angela Merkel.

Le soutien que Barack Obama vient d’apporter à la position française n’est pour autant pas une surprise. Le long entretien accordé par le président américain à François Hollande ce vendredi 18 mai à la Maison Blanche en était déjà un signal très clair. Et même si elle prend soin de ne pas intervenir directement dans les affaires européennes, l’administration Obama soutient depuis longtemps le principe d’une relance de la croissance dans la zone euro.

L’économie américaine repose en grande partie sur ses exportations, les Etats-Unis ont donc besoin que l’Europe consomme et Barack Obama a besoin, lui, que l’économie de son pays se redresse, à moins de six mois de l’élection présidentielle aux Etats-Unis.

A Camp David, un front uni face à la crise

Finalement, tout le monde est d’accord. En fait, François Hollande et Angela Merkel ont arrondi les angles et se sont mis d’accord sur le message à adresser aux opinions publiques et aux marchés. Et puis ils ont tenté de dissiper les doutes sur le maintien de la Grèce dans la zone euro.
Faire entendre des voix discordantes au sujet de cette crise aurait été pire que tout. C’est à cela que sert le rendez-vous du G8, en col de chemise, décontracté malgré la tension palpable entre les invités de Camp David. Il faut faire bonne figure.
Avec l’élection de François Hollande, la fin de ce que l’on pouvait appeler le dispositif « Merkozy » avait brouillé les cartes, l’hymne à la croissance entonné de concert par le socialiste Hollande et le démocrate Obama risquait d’isoler la chancelière allemande, mais les dirigeants du G8 ont décidé de couper court , car il fallait aussi réaffirmer la nécessité de contrôler les déficits, et c’est ce qui est fait.
Retrouver le chemin de la croissance ne veut pas dire inverser la tendance : les restrictions se poursuivront pour les économies trop endettées, mais l’on veillera à ce que les mesures de relance soient mises en œuvre pour ne pas gripper le moteur de l’économie, et surtout au cas par cas.
Les leaders européens ont ainsi voulu rappeler leur capacité à lutter ensemble contre un fléau qui menace de se propager au reste du monde, avec l’effet amplificateur des marchés. Concrètement, les garde fou ne sont pas encore en place mais le signal a été donné.

Sophie Malibeaux, envoyée spéciale

tags: Angela Merkel - Barack Obama - François Hollande - G8
Sur le même sujet :
Réagissez à cet article
Commentez cet article en tapant votre message dans la zone de texte. Le nombre de caractères est limité à 1500 ou moins.
(0) Réaction
Fermer