Québec : trentième nuit de manifestations à Montréal
Au Québec, la ville de Montréal a connu hier sa trentième nuit de manifestations. Cela fait plus de trois mois maintenant que les étudiants se mobilisent contre la hausse de leur frais de scolarité. Depuis que le Parlement québécois a adopté la semaine dernière une loi spéciale qui restreint sévèrement les libertés de manifester, la grogne contre le gouvernement de Jean Charest a gagné toutes les couches de la société.
La trentième nuit de protestation s'est déroulée dans une ambiance festive, car les Québécois ne sont jamais à court d'idées. Le nouveau mouvement est baptisé « Nos casseroles contre la loi spéciale ! ». Et il rencontre un franc succès à en croire le récit du journal Le Devoir : « A 20 heures tapantes, des dizaines de milliers de personnes sont sorties à l'extérieur, tenant fermement une casserole et une cuiller. Des personnes de tous âges - des tout-petits en pyjama aux mamies en bigoudis - s'en donnaient à cœur joie sur leur balcon ou dans la rue », raconte le quotidien québécois.
Malgré cette ambiance bon enfant, la police a procédé à plusieurs centaines d’interpellations. « Déclarée illégale avant même de s'ébranler, la 30e manifestation nocturne consécutive s'est mise en marche peu avant 21h sous forte présence policière », rapporte Le Devoir. Le journal La Presse estime de son côté, que cette manifestation « s'est avérée des plus pacifiques, jusqu'à ce que la police de Montréal barre la route aux manifestants et en encercle près de 400. Les personnes n'ont opposé aucune résistance aux interpellations », note encore le journal. Selon toute vraisemblance, le concert de casseroles va reprendre ce soir.
Bolivie : le président Evo Morales veut que son parti gouverne pour les prochains 500 ans
« On est arrivé au pouvoir pour y rester définitivement », déclare Evo Morales dans les colonnes du journal Los Tiempos, avant de préciser qu’il n’entend nullement dériver vers une dictature. C'est la raison pour laquelle, le président bolivien appelle la société civile à former des hommes et des femmes politiques capables de reprendre le flambeau, car explique-t-il « moi-même, je ne vais pas rester 500 ans au pouvoir, ça c'est sûr ».
Etats-Unis : Barack Obama pourrait encore avancer sur le mariage homosexuel
Le président pourrait aller encore plus loin dans son engagement en faveur des gays et lesbiennes, estime le Washington Post aujourd'hui. « Il a certes confirmé que la législation concernant le mariage homosexuel devrait rester entre les mains des Etats fédérés », poursuit le quotidien. « Mais beaucoup de défenseurs des droits des homosexuels estiment qu'il devrait y avoir une législation nationale et que Barack Obama partage implicitement cet avis. Le camp conservateur soupçonne d'ailleurs la même chose. Les républicains répètent à qui veut l'entendre, que le président virerait probablement à gauche, si jamais il était réélu ».
Il faut dire qu'un certain malaise s'empare même des rangs démocrates. Car, comme le souligne le Washington Post, toute la famille politique de Barack Obama ne soutient pas le mariage homosexuel. « Quelques-uns craignent en effet, que le président pourrait se trouver pendant son second mandat sous une pression telle [qu'il aurait des difficultés] à imposer la légalisation du mariage gay au niveau fédéral ». Une inquiétude que partage le révérent Joel Hunter, l'un des conseillers spirituels du président américain. « Je peux vous assurer que les communautés religieuses ont très peur maintenant de l'évolution que pourrait prendre cette affaire », affirme-t-il dans les colonnes du Washington Post.
Les cheveux du président sont-ils pareils que les miens ? - l’histoire d’une photo
Le New York Times raconte aujourd'hui l'histoire étonnante d'une photo, accrochée dans les couloirs de la Maison Blanche. La scène se déroule dans le bureau ovale. Jacob, un petit garçon noir de cinq ans, accompagne son père, membre de l'équipe de sécurité. Au moment de repartir, le garçon s'adresse soudainement au président : « Je voudrais savoir si mes cheveux sont pareils aux vôtres ».
« Et bien touche-les et vois ce que ça donne », lui répond Barack Obama. Le président s'incline alors devant le petit qui lève sa main et touche la chevelure présidentielle. Clic, c'est à ce moment-là que la photo est prise. « Oui, vos cheveux sont pareils aux miens », confirme Jacob satisfait de son expérience. Une photo incroyable d'un président courbé devant un enfant, à retrouver dans les colonnes du New York Times d'aujourd'hui.

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