A la Une : le grand retour de Hugo Chavez
Démentant les rumeurs qui le disent malade, affaibli, voire à l’article de la mort, le président vénézuélien a fêté lundi 11 juin 2012 en grande pompe le dépôt de sa candidature à l’élection présidentielle d’octobre prochain. « Debout sur un camion peint tout en rouge, entouré par une foule de partisans qui portaient des chemises de la même couleur, Chavez a voulu montrer qu’il était en pleine forme », écrit le journal El Nacional. Son discours de deux heures et quarante minutes, s’est transformé en une performance à la fois physique et politique.
En dansant et en chantant, il a demandé l’unité au peuple vénézuélien, une unité qu’il juge nécessaire pour assurer sa victoire. Pour El Nacional, cette démonstration de force du président sortant est une contre-attaque à l’égard de son opposant Henrique Capriles.
Mais le rival ne s’est pas laissé impressionner par cette mobilisation « bolivarienne ». Pour le candidat de l’opposition, Chavez est à bout de souffle. En faisant allusion aux difficultés du président à se déplacer, Capriles commente sur son compte Twitter : « Ce candidat ne marche pas, il est à court de carburant. Un avenir meilleur de progrès est en marche ». Des propos repris notamment par le journal d’opposition Tal Cual. Le quotidien révèle aussi, documents à l’appui, que le gouvernement vénézuélien pioche dans les caisses de l’Etat pour financer la campagne électorale. Ce qui n’est, aux yeux de Tal Cual, rien d’autre qu’un « abus de pouvoir ».
Après 13 ans de pouvoir, Chavez reste populaire
Granma consacre un long article à ce début de campagne présidentielle. L’organe officiel du Parti communiste ne cache pas sa profonde sympathie pour le candidat de la révolution bolivarienne. « Le grand atout de Chavez, écrit Granma, c’est d’avoir su garder pendant les 13 ans de pouvoir, un soutien populaire sans faille. Et ne parlons pas de ses réalisations, ajoute le journal cubain. En fait, Chavez n’a pas besoin de promettre quoi que ce soit. Il lui suffit de montrer le bon bilan de son gouvernement ». A titre d’exemple, Granma rappelle que le Venezuela a réussi à éradiquer l’analphabétisme. Ce qui lui a valu les félicitations de l’Unesco.
La chute de la classe moyenne américaine
Selon le Washington Post, le temps sont durs pour cette fameuse middle class. Les familles appartenant à cette catégorie sociale ont perdu presque 40 pourcent de leur revenu entre 2007 et 2010, donc en pleine crise financière. C’est la Banque centrale, la Réserve fédérale, qui a sorti cette statistique inquiétante. La classe moyenne américaine se trouve aujourd’hui, sur un plan financier, au même niveau qu’en 1992.
Cette nouvelle n’est pas très réjouissante pour le président sortant, Barack Obama. D’autant plus qu’il a déjà pas mal de soucis en ce moment, estime le Washington Post : la reprise économique stagne, les négociations avec le Pakistan en vue de rouvrir des routes de ravitaillement pour l’armée américaine en Afghanistan sont au point mort, l’ancien président démocrate Bill Clinton n’hésite pas à envoyer des flèches à son successeur, sans parler du rival républicain Mitt Romney qui a pu lever pour la première fois plus de fonds que Barack Obama. En fait, tous les matins, le chef de la Maison Blanche se demande si les choses peuvent encore empirer. Et tous les matins, c’est la même réponse : oui, elles peuvent !
Arrestations préventives au Québec, la polémique
Les arrestations préventives de 34 personnes durant le week-end du 9 et 10 juin 2012 font toujours les grands titres des journaux, à commencer par Le Devoir. Selon le Journal de Montréal le gouvernement Charest a justifié ces arrestations en marge du Grand prix de Formule 1. Le Premier ministre a balayé d’un revers de la main les accusations de profilage politique portées à l’encontre de la police. Selon le syndicat d’étudiant CLASSE, les arrestations visaient surtout les gens qui portaient un carré rouge en signe de sympathie pour le mouvement étudiant qui secoue depuis plusieurs mois maintenant la Belle Province.
Ces contrôles d’identité dans le métro pour les porteurs de carrés rouges, sont-ils réels ? Deux journalistes du Devoir ont voulu en savoir plus et ont fait le test eux-mêmes. Samedi dernier, ils ont attaché sur leur poitrine des carrés rouges avant de s’engouffrer dans le métro. Résultat ? Interpellation rapide, détention pour fins d’enquête. « On fait du profilage criminel, rien de plus, s’est défendu un des agents du Service de police de la ville de Montréal lors de la fouille des journalistes ». Un article à retrouver dans le journal Le Devoir.

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