A la Une : la Colombie : vers les négociations de paix ?
Un pas important a été franchi hier soir en Colombie, où le Sénat a approuvé un amendement constitutionnel. Celui-ci pourrait jeter les bases des négociations de paix entre le gouvernement de Bogota et la guérilla des FARC. « Le texte a été approuvé hier soir par les sénateurs colombiens par 65 voix contre 3 », rapporte El Universal qui poursuit : « Pour la première fois, la Colombie fait un véritable pas qui pourrait mettre fin à un conflit qui dure depuis presque 50 ans ».
De son côté, El Nuevo Herald détaille le contenu de la réforme : « Le texte prévoit une amnistie pour les membres de la guérilla qui décident de déposer les armes, ainsi que pour les anciens membres des forces armées colombiennes. Ces personnes auraient ensuite la possibilité de constituer un parti politique ou de se présenter à des élections. En revanche, ces dispositions ne concernent pas les guérilléros et membres de l'armée qui sont accusés de crime contre l'humanité », explique le quotidien.
Le président colombien, Juan Manuel Santos, à l'initiative de cette réforme constitutionnelle, s'est félicité hier soir sur son compte Twitter : « Merci au Sénat colombien pour avoir approuvé des nouvelles normes qui pourraient mettre un terme au conflit dans notre pays ». Mais l'amendement constitutionnel a aussi ses adversaires. « Les organisations de défense des droits de l'homme, comme Human Rights Watch, sont farouchement opposées à ce texte, notamment en raison de l'amnistie pour ce que les organisations qualifient de "criminels de guerre" », souligne El Tiempo. « Les victimes colombiennes ne vont pas tarder à comprendre la vraie nature de cette réforme quand les meurtriers et assassins se baladeront en toute liberté, sans avoir passé ne serait-ce qu'une seule journée en prison ».
« Les milieux ultra-conservateurs, de leur côté, sont opposés au volet politique du texte. Pour eux, il est hors de question qu'un ancien guérilléro des FARC puisse occuper un jour un siège au Congrès colombien. Pour que la réforma puisse entrer en vigueur, le texte doit de toute façon encore être approuvé par la Chambre des représentants et en dernière instance par la Cour constitutionnelle colombienne », conclut El Tiempo. Et le Miami Herald ajoute ceci : « Le président Santos est ouvert aux négociations de paix, mais veut d'abord s’assurer que les FARC ont réellement la volonté de mettre un terme aux hostilités ».
Etats-Unis : Obama malmené dans son duel avec Romney sur l’économie
Aux Etats-Unis, le duel électoral entre Barack Obama et Mitt Romney commence à prendre forme. Et dans ce face-à-face, le président sortant n'est pas au meilleur de sa forme, constatent plusieurs grands journaux américains qui, plus est, soutiennent habituellement Barack Obama.
Hier, les deux rivaux se sont affrontés à distance sur l'économie. « Le message de Mitt Romney était court et tient en quelques phrases clés », analyse le New York Times, « à savoir : le plan de relance d'Obama a échoué. Le plan de sauvetage de l'industrie automobile était une faute. Les dépenses publiques échappent à tout contrôle. Mitt Romney répètent ces phrases simplistes si souvent que des millions d'Américains les prennent pour argent comptant », explique encore le New York Times qui poursuit : « Il est très dur de contrer ces mensonges avec un discours raisonné. Ainsi, la contre-attaque de Barack Obama, un discours de 53 minutes, n'a certainement pas convaincu des électeurs hésitants ».
Même son de cloche dans les colonnes du Washington Post : « Arrêtez vos palabres, Monsieur le Président, et sortez enfin un plan, un vrai », lance l'éditorialiste, qu'on sent quelque peu exaspéré. « Ça ne sert à rien de démonter par A plus B que le projet républicain enfoncerait les Etats-Unis encore plus dans la crise économique, si de l'autre côté on ne présente pas un vrai programme alternatif », fustige le Washington Post.
Haïti : rapport accablant sur la première année au pouvoir de Michel Martelly
A la Une du Nouvelliste on trouve aujourd'hui une photo du président Michel Martelly, sous ce titre peu flatteur : « Beaucoup de promesses, trop peu de changement ». Le journal haïtien se fait l'écho d'un rapport publié hier par le RNDDH, le Réseau national de défense des droits humains. L'organisation « dresse un bilan accablant des 12 premiers mois de Michel Martelly à la tête du pays », rapporte Le Nouvelliste. « Scandales à répétition, une insécurité grandissante avec 785 assassinats en un an, l'arrestation d'un député, des agressions verbales et physiques à l'encontre des membres de la presse, et les rumeurs persistantes sur la nationalité étrangère du président et des membres de son gouvernement… autant d’éléments relevés par ce rapport qui arrive à la conclusion suivante : Michel Martelly n'a pas tenu ses promesses de campagne ».

Delicious
Digg
Facebook
Twitter
Yahoo!
Technorati














Réagissez à cet article
(0) Réaction