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Article publié le : mardi 19 juin 2012 à 21:23 - Dernière modification le : mercredi 20 juin 2012 à 22:18

«Colombie, à balles réelles», le documentaire de Roméo Langlois

Roméo Langlois lors de sa conférence de presse à Bogota, le 31 mai 2012
Roméo Langlois lors de sa conférence de presse à Bogota, le 31 mai 2012
REUTERS/Jose Miguel Gomez

Par RFI

Le journaliste Roméo Langlois, notre confrère de France 24, a été retenu par les FARC en Colombie, à l'issue d'un affrontement violent de la guérilla marxiste avec deux commandos d'élite de l'armée colombienne. Des commandos que Roméo Langlois suivait en reportage au cours d'une opération antidrogue. Après sa libération, Roméo Langlois est revenu en France, et a très vite monté et réalisé un reportage sur cette opération et ce violent accrochage. Son documentaire « Colombie, à balles réelles », sera diffusé mercredi soir 20 juin sur la chaîne de télévision France 24. Bruno Daroux a rencontré Roméo Langlois.

L'interview de Roméo Langlois dans son intégralité
 

19/06/2012

 

«Colombie, à balles réelles» de Roméo Langlois

RFI : La tension monte au fur et à mesure du déroulement de cette opération et c’est filmé très sobrement. Pourquoi ce parti pris ?

Roméo Langlois : Il était important pour moi de trouver le ton adéquat, de rester très sobre car le sujet est délicat. Un des hommes filmés meure ensuite au combat. Filmer ce genre de scène signifie se poser beaucoup de questions, surtout lorsque le documentaire est ensuite destiné au grand public. J’ai choisi de mettre le minimum de commentaires, les images parlent d’elles-mêmes. La sobriété est un parti pris de réalisation.

RFI : Le documentaire s’achève de façon brutale puisque vous êtes aux côtés du commando de l’armée colombienne, cerné sur une colline par les FARC. Ces hommes ne semblent pas avoir peur jusqu’au dernier moment. Et vous ?

R.L. : J’étais mort de peur, surtout la dernière heure de l’affrontement. Nous avons passé une heure à ramper avec des balles qui sifflaient au-dessus de nos têtes. La peur n’empêche pas de garder la tête extrêmement froide et de finir par réagir comme une machine qui essaie de réaliser de bons cadrages, de filmer correctement. Les hommes du commando, eux, étaient des professionnels de la guerre, impressionnants de maîtrise.

RFI : Les FARC n’apparaissent pas à l’image...

R.L. : C’était extrêmement oppressant, comme dans un huis clos. Ils étaient très proches, nous tiraient dessus et nous ne pouvions pas les voir. C’était très déroutant. Les FARC ne nous voyaient pas non plus, ils se déplaçaient de façon très rapide, on ne les entendaient pas. Il s’agit d’une guerre où les adversaires se voient au dernier moment lorsqu’ils sont à 10, 20 ou 30 mètres de distance.

RFI : Roméo Langlois et la Colombie, c’est terminé ?

R.L. : Physiquement, aujourd’hui, c’est fini puisque je suis en France mais je regarde la presse colombienne chaque matin. Je ne cesserai jamais d’aimer la Colombie, d’y aller. Il est possible que je rentre vivre en France, c’est une décision que j’avais prise il y a longtemps puisque je couvre le conflit en Colombie depuis 12 ans. Mais je continuerai à aller tourner des sujet là-bas.

Le documentaire de Roméo Langlois sur France 24.
 

tags: Colombie - Enlèvements - FARC - France
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(1) Réaction

Colombie

Ce reportage est intéressant, cependant il faut garder à l'esprit que la Colombie s'est "débarrassée" déjà de 90% des FARC et de 70% de sa production de drogue, qui depuis a migré au mexique (drogue) et venezuela (farc).

C'est un très beau pays, qui remonte doucement mais surement la pente. Il y a une certaine ambiance à la "30 glorieuses" dans les villes de Medellin ou Bogota, où les gens sont à 100% concentré sur le futur et bâtir les fondations d'une nouvelle nation plus juste et sans violence. La preuve, aujourd'hui la Colombie connait une croissance économique durant la crise, signe des traité avec les USA et l'U.E et compte comme partenaire économique privilégiés les USA, la Chine et la France !

C'est un des pays les plus prometteur de la région latine Amérique, et aussi un des plus beau à visiter.

Les reportages donnent seulement 1 vision de la réalité. Il faut se déplacer et aller à la rencontre des gens pour vraiment connaitre un pays et une culture. Pour ma part, je suis tombé amoureux il y a quelques années seulement.

Ciao

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