Crise économique - 
Article publié le : mardi 19 juin 2012 à 13:58 - Dernière modification le : mardi 19 juin 2012 à 14:22

Au G20, David Cameron critique les mesures fiscales françaises

Le Premier ministre britannique David Cameron s'est dit prêt à accueillir les exilés fiscaux français, lors du G20 au Mexique le 18 juin 2012.
Le Premier ministre britannique David Cameron s'est dit prêt à accueillir les exilés fiscaux français, lors du G20 au Mexique le 18 juin 2012.
REUTERS/Oswaldo Rivas

Par RFI

Le Premier ministre britannique, David Cameron, s'est dit prêt, au sommet du G20 lundi 18 juin, à accueillir les entreprises qui fuiraient l'impôt en France. Pendant sa campagne, François Hollande s'était engagé à porter à 75% le taux de l'imposition pour les revenus au-delà d'un million d'euros. Une mesure raillée par Londres, et David Cameron ne s'est pas gêné pour le claironner à Los Cabos, devant le business 20 (B20) qui rassemble les chefs d'entreprises des pays du G20.

De notre envoyé spécial à Los Cabos, Mounia Daoudi

Vivement critiquée la semaine dernière par l'Allemagne sur les retraites, la France est aujourd'hui épinglée sur ses taux d'imposition. La flèche a été décochée par David Cameron, le Premier ministre britannique qui s'exprimait à Los Cabos devant un public conquis : les hommes d'affaires des pays du G20.

« C’est une erreur d’instaurer de telles taxes anti-compétitives, a déclaré le Premier ministre britannique, et je l’ai dit avant même que la France ne choisisse une taxe de 75% pour la tranche supérieure de l’impôt sur le revenu. Nous déroulerons le tapis rouge pour accueillir plus d’entreprises françaises qui paieront leurs impôts au Royaume-Uni. Ça paiera nos services de santé, nos écoles, etc. »

Des applaudissement qui ne sont pas du goût de Michel Sapin, le ministre français du Travail, principal artisan du projet de campagne de François Hollande : « Moi, je ne sais pas comment on fait pour dérouler un tapis rouge au travers du Channel (la Manche, ndlr). Il risque de prendre l’eau.  »

Une réponse pince-sans-rire, qui n'a finalement rien à envier à l'humour anglais. Pas sûr que cela apaise des relations franco-britanniques qui se sont considérablement dégradées depuis l'arrivée de François Hollande.

Réaction de Laurence Parisot

Présidente du Medef (patronat français)

Je ne veux pas que les entreprises françaises marchent sur ce tapis rouge, je veux une économie forte, un esprit entrepreneurial français

 

19/06/2012 par Patricia Lecompte

tags: Crise économique - David Cameron - France - François Hollande - G20
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(1) Réaction

G20

moi si j'étais patron d'une très grosse entreprise sa me dérangerais pas de donner 75 % de mes revenues pour mon pays la France puisque on paye déja notre impot en étant un simple ouvrier

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