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Article publié le : mercredi 20 juin 2012 à 06:05 - Dernière modification le : mercredi 20 juin 2012 à 11:12

Les Européens rassurent le G20 sur leur détermination à juguler la crise

Photo de famille de l'ensemble des participants au G20 à Los Cabos, au Mexique, le 18 juin 2012.
Photo de famille de l'ensemble des participants au G20 à Los Cabos, au Mexique, le 18 juin 2012.
Reuters

Par RFI

Au terme de deux jours de discussions, le sommet du G20 s'est achevé le 19 juin à Los Cabos sur la côte pacifique mexicaine. Alors que l'économie mondiale marque le pas, les chefs d'Etat et de gouvernement se sont engagés à oeuvrer pour plus de croissance mondiale et en faveur de l'emploi, notamment des jeunes. Mais une fois encore, c'est la crise en Europe qui a monopolisé les débats. Plusieurs rencontres en marge de ce sommet ont d'ailleurs été consacrées à la situation dégradée sur le Vieux continent. Les Européens ont tenté de convaincre leurs partenaires G20 de leur détermination à juguler la crise.

Avec notre envoyée spéciale à Los Cabos, Mounia Daoudi

Les Européens ont en tout cas pris des engagements fermes en vue d'une plus grande intégration budgétaire et économique. A Los Cabos, il a notamment été question de supervision bancaire, de recapitalisation des établissements en difficulté, de mise en place d'un mécanisme de résolution des faillites. Bref, des engagements très concrets que les Européens du G20 vont surtout devoir mettre en œuvre très vite. Il y va de la stabilité des marchés. Et cette urgence, François Hollande en a bien conscience.

François Hollande
 

Président de la République française

20/06/2012
par RFI
 
 

Selon lui, il convient d'aller « vite et faire juste et bien ». « Je crois que nous avons maintenant les mécanismes, estime le président français. Le Fonds européen de stabilité, c’était déjà là. Il pourra encore être utile. Mais va arriver le Mécanisme européen de stabilité. Donc maintenant, puisque ces mécanismes existent, puisque ces procédures sont connues, puisque ces financements sont rassemblés, j’ai constaté qu’au FMI (Fonds monétaire international), il y avait des ressources supplémentaires, utilisons-les au bon moment et avec la bonne dose qui permet, face à une spéculation, face à une incertitude, de faire céder la pression. »

Solidarité oblige face à l'intransigeance des marchés, Barack Obama a salué le sens élevé de l'urgence chez les Européens.

Barack Obama
 

Président des Etats-Unis

20/06/2012
par RFI
 
 

« Ils comprennent les enjeux, ils comprennent pourquoi c'est important pour eux de prendre des mesures ambitieuses et déterminées et je suis persuadé qu'ils peuvent réussir dans cette épreuve », a-t-il déclaré.

Le président américain qui n'a pas ménagé ses efforts pour rapprocher des Européens arrivés divisés à Los Cabos. Son message de soutien, en tout cas en dit long sur l'inquiétude que suscite encore la situation en Europe.

 

Croissance, taxe sur les transactions financières: le premier G20 de François Hollande

Avec notre envoyé spécial à Los Cabos, Florent Guignard

Il était tout à gauche sur la photo de famille. Pour autant, François Hollande n’a pas été isolé pour son premier G20. Il y a, dans le communiqué final, des mots qui sonnent doux aux oreilles du président français : « A la pointe du combat en faveur des politiques de croissance », c’était l’un des thèmes forts de sa campagne.

Mais tout n’y est pas, reconnaît le Français. Paris échoue en effet à imposer un secrétariat permanent du G20 pour assurer le suivi des dossiers au-delà de la présidence qui tourne chaque année.

La France essuie surtout un revers concernant la taxe sur les transactions financières, en raison de l’opposition des Britanniques, des Japonais et des pays émergents. L'an passé, lorsqu'il présidait le G20, Nicolas Sarkozy avait réussi à l’imposer dans le communiqué final l’an passé. La voilà disparue. Qu’à cela ne tienne, Hollande tient à cette taxe et annonce sa mise en place dès 2013 au niveau européen.

Certes, on est loin de la philosophie originelle de la taxe Tobin. L’argent récolté n’ira en effet pas aux pays pauvres mais bien à l’Europe, confrontée à de graves difficultés budgétaires. Le symbole parle de lui-même.

François Hollande

Président de la République française

Il faut faire cette taxe et j'ai bon espoir. (...) Elle disparaît peut-être du communiqué final du G20, mais elle va surgir du Conseil européen pour les pays qui en décideront

 

20/06/2012 par RFI

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