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Ban Ki-moon reçoit des militants déçus par l'accord conclu au siège du Rio+20

A Rio, le sommet de l'ONU sur le développement durable s'est achevé vendredi 22 juin 2012 alors que le Forum des Peuples, qui rassemble les militants de la société civile, poursuit ses activités jusqu'au 23 juin. Ces deux mondes, que tout sépare, ont fini par se rencontrer vendredi à Rio, lorsque le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a reçu une délégation de militants très critiques envers l'accord conclu au siège du Rio+20.
Avec notre correspondant à Rio de Janeiro, Martin Bernard
L'enjeu était considérable pour les Nations unies organisateur de ce sommet. Pour beaucoup, cet objectif d'amener tous les pays du monde à changer de mode de développement a semblé hors de portée, au regard du contexte international actuel.
Ce sommet se termine donc, pour de nombreux observateurs, sur une vraie note d'espoir, tandis que d'autres repartent du Brésil avec un sentiment d'échec.
Car c'était un peu la rencontre de deux mondes, séparés par une distance de quarante kilomètres, d'un bout à l'autre de la ville, les uns et les autres passant leur temps à s'ignorer ou à se critiquer.
Pourtant, Ban Ki-moon a finalement reçu un groupe de trente militants au centre de conférence du Rio+20. Cinq représentants de groupes altermondialistes ont pu s'adresser directement au secrétaire général de l'ONU. Ils lui ont tout d'abord dit qu'ils ne sont pas dupes et qu'ils ne croient pas que les décisions prises pourront améliorer la qualité de leurs vies. Ensuite, ils lui ont ont précisé que l'accord négocié par la communauté internationale est nettement insuffisant.
Les militants réunis à Rio considèrent également que l'ONU est sous l'emprise de grandes sociétés multinationales. L'occasion de procéder à une attaque en règle contre ce que l'on appelle de plus en plus souvent « l'économie verte ». Ban Ki-moon a rétorqué que « l'économie verte » n'était pas une nouvelle idéologie et que l'important était bien de réussir à produire en polluant moins.
Une rencontre protocolaire entre le monde des gouvernants et celui des ONG, mais qui montre que les ponts ne sont pas tout à fait rompus entre les deux bords.
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(1) Réaction
Effondrement
I l y a effectivement de quoi être déçu !
En effet, si les grands de ce monde voulaient réellement changer le cours des choses ils s'attaqueraient à la cause réelle de tous les maux écologiques que nous avons créé.
Tant que la question de la surpopulation mondiale ne sera pas prise à bras le corps, la situation ira de mal en pis. Seul un sursaut citoyen pourrait éviter l'effondrement de la civilisation. Pour sa part, l'association Démographie Responsable tente d'infléchir le cours des choses, mais en aura-t-elle le temps ?