Aux Etats-Unis, la Cour suprême valide la réforme de la santé d’Obama
Aux Etats-Unis, c'est une victoire pour Barack Obama. La Cour suprême a validé jeudi 28 juin sa réforme de la santé. La haute juridiction émet quelques réserves mais rejette la demande d’annulation totale de la loi la plus emblématique du mandat du président américain.
La Cour suprême devait se prononcer sur plusieurs recours, déposés par la moitié des Etats américains, une organisation patronale et quatre particuliers. Et la haute juridiction, même si elle réclame des ajustements, a donc déclaré conforme à la Constitution américaine cette loi phare de la présidence Obama.
Pour rappel, son objectif est de permettre à 32 millions d’Américains, exclus de l’assurance maladie, d’en bénéficier, à travers le système Medicare.
La loi comporte aussi une disposition révolutionnaire pour un pays dont le peuple est plus attaché que tout autre à la liberté individuelle, puisqu’elle oblige chaque Américain à se doter d'une couverture maladie avant 2014. Cette disposition hérisse tout particulièrement l’opposition républicaine et même certains démocrates. « Ce que la Cour suprême n'a pas fait aujourd'hui, je le ferai dès mon premier jour de président des Etats-Unis », a promis l'adversaire républicain d'Obama à la prochaine élection présidentielle, Mitt Romney. Ceci étant, le président conservateur de la Cour suprême, qui compte neuf magistrats, a joint sa voix à quatre juges progressistes.
Pour Barack Obama, c’est incontestablement une victoire. Cette réforme est une pièce maîtresse de son premier mandat et son invalidation par la plus haute juridiction du pays aurait été un coup très dur dans la perspective de la présidentielle de novembre prochain.
|
|
La décision de la Cour suprême pourrait profiter aux républicains De notre correspondant à Washington, Jean-Louis Pourtet En validant la réforme phare de Barack Obama sur la santé, la Cour suprême va-t-elle l’aider à être réélu en novembre ? Pas forcément répondent les politologues. La Cour a certainement donné un sérieux coup de pouce à Barack Obama, dont l’image aurait forcément souffert d’une défaite de ce qu’il considère comme sa plus prestigieuse réalisation. Pourtant, 52% des Américains ne sont guère enthousiastes à l’égard d’une loi qu’ils ne comprennent pas très bien et que l’administration démocrate n’a jamais su vraiment leur expliquer. Si la décision des juges renforce le prestige du président, elle ne lui garantit pas pour autant sa réélection qui se jouera sur la santé de l’économie. Barack Obama le sait, et c’est pourquoi il s’est gardé de tout triomphalisme. Il s’est limité à dire qu’il avait agi, non pas pour des raisons politiques, mais pour le bien du pays. Tel, bien sûr, n’est pas l’avis des républicains, qui ont unaniment condamné la décision de la Haute Cour, comme l’a fait l’ancienne candidate du Tea Party, Michele Bachman : Pour les républicains, cette solution politique se résume en un mot : l'abrogation. Mitt Romney en fera l’un de ses slogans, car la victoire d’Obama va lui permettre de rallier derrière lui tous les membres de son parti, y compris ceux qui doutaient de son conservatisme. |

Delicious
Digg
Facebook
Twitter
Yahoo!
Technorati


















Réagissez à cet article
(0) Réaction