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A la Une : la marine américaine déploie des drones sous-marins dans le golfe Persique
Le Los Angeles Times explique que de petits drones sous-marins et téléguidés, les « Renards des mers » (Sea Fox), « pesant 32 kilos et mesurant à peine plus d'un mètre de long », sont envoyés au large de l'Iran. Ils sont équipés d'une caméra, d'un sonar et de charges explosives. Lorsqu'ils détectent une cible, ils foncent dessus et explosent. Et les cibles justement, ce sont des mines sous-marines dans le golfe Persique. Les premiers « Renards des mers » sont arrivés à destination il y a quelques semaines. Au moment où les Etats-Unis et les autres membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU et l'Allemagne, échouaient à faire baisser les tensions autour du nucléaire iranien, explique le Los Angeles Times. La mission fait partie de la stratégie américaine pour empêcher la fermeture du détroit d'Ormuz. Afin de contrecarrer les sanctions internationales, des officiels iraniens avaient menacé de fermer le bras de mer qui sépare l'Iran d'Oman. Un cinquième du pétrole mondial y transite, rappelle le journal. Le Pentagone prend la menace au sérieux, même si plusieurs observateurs doutent que l'Iran se risque à une guerre directe avec les Etats-Unis. Sur place, huit bateaux et cinq hélicoptères anti-mines seront présents au total. Ils doivent empêcher les mines iraniennes de menacer le passage des pétroliers. Un « Renard des mers » coûte 100 000 dollars, mais pour Christopher Harmer, un capitaine des marines à la retraite cité par le Los Angeles Times, l'achat de dizaines de drone est compréhensible. Il confie que « l'Iran a augmenté ses capacités militaires en mers, alors que depuis la fin de la guerre froide, celle des Etats-Unis a diminué. »
Une pratique courante aux Etats-Unis : les médecins font des marges colossales sur le prix des médicaments
L’histoire est racontée dans le New York Times. Dans le pays, les médecins peuvent vendre des médicaments directement à leur cabinet. Cela peut être pratique pour les patients, mais quand une pharmacie vend un remède pour le cœur à 35 cents, les médecins peuvent le vendre jusqu’à dix fois ce prix, soit 3,25 dollars la pilule. « A l’heure où les factures des assurances santé s’alourdissent, rapporte le New York Times, les médecins, eux, augmentent les prix des médicaments de plusieurs centaines de millions de dollars chaque année. » Alors, le journal s'interroge. Comment expliquer la différence de prix en pharmacie et chez le médecin ? « Les médicaments passent par divers intermédiaires et chacun fait une marge sur le prix initial. » C'est l'explication que donne le Dr Loev, le seul médecin qui a accepté de répondre au New York Times. La pratique est devenue si lucrative, rapporte le journal, que « des financiers privés investissent dans l’affaire. Le lobbying auprès des politiques est féroce. » Dans certains Etats, des lois ont été votées pour faire encadrer les prix des médicaments. Dans d'autres, comme la Floride, la bataille juridique est plus rude. En 2010, des législateurs ont proposé de réformer le système. C'était sans compter sur l'intervention de Automated Health Care, une entreprise qui vend des médicaments. La firme a dépensé des millions pour soutenir le président du Sénat de Floride : le républicain Mike Haridopolos. Cette année là, Mike Haridopolos a refusé de faire voter la loi pour contrôler les prix des médicaments. « Elle n'a aucune chance de passer », a-t-il expliqué à l'époque.
Le Mexique peut-il faire confiance à sa police ? L'administration teste les forces de l'ordre
La Prensa fait le bilan et sur les 200 000 policiers qui ont passé le test, un sur cinq, soit 40 000 policiers sont jugés indignes de confiance. Et le Mexique est un des pays les plus violents au monde. Interrogé par le journal, le chef des forces de sécurité dans le pays, Vega Marin, a expliqué qu'il y a « quelque 500 000 policiers au Mexique ». Moins de la moitié des forces de l'ordre ont passé le test donc. Vega Marin veut « faire le ménage » dans la police et « ces tests vont être généralisés », explique La Prensa. Ils devraient se terminer l'année prochaine. Parmi ceux qui ont échoué au test, il y a ceux qui consomment de la drogue, ceux qui sont jugés physiquement inaptes, ceux dont le profil psychologique est mauvais, et enfin, ceux qui sont mêlés à des délits. Ils seront soit réaffectés, soit licenciés, précise le journal.
Au Brésil, des cadres du football aussi ne sont pas dignes de confiance
« Richesses illégales », titre le Folha de San Paolo. Le journal revient sur « la plus grosse affaire de corruption dans le monde du football ». La justice suisse a rendu publique hier un document qui prouverait la culpabilité de deux dirigeants du monde du ballon rond. Ricardo Teixeira, ancien président de la Confédération brésilienne de football (CBF) et l'ancien président de la Fifa (Fédération internationale de football), Joao Havelange, auraient « reçu plus de 45 millions de dollars de pots-de-vin ». Les deux Brésiliens auraient accepté l'argent venant de l'entreprise de communication ISL, « en échange des droits de retransmission sur la Coupe du monde de football ». Aujourd'hui, la Fifa, basée en Suisse, s'exprime sur son site, la Fédération se montre « soulagée que son président actuel, Sepp Blatter, ne soit pas mis en cause » par le rapport de la justice helvète.
Par Jeanne Richard

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