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    Amériques

    Etats-Unis : la tuerie d’Aurora remet la question sur le droit du port d’arme au cœur du débat

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    La tuerie de la ville d'Aurora dans le Colorado, qui a eu lieu vendredi 20 juillet, a laissé l'Amérique en émoi. Le tueur présumé a ouvert le feu lors de la projection en avant-première du dernier Batman et a tué douze personnes et blessé 58 autres avant d'être arrêté par les forces de police. Située non loin de Columbine, où une autre tuerie a eu lieu il y a 13 ans maintenant, Aurora remet le droit du port d'arme, défendu par un lobby très puissant aux Etats-Unis, au cœur du débat.

    Par Clea Broadhurst

    Le destin tragique des personnes qui ont choisi d'aller voir le dernier Batman au cinéma jeudi soir dernier pose à nouveau la question du droit du port d'arme aux Etats-Unis. James Holmes, le tueur présumé âgé de 24 ans, a été arrêté par la police peu de temps après s'être rendu dans la salle obscure où se déroulait la projection, muni de trois armes différentes, qu'il a pu se procurer de manière complètement légale. De même pour les 6 000 balles et cartouches achetées sur internet et les explosifs qui ont servi à piéger son appartement.

    La législation du port d’arme

    Si la question est sur toutes les lèvres aujourd'hui, pour combien de temps le sera-t-elle ? Ce n'est pas la première fois qu'un tel massacre a lieu sous les yeux des Américains démunis face à une telle folie meurtrière.

    Invité le 23 juillet sur RFI, Vincent Michelot, professeur d'histoire politique des Etats-Unis à l'Institut d'études politiques de Lyon, explique que « sachant que le Colorado est un de ces Etats qui a une législation en matière de vente d'armes qui est parmi les plus laxistes aux Etats-Unis, il n'est pas véritablement surprenant de savoir que quelqu'un, qui est instable mentalement à 24 ans, est capable de s'acheter tout cela ».

    Ni la tragédie de Columbine, survenue en 1999, ni celle de Virginia Tech en 2007, n'avaient pu, en leur temps, faire bouger de quelque manière la question du port d'arme. Mais pour lui, cela vient également du fait que la législation américaine est plus que compliquée car « il y a 50 législations, une par Etat, et une fédérale, inscrite dans le marbre constitutionnel ».

    Une Amérique armée

    « Le droit de port d'arme est ancré dans l'ADN constitutionnel des Etats-Unis », explique Vincent Michelot. « On peut le résumer avec le mot d'ordre de la NRA (National Rifle Association), qui dit que ce ne sont pas les armes qui tuent mais ce sont les gens. C'est, selon eux, à la société d'identifier les malades mentaux et les délinquants ».

    Si Barack Obama évite toujours soigneusement le sujet, il a dit lors d'un de ses discours que les Américains allaient, dans les mois à venir, réfléchir à ce qu'ils pourraient faire face à la violence insensée dont le pays souffre. « C'est un affichage, poursuit-il. Mais il faut rappeler que le président n'a pas de compétence, il ne peut qu'inviter le Congrès à légiférer à l'échelle fédérale ».

    « Le droit à l'auto-défense est inscrit dans le concept de liberté ordonnée tel que le concevaient les pères fondateurs », conclut-il. Les Etats-Unis sont en tête des possessions d’armes per capita avec 270 millions des 875 millions d’armes à feu manufacturées dans le monde, selon un sondage du Small Arms Survey. Le Yémen arrive en seconde position, loin derrière.

    Selon les autorités, James Holmes n'a pour le moment pas tenu à s'exprimer quant aux raisons de son acte. Il pourrait éventuellement, s'il n'est pas déclaré mentalement instable, encourir la peine de mort.

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