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    Vivre avec le sida à Washington

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    Rencontrés à Washington lors de la 19e Conférence internationale sur le sida, Sabrina Heard et Ruben Bermudez vivent tous deux avec le VIH. Portrait de deux « Poz », abréviation pour « positif » et nouvelle dénomination pour les personnes vivant avec le VIH qui ont décidé de prendre en main et de positiver leur statut.

    Les Etats-Unis ont été et restent un pays durement touché par l’épidémie. 1,2 million de personnes sont séropositives et 50 000 nouvelles infections sont comptabilisées chaque année. Washington, la capitale, est l’une des douze villes américaines les plus touchées avec le plus fort taux de séroprévalence : 2,7%, soit plus que certaines capitales subsahariennes comme Niamey (1%) ou Bamako (1,5%).

    Et ce sont les Afro-Américains qui payent le plus lourd tribut. Ils représentent 75% des personnes vivant avec le VIH ! Les hommes sont plus nombreux à être séropositifs (72,3% contre 27,7% de femmes) mais la presque totalité des séropositives (92,4%) sont afro-américaines !

    Les Afro-Américaines durement touchées par l’épidémie

    Sabrina Heard, 56 ans, est l’une d’entre elle. Mère de cinq enfants, elle a fumé du crack pendant près de 15 ans. HIV positive depuis plus de 20 ans, elle se rappelle avoir mis très longtemps à accepter sa maladie.

    « J’étais dans le déni total. Il était hors de question que je me soigne. Quand cela allait trop mal, j’utilisais la médecine alternative à base de vitamines. Devant mon obstination, un médecin m’avait même suppliée de capituler », se souvient-elle en riant. Son entêtement finira par céder quand, une année, enchaînant les pneumonies et les séjours à l’hôpital, elle est à bout de forces. « Je suffoquais complètement, c’était la panique, je n’avais plus aucun contrôle ! J’ai alors prié, prié si fort que je me suis promis d’écouter les conseils qu’on me donnait. Le lundi suivant ma sortie d’hôpital, j’étais chez le médecin en lui demandant de me donner son foutu truc, son protocole ».

    Les enfants de Sabrina ont aussi été une grande motivation. « Je n’ai pas toujours été une bonne mère notamment lorsque je consommais de la drogue dure. Mes filles ainées me sermonnaient en me montrant leurs frères et sœurs plus jeunes. Maman, ne veux-tu pas voir les petits passer leur bac ? », se souvient-elle. Sabrina acceptera d’aller en cure de désintoxication malgré une nouvelle épreuve : le placement de ses enfants en famille d’accueil. « Nous n’avions qu’un seul but, nous retrouver. Alors j’ai tenu le coup ! »

    Aujourd’hui tout est rentré dans l’ordre, Sabrina présente fièrement l’une de ses filles travaillant dans l’ONG qui l’a prise en charge, The Women's Collective. Elle aussi travaille sur le terrain et essaye d’aider les femmes vivant avec le VIH : « Vous allez peut-être sourire, souligne-t-elle, mais ma mission est extrêmement simple : j’aide les femmes dans leurs démarches, vous savez parfois je les accompagne juste chez le médecin. Attendre seule dans une salle d’attente n’est pas aussi simple qu’on le croit ! »

    La Clineca del Pueblo : un lieu d’accueil pour tous

    Ruben Bermudez a 32 ans et est un « latinamericano », c'est-à-dire un latino né aux Etats-Unis. A 18 ans, il fait le test de dépistage du sida et repart chez lui avec un morceau de papier avec des chiffres et des lettres. « Personne ne m’a expliqué ce que ca voulait dire, je ne m’en suis guère soucié… Si cela avait été important, quelqu’un m’en aurait sûrement parlé ! J’ai attendu plus d’un an avant de savoir ce que ca voulait dire ».

    A 19 ans, Ruben a la confirmation qu’il est séropositif, il commence alors un traitement qui le rend tellement malade qu’il décide d’arrêter. Ce n’est qu’en 2008 que la perte d’un ami cher le pousse à faire des nouveaux choix : « Il avait développé une tumeur au cerveau et les médecins ont refusé de l’opérer à cause de son sida, on l’a laissé mourir à l’hospice, ça m’a révolté ! »

    Ruben décide alors de s’engager et il devient porte-parole bénévole de La Clineca del Pueblo, une clinique offrant des soins à tous, quelle que soit leur couverture médicale, et une aide médicale et sociale pour les personnes séropositives. « Je suis très attentif et je continue de voir mon docteur régulièrement. Ma charge virale est indétectable aujourd’hui ! annonce fièrement Ruben. Mais je reste vigilant, rien n’est facile ou acquis d’avance. Un traitement, ce n’est pas une pilule magique ! ».

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