A la Une : l'escalade à l'armement dans le détroit d'Ormuz entre l'Iran et les Etats-Unis
L'arsenal militaire de l'Iran se renforce dans le golfe persique. Le Washington Post cite des experts qui « s'inquiètent de la nouvelle assurance des officiers iraniens ». Le journal s'appuie aussi sur un rapport du Pentagone publié en avril. Avec « l'augmentation du stock de torpilles et les centaines de bateaux lourdement armés, la flotte pourrait mettre en difficulté la défense des bateaux américains les plus modernes ». L'échec des concertations autour du nucléaire iranien est à l'origine du regain de tension dans la région. L'Iran menace d'attaquer les pétroliers du détroit d'Ormuz en représailles de toute atteinte par les occidentaux. Un cinquième du pétrole mondial transite par le détroit d'Ormuz. Les menaces sont donc prises au sérieux par les Etats-Unis. Le journal rappelle ainsi que les Américains « ont renforcé leur présence militaire dans le Golfe persique ces dernières semaines ». Mais y a-t-il un vrai risque d'attaque par les Iraniens ? « C'est du 50-50 », estime David Makovsky, un des experts cités par le Washington Post. « Surtout, dit-il, à l’approche des élections présidentielles en novembre. »
Les suites de la tuerie d'Aurora dans le Colorado. Un jeune homme a tué 12 personnes dans un cinéma la semaine dernière. Le débat sur le port d'armes, s'invite maintenant dans la campagne présidentielle
Le New York Times publie un éditorial à charge contre la frilosité des politiques sur le contrôle des armes à feu. L'article n'est pas signé. L'auteur attaque les deux candidats à la présidentielle : « Mitt Romney et Barack Obama nous ont fait de beaux discours la semaine dernière mais quand il a fallu prendre position sur la question... c'était plutôt la politique de l'autruche », écrit-il. Quatre-vingts personnes meurent chaque jour aux Etats-Unis à cause des armes à feu. L'auteur rappelle que Le New York Times avait révélé l'année dernière que la NRA, le puissant lobby en faveur des armes, « bloque même les études pour tenter d'améliorer les contrôles préliminaires à l'achat de pistolets ». Le Los Angeles Times consacre aussi un article au sujet. Le journal revient sur les déclarations d'un groupe de policiers hier. Ils militent pour faire interdire les armes qui ont des chargeurs avec de très grandes réserves de balles. Aux Etats Unis, le deuxième amendement autorise le port d'armes. Mais pour un des policiers cités par le Los Angeles Times, « on ne peut pas se cacher derrière la Constitution pour justifier l'existence de telles armes. Ceux qui ont rédigé le deuxième amendement ne pouvaient même pas imaginer qu'elles existeraient un jour » dit-il.
Raul Castro veut réchauffer les relations de Cuba avec les Etats-Unis. Mais l’orage gronde toujours entre les deux pays
Après 50 ans d'embargo américain à Cuba, 50 ans pendant lesquels les diplomates de Washington et de La Havane se sont boudés, Raul Castro se dit prêt. « Si les Etats-Unis veulent parler, on se parlera » a déclaré hier le président cubain. « Quand ils veulent, la table des négociations est prête. A condition que la conversation soit d'égal à égal. Cuba n'est la marionnette de personne, la colonie de personne. » Raul Castro prenait la parole à l'occasion du 59e anniversaire du début de la révolution. Le Miami Herald rapporte aussi que Mike Hammer, le secrétaire adjoint aux Relations extérieures des Etats-Unis, a répondu à l'invitation, mais avant de se rencontrer, dit-il, « Cuba doit engager des réformes pour garantir la démocratie et les droits de l'homme ». Pour souligner ses propos, Mike Hammer a rappelé la mort de l'opposant cubain Oswaldo Paya dimanche. « Des dissidents ont été arrêtés brièvement alors qu'ils assistaient à ses funérailles au début de la semaine ».
Au Brésil, la surpopulation carcérale a des conséquences : la recrudescence des cas de tuberculose dans les prisons
Les prisons de l'Etat du Mato Grosso au Brésil sont bondées. Le Diario de Cuiaba cite Joao Batista de Souza, le président du syndicat des employés de prison dans la région. Il estime qu'en moyenne, « trente détenus se partagent une cellule de 8 m², impossible dans ces conditions d'assurer une hygiène décente ». Résultat : plus de cent cas de tuberculose détectés. Pour ne rien arranger, ajoute le journal, il n'y aurait pas assez de médecins. Joao de Souza estime que « les conditions de travail sont trop mauvaises pour attirer le corps médical ». Les autorités donnent une tout autre version au Diario de Cuiaba. « Le nombres de prisonniers atteints par la tuberculose diminue d'année en année ». Et en ce qui concerne le manque de personnel soignant, « le Gouverneur du Mato Grosso y travaille ».

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