Cuba / Espagne - 
Article publié le : lundi 30 juillet 2012 à 05:09 - Dernière modification le : lundi 30 juillet 2012 à 05:09

La mort d'Oswaldo Paya crispe les relations entre Cuba et l'Espagne

Les Dames en blanc ont marché ce dimanche 29 juillet 2012 en hommage à Oswaldo Paya. A droite, Berta Soler, leader du mouvement.
Les Dames en blanc ont marché ce dimanche 29 juillet 2012 en hommage à Oswaldo Paya. A droite, Berta Soler, leader du mouvement.
AFP/Francisco Jara

Par RFI

La mort dans un accident de voiture de l'opposant Oswaldo Paya, le 22 juillet dernier, agite la dissidence cubaine qui met en doute la version officielle de l'accident et demande que le récit de deux témoins soit rendu public. Ces témoins, deux ressortissants étrangers, sont retenus par les autorités. Parmi eux, un jeune responsable politique de droite espagnol. Une affaire qui crispe les relations entre l'Espagne et Cuba.

Ce dimanche, les Dames en blanc, mouvement d'opposition au régime cubain, ont dédié leur marche au dissident Oswaldo Paya, tué dans un accident de voiture le 22 juillet dernier. La famille et certains milieux d'opposition contestent la version de l'accident présentée par les autorités cubaines, selon laquelle le véhicule dans lequel se trouvait l'opposant roulait trop vite et aurait percuté un arbre. Berta Soler, leader des Dames en blanc a demandé ce dimanche aux autorités cubaines d'éclairer les zones d'ombre qui restent sur cette affaire. Une requête à laquelle a également souscrit un autre dissident cubain, Elizardo Sanchez Santa Cruz, président de la Commission cubaine des droits de l'homme (non reconnue).

Dans le véhicule accidenté se trouvaient deux autres personnes, un Suédois, Jens Aron Modig, et un Espagnol, Angel Carromero. Les opposants demandent que leur version des faits soit rendue publique. Mais les deux hommes sont retenus par la police cubaine. «Eux seuls peuvent dire ce qui s'est passé» a déclaré Elizardo Sanchez.

Tension entre Cuba et l'Espagne

Comme le rappelle notre correspondant à Madrid, François Musseau, entre Cuba et l’Espagne tout incident est propre à générer une crise diplomatique tant les deux pays se regardent en chiens de faïence. L’Espagne exige qu’Angel Carromero, l’un des leaders du mouvement des jeunes du Parti populaire, au pouvoir à Madrid, puisse rentrer au plus vite dans son pays mais La Havane ne l’entend pas cette oreille. Cuba déclare qu'Angel Carromero n’est pas détenu mais retenu.

Le consul espagnol s’occupe de son cas mais Madrid craint que le jeune responsable politique soit utilisé comme moyen de pression dans le bras de fer diplomatique. En conséquence, les autorités espagnoles font tout pour limiter l’affaire à un accident de circulation pour éviter que d’autres charges puissent être présentées contre Carromero.

tags: Cuba - Droits de l’homme - Espagne
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