Revue de presse des Amériques - 
Article publié le : mercredi 01 août 2012 à 17:40 - Dernière modification le : mercredi 01 août 2012 à 17:40

A la Une : Québec : le premier ministre va déclencher des élections anticipées

Par Stefanie Schüler

Dans le Grand Nord du continent américain, plus précisément au Québec, le Premier ministre Jean Charest devrait demander aujourd'hui la dissolution du Parlement provincial et déclencher ainsi des élections. « Sauf circonstance imprévisible, le Premier ministre québécois déclenchera ce mercredi des élections générales », titre aujourd'hui le quotidien La Presse. Même son de cloche sur le site de Radio Canada, qui explique le déroulement de la journée : Jean Charest va réunir son Conseil des ministres pour adopter un décret. Le chef du gouvernement se rendra par la suite au bureau du lieutenant-gouverneur pour lui demander de dissoudre la Chambre. Selon le code électoral, le Québec sera alors en campagne électorale pour les 35 prochains jours. Le scrutin aura lieu le mardi 4 septembre.

 
Il s'agit là d'élections générales anticipées puisque Jean Charest n'est pas encore à la fin de son mandat. Le Premier ministre devrait d'ailleurs tenir une conférence de presse dans l'après-midi, rapporte le journal La Presse. Conférence pendant laquelle il va « préciser les raisons pour lesquelles il a choisi de lancer un appel aux urnes à ce moment-ci, après trois ans et huit mois de son troisième mandat ». Pour le quotidien québécois, « il y a fort à parier que M. Charest justifiera son geste en disant que la population doit trancher entre deux visions : la sienne, fondée sur la loi et l'ordre, l'économie et le respect des droits individuels, ou l'autre, celle de la chef du Parti québécois, (souverainiste, ndlr), Pauline Marois, qui obéit à la rue et laisse entrevoir la tenue d'un référendum sur la souveraineté. Jean Charest demandera aussi à la population un mandat fort pour le soutenir dans sa position sur la crise étudiante du printemps ».
 
Après avoir été suspendus, les cours doivent en effet reprendre à la mi-août, et donc en plein milieu de la campagne électorale. Pour le journal Le Devoir, cela va évidemment provoquer de nouveaux remous dans la Belle Province. La présidente de la Fédération étudiante universitaire du Québec, Martine Desjardins, a d'ores et déjà déclaré qu'il était « grotesque » de déclencher des élections « sur le dos d'une crise sociale que le gouvernement a lui-même provoquée ». Une crise qui par ailleurs n'a toujours pas été réglée. Si on ne sait pas encore quelle tournure vont prendre les nouvelles manifestations et actions à prévoir, une chose semble néanmoins certaine, explique Le Devoir: « Les associations d'étudiants souhaitent que leurs membres se souviennent du mépris du gouvernement libéral sortant au moment d'aller voter le 4 septembre prochain ».
 
Etats-Unis : bilan de la tournée internationale de Mitt Romney
 
Aux Etats-Unis, les journaux tirent aujourd'hui le bilan de la tournée internationale du candidat républicain à l'élection présidentielle, Mitt Romney. Il y a en effet beaucoup de commentaires à la Une des journaux américains. Et toutes ces analyses sur le voyage de Mitt Romney en Israël, en Grande-Bretagne et en Pologne se résument en un mot : raté.
 
« La visite en Israël : un ratage complet », estime le Los Angeles Times qui rappelle la colère des Palestiniens après que le candidat républicain ait qualifié Jérusalem de « capitale d'Israël » et après avoir fait des déclarations sur l'arriération économique supposée des territoires palestiniens.
 
La visite de Mitt Romney à Londres ? Ratée aussi. Elle a surtout été marquée par la réaction outrée des Britanniques aux critiques qu'il a formulées à l'égard de l'organisation des Jeux olympiques, explique le Chicago Tribune, qui poursuit : « En Pologne, le syndicat Solidarité l'a accusé d'attaquer les droits des travailleurs, au moment même où il rencontrait son leader historique, Lech Walesa ». Et le Los Angeles Times de conclure dans une phrase cinglante : « Racoler sur la scène internationale ne fait pas de vous un homme d'Etat ».
 
Colombie : résurrection d’un chef des FARC, déclaré mort en 2010 par le gouvernement
 
Les Colombiens ont assisté ce mardi soir en prime time à une curieuse résurrection : celle de José Benito Cabrera, alias Fabian Ramirez, l'un des leaders historiques des FARC et chef du puissant « Bloque Sud » de la guérilla. « Le gouvernement avait annoncé la mort de Ramirez en novembre 2010 lors d'un raid de l'armée colombienne sur un campement des FARC », rappelle aujourd'hui le quotidien colombien El Pais, qui souligne que « son corps n'a jamais été retrouvé ». Mardi soir donc, Fabien Ramirez est apparu en pleine forme dans une interview pré-enregistrée à la télévision Caracol. Le chef guérilléro s'y dit prêt à des négociations de paix avec le gouvernement mais estime que celui-ci ne souhaite pas réellement la fin du conflit armé qui ravage la Colombie depuis des décennies.

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