A la Une : Usain Bolt entre dans la légende
Toute la Jamaïque en liesse après la victoire d’Usain Bolt aux 200 mètres des JO de Londres. Cet exploit fait bien sûr la Une de la presse locale. Le Jamaica Observer jubile : « Lightning Bolt strikes again ». Bolt, la foudre frappe encore ! La foudre qui a électrisé la capitale Kingston. Ils étaient des milliers à se rassembler devant le grand écran du centre-ville pour suivre la finale du 200 mètres. Et quand Usain Bolt franchit en premier la ligne d’arrivée, suivi par ses deux compatriotes Yohan Blake et Warren Weir, la foule ne pouvait plus se retenir.
Une vidéo postée sur le site du Jamaica Gleaner témoigne de cette ambiance de folie au son des vuvuzelas. « Maintenant il n’a plus rien à prouver », dit une Jamaïcaine dans ce reportage, elle porte des grandes lunettes aux couleurs jaune et verte du pays. « C’est le plus grand ! » Un avis entièrement partagé par le journal vénézuélien El Nacional. « Usain Bolt est devenu hier soir l’un des sportifs les plus célèbres de l’histoire de l’athlétisme. En un mot, une légende ! » Mais d’après la Folha de Sao Paulo, cette « légende » pourrait bientôt prendre sa retraite. En tout cas c’est ce qu’a laissé entendre Usain Bolt après sa victoire.
« Dans quatre ans, donc aux JO de Rio de Janeiro, j’aurai 30 ans, explique-t-il au journaliste brésilien. Ces deux-là (il le dit en pointant du doigt ses compatriotes Blake et Weir) n’en auront que 26 ». Histoire de dire que la relève est assurée.
La campagne présidentielle aux Etats-Unis se durcit
C’est un spot télé de Barack Obama qui fait scandale depuis quelques jours. Ce spot a été conçu par Priorities USA, un comité pro-Obama. Il fait partie des Super-PAC, c’est-à-dire des organisations privées qui dépensent des millions de dollars en publicité pour soutenir les candidats. Dans cette vidéo, un ancien employé d’une usine d’acier fermée par Bain Capital, l’entreprise de Mitt Romney, témoigne. Il explique qu’après son licenciement, il avait perdu son assurance-santé. Et quelque temps après, sa femme est décédée d’un cancer. Selon le Washington Post, cette vidéo insinue que Mitt Romney a contribué à la mort de cette femme. « Jamais un spot télé n’a fait autant de buzz dans cette campagne, estime le journal. Mais en fait, c’est bien le but recherché de ces vidéos provocatrices. Elles sont là pour cliver, pour attirer l’attention des gens saturés d’information ».
Au Venezuela, la rébellion des abeilles « chavistes »
Une autre campagne présidentielle se déroule au Venezuela. Et pour l’instant c’est le président et candidat à sa réélection Hugo Chavez qui crée l’événement. Jeudi 9 août 2012, il a annoncé que les forces de sécurité vénézuéliennes avaient arrêté un Américain soupçonné de vouloir semer le trouble dans le pays en cas de défaite de l’opposant Henrique Capriles. « Il avait l’air d’être un mercenaire », disait Chavez justifiant ainsi son arrestation. D’après le Miami Herald, les autorités vénézuéliennes n’ont pas encore révélé l’identité de l’homme. Contacté par le journal, l’ambassade américaine à Caracas a refusé de commenter l’affaire.
Quoi qu’il en soit, pour la presse d’opposition, il est plus urgent que jamais de se débarrasser du président sortant. Le journal Tal Cual fait une comparaison assez osée. Le Venezuela, écrit ce quotidien (qui n’est jamais très tendre avec le président), c’est comme une ruche. Hugo Chavez fait figure de reine qui demande à son peuple une obéissance absolue. « Mais attention, la phéromone politique qui crée le lien entre le président et ses sympathisants aux chemises rouges commence à perdre sa force. Il n’est pas exclu, écrit Tal Cual, que l’on assistera bientôt à la rébellion des abeilles chavistes », écrit Tal Cual.
Une ville de deux habitants mise en vente aux enchères
Cette vente aux enchères pour le moins insolite aura lieu la semaine prochaine dans le Montana, au nord-ouest des Etats-Unis. Le mercredi 15 août 2012, la maison d'enchères Williams&Williams va vendre la petite ville de Garryowen, qui compte deux habitants, 3 hectares de terrain, plusieurs bâtiments et surtout une collection de documents anciens, annonce aujourd'hui le journal USA Today. Car Garryowen est située sur le site historique de la célèbre bataille de Little Big Horn qui a opposé, en 1876, les troupes américaines du général Custer à plusieurs tribus indiennes et s'est soldée par la victoire des Indiens. La mise à prix est fixée à 250 000 dollars.

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