La Revue de Presse des Amériques - 
Article publié le : mardi 14 août 2012 à 18:36 - Dernière modification le : mardi 14 août 2012 à 18:36

A la Une : présidentielle aux Etats-Unis : le vote anticipé fait recette

Par Stefanie Schüler

La campagne présidentielle fait encore et toujours la Une des journaux américains, avec aujourd'hui deux sujets qui dominent le débat : le vote anticipé et les électeurs séniors.« Des milliers d'électeurs ont déjà commencé à voter », titre le Miami Herald. Ce système de vote anticipé a été adopté par 32 États aux États-Unis en 2004. Il permet aux Américains de faire leur choix bien avant la date officielle du scrutin. Et à en croire le Miami Herald, cette option connaît de plus en plus d'adeptes. Ainsi, rien que dans le quartier de Miami-Dade, qui compte un peu plus d'un million d'électeurs, 165.000 ont demandé des formulaires de votes par correspondance. 85.000 ont déjà été remplis et renvoyés dans les bureaux de votes.

Le candidat républicain est arrivé hier en Floride pour y tenir ses premiers meetings électoraux. Lors de ces réunions, Mitt Romney s'est abstenu d'aborder un sujet qui fâche: le système d'assurance de santé pour les séniors, Medicare, que le colistier de Mitt Romney, Paul Ryan, fraîchement nommé, voudrait radicalement réformer.
 
« Pour le candidat républicain, c'est un terrain glissant », estime le New York Times. « Surtout dans un Etat comme la Floride, le paradis des retraités américains, où plus de la moitié des électeurs ont plus de 50 ans. Or, il est presque impossible pour Mitt Romney de gagner l'élection présidentielle sans une victoire en Floride ». Les séniors sont donc un électorat primordial pour le scrutin en novembre. « L'équipe de Barack Obama le sait, et diffuse d'ores et déjà des spots spécifiques qui leurs sont destinés ».
 
Présidentielle au Venezuela : le système pénitencier fait débat
 

Un bâtiment de la prison El Rodeo, près de Caracas (Venezuela), le 19 juin 2011.
REUTERS/Carlos Garcia Rawlins

Le Venezuela aussi est en campagne présidentielle, dont l'un des thèmes dominants est la violence, omniprésente dans cet Etat d'Amérique latine. En pleine campagne électorale, une ONG vénézuélienne publie un rapport explosif qui ne devrait pas faire l'affaire du président sortant: « L'Observatoire vénézuélien des prisons constate que le nombre d'homicides au sein des centres pénitentiaires a connu une hausse inquiétante en 2012. Et ceci, alors que le gouvernement d'Hugo Chavez avait annoncé un véritable plan Marshall pour améliorer la situation dans les prisons vénézuéliennes », rapporte aujourd'hui le journal La Opinion. « 304 prisonniers ont été tués durant les six premiers mois de cette année, une hausse de 15% par rapport à 2011 ».
 
Le quotidien rappelle que les 33 prisons vénézuéliennes sont en proie à une violence quotidienne. « L'ensemble des centres pénitentiaires est complètement surpeuplé, les affrontements entre gangs rivaux sont permanents, les équipes de surveillance sont corrompues et livrent des armes et des drogues aux prisonniers », écrit La Opinion.
 
Pourtant, Hugo Chavez avait annoncé l'année dernière la restructuration du système pénitentiaire vénézuélien. Il avait même créé un nouveau ministère, exclusivement dédié à résoudre ce problème. Mais les annonces n'ont apparemment pas été suivies d'effets. Le directeur de l'Observatoire des prisons, cité par La Opinion: « Monsieur Chavez a oublié l'essentiel : la protection de la vie des prisonniers ».
Même son de cloche dans les colonnes du journal El Universal qui écrit: « La violence dans notre pays est à mettre sur le compte d'un gouvernement national, qui stigmatise les pauvres. Ce sont eux qui se retrouvent ensuite en prison. Et une fois derrière les barreaux, ils doivent se battre pour rester en vie. Aujourd'hui, il existe dans chaque prison vénézuélienne un gouvernement parallèle sur lequel le gouvernement d'Hugo Chavez n'a pas la moindre influence ».
 
Mouvement des étudiants au Québec : l’heure de la vérité
 
Au Québec, une partie des étudiants a repris le chemin des cours, hier, après six mois de conflit sur la hausse annoncée des frais scolaires. Et à en croire le quotidien québécois Le Devoir, aujourd'hui, la mobilisation des jeunes contre le gouvernement de Jean Charest, une mobilisation qu'on disait intacte il y a encore quelques jours, commence à montrer les premiers signes d'essoufflement. « Un à un, les mandats de grève illimitée tombent", constate le journal. Sur les 14 institutions qui ont été bloquées par la grève au printemps dernier, six ont déjà voté la reprise des cours. Des quelque 160.000 étudiants qui boycottaient leurs cours au plus fort du mouvement, il en reste environ 110.000 ». Et Le Devoir de conclure : « C'est un moment décisif : si ce nombre tombe sous la barre des 100.000, plusieurs associations universitaires mettront automatiquement fin à leur mandat de grève ».

tags: Barack Obama - Canada - Hugo Chavez - Mitt Romney - Présidentielle américaine 2012 - Revue de presse - Venezuela
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