La Revue de Presse des Amériques - 
Article publié le : mercredi 15 août 2012 à 18:37 - Dernière modification le : mercredi 15 août 2012 à 18:43

A la Une : JO de Rio : le compte à rebours est lancé

Par Stefanie Schüler

Le maire de Rio de Janeiro, Eduardo Paes, reçoit le drapeau olympique de la part du maire de Londres, Boris Johnson, lors de la cérémonie de clôture des Jeux, le dimanche 12 août 2012.
REUTERS/Jeff J Mitchell/Pool

Le drapeau olympique arrive aujourd'hui à Rio de Janeiro, où il doit traverser plusieurs quartiers défavorisés, les fameuses favelas. Pour le Miami Herald, c'est l'occasion de dresser un état des lieux de la ville hôte des prochains Jeux olympiques. « Le compte à rebours est lancé, écrit le journal de Floride, et tout d'un coup, quatre années, ça semble court pour régler le chaos routier quotidien, moderniser le système vétuste du transport public, faciliter l'accès à l'aéroport et rénover les immeubles délabrés qui bordent les plages mythiques de Rio ».
 
« Mais le plus important défi de la ville est ailleurs », souligne le Miami Herald. « Les autorités locales vont-elles être capables de gérer la foule de visiteurs qui va envahir Rio lors des JO? Actuellement, quelques 8000 chambres, de catégorie trois étoiles ou plus, sont en construction, la construction de 9000 autres est en cours d'examen ».
 
Mais ces possibilités de logements semblent dérisoires comparées à des centaines de milliers de personnes attendues pour les prochains Jeux. C’est la raison pour laquelle, explique le Miami Herald, « la ville de Rio étudie actuellement d'autres mesures pour pouvoir faire face au manque criant d'hébergements. Parmi les solutions étudiées : faire venir d'énormes bateaux de croisières dans le port de Rio ». Des paquebots qui deviendraient, le temps des JO, des hôtels de luxe flottants.
 
Etats-Unis : une nouvelle mesure en faveur des jeunes sans-papiers entre en vigueur ce mercredi
 
Aux Etats-Unis, les services d'immigration risquent de crouler sous les demandes de régularisation de jeunes sans-papiers. Au mois de juin, Barack Obama avait annoncé une mesure en faveur des immigrants illégaux. Le Président a en effet décidé de suspendre les expulsions pour les immigrés âgés de 15 à 30 ans, arrivés sur le territoire américain avant l'âge de 16 ans, scolarisés ou diplômés et qui n'ont pas d'antécédents judiciaires. Après examen de leur dossier, ces jeunes sans-papiers peuvent voir leur procédure d'expulsion suspendue et ils peuvent obtenir un permis de travail de deux ans.
 
Cette mesure entre en vigueur aujourd'hui. A partir de ce mercredi, 15 août, les intéressés peuvent envoyer leur demande aux services d'immigration, dont les salariés risquent bientôt de crouler sous des lettres et formulaires. Car, comme le souligne le Los Angeles Times aujourd'hui Barack Obama avait certes parlé de quelques 800 mille jeunes qui seraient concernés par cette mesure. Mais selon les estimations plus réalistes des services d'immigrations, il s'agirait plutôt de 1 200 000 à 1 700 000 jeunes qui pourraient prétendre au droit de rester sur le sol américain.
 
Du coup, différentes administrations américaines pourraient se retrouver bloquées.
« La toute première demande n'est pas encore arrivée aux services d'immigration que déjà les adversaires tout comme les partisans de la mesure tirent la sonnette d'alarme », écrit le Los Angeles Times. « Personne n'a prévu pour l'instant d'engager plus de personnel pour traiter le surplus de demandes de régularisations. Personne n'a encore prévu de frais supplémentaires ». Et le Los Angeles Times de conclure: « Si rien n'est fait rapidement, les procédures risquent d'être retardées, ce qui nuirait à l'ensemble du programme voulu par Barack Obama ».
 
Equateur : quel avenir pour Julian Assange ?
 
En Equateur, les médias sont littéralement suspendus à la décision du président Rafael Correa, qui doit dire dans les prochains jours, voire dans les prochaines heures, si oui ou non il accorde l'asile politique à l'Australien Julian Assange. Le fondateur de Wikileaks, s'est refugié, il y a huit semaines, dans l'ambassade d'Equateur à Londres pour échapper à une extradition vers la Suède. « Aujourd'hui, le président Correa va faire le point avec son ministre des Affaires étrangères », titre en grandes lettres El Universo. Hier, un article du journal britannique The Guardian avait semé le trouble en rapportant que l'asile politique allait être accordé à Julian Assange. « Mais visiblement, les collègues britanniques ont été mal informés », réplique El Universal, « car le président Correa lui même a démenti cette information. Il faut donc attendre encore quelques heures avant d'en avoir le cœur net », explique le journal équatorien.
 
De son côté, le quotidien Hoy, met en relief une autre problématique qu'attend Julian Assange: « Même si l'Equateur lui accorde l'asile politique, le fondateur de Wikileaks n'est pas pour autant sorti de l'auberge. Car pour se rendre en Equateur, il faut bien que Julian Assange quitte l'ambassade pour l'aéroport de Londres. Et là, les autorités britanniques vont procéder à son arrestation ».

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