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A la Une : Polémique sur l’avortement aux Etats-Unis
Lors d’une interview télévisée, un élu républicain a déclaré que les femmes possédaient des défenses biologiques qui leur permettent de ne pas tomber enceintes en cas de « viol véritable ». Ces propos ont provoqué un véritable tollé même au sein du camp conservateur.
Selon le Washington Post, le candidat républicain à la présidence, Mitt Romney, a tout de suite condamné les propos de Todd Akin. « Ce qu’il dit sur le viol, c’est insultant, inexcusable et, pour être franc, c’est tout faux ! ». D’autres conservateurs se sont ensuite fait entendre pour demander à ce sénateur de se retirer de la course et ne plus briguer un autre mandat en novembre.
Après cette sortie, il aura peu de chances d’être réélu, estime le Christian Science Monitor. « Il est difficile de s’imaginer à présent que Todd Akin gagne contre son rival démocrate ». Mais le républicain, lui, n’entend pas abonner la campagne : « Je n’ai même pas encore commencé à me battre », prévient-il dans les colonnes du Christian Science Monitor. Avec une telle attitude, écrit le journal, il prend le risque d’empêcher son parti de gagner la majorité au Senat lors des prochaines élections.
« Les nouvelles frontières de l’extrémisme »
Quoi qu’il en soit, cette position radicale sur l’avortement n’est pas si isolée que ça au sein du parti républicain, écrit le New York Times. Le problème, écrit le journal, c’est que Todd Akin va surement être remplacé par un autre candidat républicain. Celui-là s’exprimera avec plus de retenue, mais au fond, il pense la même chose sur l’avortement, l’immigration, les droits des gays et lesbiens etc. « Ces positions-là ne sont pas partagées par la majorité des Américains mais elles restent bien ancrées dans l’idéologie conservatrice. »
D’après le journal de New York, Mitt Romney lui, paraît sur ce point presque une exception. « Il est favorable à l’avortement en cas de viol. Mais de nombreux dirigeants républicains qui vont venir à la convention du parti la semaine prochaine ne partagent pas ce point de vue. Les frontières de l’extrémisme commencent à bouger, conclut le New York Times.
Nouvel épisode de violence carcérale au Venezuela
Vingt-quatre détenus et le parent d'un prisonnier ont été tués dimanche, dans un centre pénitentiaire près de la capitale Caracas. Mais cette information, le gouvernement l’a seulement avouée le lendemain des faits, écrit Periodico 2001. Hasta quando ?, titre le journal vénézuélien en Une. « Jusqu’à quand » cette violence va-t-elle durer. Officiellement, l’affrontement entre deux bandes rivales a fait 25 morts. Mais selon Periodico 2001, le nombre de personnes tuées est bien supérieur au chiffre annoncé par le gouvernement. Les familles de victimes, elles, parlent de plus de 40 morts.
L’opposition n’a pas tardé de réagir. Et comme nous sommes en pleine campagne présidentielle au Venezuela, elle n’a pas pris de gants. Dans les colonnes du journal El Nacional, le candidat de l’opposition Enrique Capriles accuse le président Hugo Chavez d’être responsable de cette violence carcérale. Une position largement partagée par les familles de victimes qui ont organisé une veillée devant la prison. Selon El Nacional, elles exigent du gouvernement de publier la liste des morts et des blessés. Le journal a recueilli le témoignage d’un homme qui refuse de quitter les lieux, et pour cause : « Parmi les prisonniers, dit-il, il y a mon fils et ma femme. Je veux savoir s’ils sont vivants. Avant, je ne bougerai pas d’ici ».
Au Québec, un face-à-face musclé entre Charest et Marois
A deux semaines des élections législatives, les candidats s’affrontent sur les plateaux télévisés. Lundi 20 août, la chaîne TVA a organisé un échange entre le Premier ministre sortant (et chef du Parti libéral), Jean Charest, et la chef du Parti québécois, Pauline Marois. Selon le Journal de Montréal, les deux dirigeants ont « défendu leur peau sans pour autant verser dans l'insulte gratuite ». « Mais c’était toutefois une solide empoignade, constate Le Devoir, surtout autour du thème de la gouvernance.
Les deux politiciens se sont aussi affrontés sur la question linguistique. « Le chef libéral a affirmé que la langue française continue à avancer au Québec », écrit Le Devoir. Mais sa rivale n’est pas d’accord sur ce point. Selon la chef du Parti québécois, les francophones ne peuvent plus se faire servir en français dans certains commerces de Montréal. Pauline Marois a vivement recommandé à M. Charest de se promener un peu au centre-ville pour se rendre compte de ce problème.

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