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En Tunisie, les salafistes appellent désormais ce 19 mai à un rassemblement en banlieue de Tunis (Ansar al-Charia) Tunisie: le mouvement salafiste Ansar al-Charia demande à ses partisans de ne pas venir à son meeting prévu ce dimanche à KairouanL'armée syrienne engage l'assaut contre le fief rebelle de Qousseir, dans le centre du pays (OSDH) |
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A la Une : Non à une intervention militaire américaine en Syrie
LeWashington Post plaide contre toute idée d'intervention militaire américaine en Syrie. « Les appels pour une intervention de l'armée américaine dominent les conversations. Deux raisons simples sont avancées : la première est que les souffrances du peuple syrien exigent une action internationale , la seconde est que les Etats-Unis ont intérêt à soutenir les rebelles afin de s'assurer de bonnes relations avec le régime qui émergera du conflit », constate l'éditorialiste, avant de réfuter ces deux arguments. «Tout engagement militaire en Syrie aurait d'importantes conséquences », explique le journaliste. «D'abord, il ne faut pas sous-estimer le nombre de victimes civiles que causerait une telle intervention. Ensuite, un engagement américain renforcerait la perception que Washington est toujours prêt à lâcher ses bombes sur des populations musulmanes. Deux ans après une hypothétique intervention militaire américaine en Syrie, la population se souviendra que des femmes et des enfants sont morts sous des bombardements américains.» Le journaliste rappelle que, depuis des décennies, les arabes ont été quotidiennement abreuvés de propagande anti-américaine par leurs gouvernements ou leurs médias. «Cela ne changera pas même si nous décidons d'aider l'opposition syrienne», déplore le quotidien. Pour le Washington Post, le constat est triste mais évident : «les guerres civiles doivent être menées par les peuples concernés, et elles font toujours beaucoup de victimes».
Le plan républicain pour l’énergie
Le New York Times revient pour sa part sur le plan énergétique proposé par le candidat républicain à la présidence. Mitt Romney a annoncé jeudi qu'il allait changer les règles sur les autorisations de forage et d'exploitation minière. « En proposant de mettre un terme au contrôle fédéral sur les forages gaziers et pétroliers, Mitt Romney cherche à attirer les électeurs hostiles par principe à toute intervention fédérale tout en offrant une belle récompense à ses nombreux partisans de l'industrie énergétique », explique le quotidien qui rappelle qu'au cours de la semaine dernière, l'industrie gazière et pétrolière ont contribué à hauteur de 10 millions de dollars au financement de la campagne républicaine. «Le gouvernement fédéral détient de vastes portions de terres au Nouveau-Mexique, au Nevada, en Utah, dans le Colorado et en Alaska. Sous l'administration Obama, Washington a accru son rôle dans les décisions relatives au forage et à l'exploitation minières de ces territoires. Cela est resté en travers de la gorge de beaucoup d'habitants de ces Etats et des responsables du secteur énergétique », constate le New York Times. Les écologistes et défenseurs de l'environnement contactés par le journal sont évidemment tous horrifiés par la proposition de Mitt Romney. Un responsable démocrate interrogé par le quotidien évoque, lui, le risque d'une « balkanisation des règles en matière de forage, qui risquerait de rendre folle l'industrie pétrolière». Et le New York Times rappelle en guise de conclusion qu' «offrir le contrôle des ressources énergétiques aux Etats serait un changement radical dans la politique menée depuis plus d'un siècle, aussi bien par les républicains que par les démocrates."
Le Venezuela, ancien pays exportateur de pétrole, importe désormais l’or noir
Toujours dans le secteur énergétique le Miami Herald consacre un article au Venezuela, qui, en dix ans, est passé de pays exportateur à pays importateur de pétrole. «Le Venezuela est réputé être le pays qui dispose des plus grandes réserves pétrolières du monde», rappelle le journal, « mais la détérioration de son système de raffinage et la contrebande massive de pétrole vers l'extérieur du pays l'ont conduit à la pénurie ». Les experts contactés par le quotidien craignent que les mesures de restriction de consommation de pétrole déjà implantées dans certaines régions frontalières du Venezuela soient étendues au reste du pays. Ils déplorent le démantèlement des capacités de raffinage du pays depuis dix ans, notamment dû à la décision prise par le président Chavez de vendre ses raffineries à l'étranger, mais aussi à l'absence de maintenance dans les raffineries du pays. Le Venezuela fait par ailleurs face à une contrebande massive de pétrole. «L'essence est soixante fois plus chère en Colombie qu'au Venezuela. Il est tentant dans ces conditions de remplir son réservoir et d'aller vendre son contenu de l'autre côté de la frontière», explique le Miami Herald. Mais le journal ajoute: «Les volumes impliqués montrent cependant qu'il ne s'agit pas seulement de petits trafics individuels. C'est une immense source de corruption. Chaque jour, des camions et des barges transportent des milliers de litres d'essence vers la Colombie. De telles opérations ne pourraient pas être menées sans un certain degré de complicité de la part des autorités chargées de surveiller la frontière. »
Au Canada, l’amiante tue
Le Devoir, quotidien de Montréal, s'attaque au mythe d'une industrie minière sans risque pour la santé, celle de l’amiante. « Contrairement à ce qu'affirment les défenseurs de l'industrie de l'amiante, des travailleurs engagés après 1975, date de l'adoption de règles de manipulation sécuritaires dans les mines, souffrent bel et bien de maladies liées à leur exposition. Certains en sont morts », peut-on lire à la Une du journal. « L'industrie de l'amiante affirme qu'aucun travailleur exposé depuis 1975 n'a été reconnu atteint d'une maladie liée à l'amiante », rappelle Le Devoir qui assène après avoir épluché les dossiers médicaux de mineurs canadiens : « Problème, c'est faux ! » Selon le journal, dans la seule région de Thetford Mines, la fibre a tué 373 travailleurs entre 2007 et 2010. Mais, confronté à ce chiffre, le président du mouvement de défense de l’industrie de l’amiante, rétorque avec cynisme : «L'eau pose un risque de noyade. Est ce que l'on va interdire l'eau ?»

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