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Article publié le : mardi 28 août 2012 à 19:13 - Dernière modification le : mardi 28 août 2012 à 19:17

Cannabis : plus on commence jeune, plus on devient bête...

Plants de cannabis
Plants de cannabis

Par Véronique Moreau

Fumer des joints quand on est adulte et quand on est adolescent, ce n'est décidément pas la même chose. Chez les plus jeunes, une consommation régulière de cannabis peut faire considérablement baisser le quotient intellectuel (jusqu'à huit points !), et entraîne des troubles de la mémoire et de la concentration. C'est ce que révèle ce mardi 28 août une étude très sérieuse, publiée dans les Actes de l'Académie américaine des sciences...

En France, la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (Mildt) expliquait déjà en 2004 que la consommation de cannabis entraîne chez les jeunes des troubles de la mémoire et de l'attention, ainsi qu'une baisse des performances intellectuelles. Les spécialistes en addiction ne sont donc pas surpris. Ils saluent cependant dans l'étude qui vient de sortir un travail patient, rigoureux et scientifiquement incontestable.

En effet, pour la toute première fois, 1000 enfants nés au début des années 70 et originaires de la petite ville de Dunedin, en Nouvelle-Zélande, ont été suivis pas à pas jusqu'à l'âge de 38 ans. Parmi eux, les consommateurs réguliers de cannabis ont perdu jusqu'à huit points de quotient intellectuel entre l'adolescence et l'âge adulte, alors précisément que le Q.I. est censé rester stable avec le vieillissement. Ils font aussi preuve d'une moindre capacité de concentration. Leur mémoire et leur vivacité d'esprit sont comme ralenties.

Le cannabis fait baisser le Q.I.

Pour la psychologue américaine Madeleine Meier de l'Université Duke en Caroline du nord, qui a mené à bien ce long travail d'enquête, il est urgent que les pouvoirs publics renforcent les campagnes de prévention à l'égard des plus jeunes. Selon elle, le quotient intellectuel est en effet un élément déterminant de l'accès aux études supérieures, il a des conséquences sur le niveau de revenus comme sur la performance au travail.

En France, les consommateurs sont de plus en plus jeunes

En France, on a ouvert depuis quelques années des consultations spécialisées pour jeunes usagers du cannabis. On en trouve un peu partout sur le territoire mais les psychologues et addictologues qui y exercent espèrent bien que ces unités sont appelées à se développer. C'est là que des centaines de jeunes, notamment des cités, peuvent recevoir de l'aide en toute confidentialité pour apprendre à moins «fumer», voire à «décrocher du produit».

En classe de troisième, un jeune Français sur quatre et plus d'une fille sur cinq a déjà consommé du cannabis. 3% des adolescents de plus de quinze ans sont des consommateurs réguliers, et on note depuis six ans une augmentation inquiétante de la consommation à l'âge de treize ans (de 4,8% en 2006 à 6,4% en 2010).
 

tags: Drogue - Etats-Unis
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(2) Réactions

allons au bout de votre

allons au bout de votre théorie : le QI serais du as la consommation ou non de différents composés et non du aux gènes ni aux méthodes d apprentissage donc ... bref signé un fumeur de joint ayant commencé la fumette as 14 ans ,mais qui adulte totalise 170 dépassant de 10 points le QI estimé d Einstein ( la même différence qu il y as entre un trisomique (QI max 70) et la moyenne nationale française (le quidam donc) qui est de 80 ...)

L'HERBE A REBROUSSER LE CHEMIN DE L'EVOLUTION

La croissance cérébrale se termine à vingt cinq ans. Les adolescents consommateurs de cannabis contrarient leur propre développement intellectuel. Et in fine, ils seront d'une intelligence inférieure à celle que leur avaient intialement assignée leurs gènes. Et à si à leur tour parents devenus, leur progéniture s'adonne à cette même consommation d'herbe,la chute du coefficient intellectuel va se transmettre de génération en génération, mais en s'aggravant à chaque fois. Et l'humanité va refaire sa phylogénèse, mais à l'envers en rebroussant le chemin de l'évolution, jusqu'à atteindre les performances cérébrales de l'australopithèque. Celui-ci soit dit en passant, avait l'encéphale d'un volume de cinq cents centimètres cubes. Exactement le volume cérébral du primate herbivore!

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