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Amériques

élections USA 2012 Etats-Unis Mitt Romney

Ryan l'ultra, l’atout-choc des républicains

media

Si Mitt Romney est élu président des Etats-Unis en novembre, Paul Ryan sera le plus jeune vice-président américain depuis Richard Nixon en 1953. Investi le 11 août colistier du candidat républicain, ce fervent catholique de 42 ans, fin connaisseur d’économie, est devenu le chantre de l’austérité. Surtout, il est la caution ultraconservatrice de Mitt Romney le « modéré ». Portrait de ce nouveau phénomène de la campagne 2012 désigné « plus sexy des candidats à la vice-présidence à s'être jamais présenté » par le site people TMZ.

Paul Ryan a tout pour plaire. Jeune beau gosse aux yeux transparents, le sourire généreux et la carrure sportive, il est le dernier atout de Mitt Romney pour la présidentielle du 6 novembre. Mais il ne faut pas s’y méprendre : sous ses airs juvéniles se cache un vieux de la vieille en politique, qui a déjà passé plus de la moitié de son existence au Capitole. Stagiaire à 19 ans à Washington aux côtés d’un sénateur de son Etat, le Wisconsin, il est élu à 28 ans à la Chambre. Il y est reconduit sept fois de suite. Depuis 2010 il préside la toute-puissante commission du Budget à la Chambre basse.

Paul Ryan travaille beaucoup, et remue tout le temps. Très tôt le matin avant d’aller prier, il dirige une séance de fitness à la salle de gym du Capitole pour ses collègues. Quand il n’est pas à Washington, il pêche le poisson-chat à mains nues ou chasse, arc et flèches à la main, le daim et le cerf.

S’il en est arrivé là, c’est dit-il parce qu’il a grandi « trop vite » le jour où, alors qu’il n’avait que 16 ans, il a découvert le corps de son père mort d’une crise cardiaque. Cette tragique expérience construit le jeune garçon, lui enseigne « l’autosuffisance ». Concept que l’on retrouve dans sa politique économique ultralibérale qui séduit tant les ultraconservateurs du Tea Party.

Le chouchou du Tea Party

Paul Ryan est un jusqu’au-boutiste de l’austérité. Voilà plus de 20 ans qu’il se passionne pour l’économie et les théories des ultralibéraux tels Friedrich Hayek, Milton Friedman, ou encore Ayn Rand, figure de l'individualisme (et de l’athéisme, idée que ne partage pas Paul Ryan).

Début 2010, Paul Ryan lance un projet de réforme profonde du programme Medicare qui

assure la sécurité sociale aux plus de 65 ans, plan qui est rejeté par le Sénat à majorité démocrate. Il envisage également de réformer Medicaid, l’assurance des plus pauvres… Paul Ryan prône aussi une réforme de la politique fiscale plus avantageuse pour les plus riches.

Réformer et non supprimer, insiste-t-il. Pour mettre fin aux critiques des démocrates qui crient à la suppression de Medicare par exemple, le colistier républicain en arrive à faire campagne… aux côtés de sa maman Betty, elle-même bénéficiaire de Medicare. Le 18 août dernier à « The Villages » en Floride, le plus grand village de retraités au monde, Betty fait l'éloge de son fils en lui tenant la main...

Economiste aguerri, Paul Ryan plaît aussi aux ultraconservateurs pour ses positions sociétales. Catholique (très) pratiquant, marié et père de trois enfants, l’ancien enfant de choeur ne cache pas que ses convictions religieuses participent à ses choix politiques. L’interdiction de l’avortement, y compris en cas de viol, ainsi que celle du mariage gay en témoignent. Le pape l’a ainsi inspiré dans son projet de réduire les dépenses publiques. « Le Saint-Père, Benoît XVI, a accusé les gouvernements, les collectivités et les personnes privées endettées à des niveaux élevés de vivre aux dépens des futures générations, et de ne pas vivre dans la vérité », confie-t-il. Pour les fidèles du Tea Party, comment ne pas succomber à la tentation Ryan ?

Un assoiffé de culture

En revanche, il faut souhaiter à Paul Ryan que ses partisans du Tea Party n’ouvrent pas People magazine. Le potentiel vice-président se passionne certes pour Benoît XVI, Friedrich Hayek ou Saint Thomas d’Aquin, mais aussi pour…Voltaire ! Adieu la contradiction fondamentale entre le catholique convaincu et le philosophe viscéralement anticlérical ! Dans une interview au magazine américain il confie que, pour se distraire au volant, il écoute des cours magistraux sur Voltaire. « J’adore étudier les Lumières, qui était le débat du XVIIIe siècle », assure-t-il.

En tout cas, Mitt Romney voit clair quand il devine en son colistier un « leader intellectuel ». Et même la gauche américaine, qui entretient une détestation viscérale pour le conservateur pur et dur, le concède : Paul Ryan est un brillant intellectuel, loin de la politique politicienne.

Paul Ryan-Mitt Romney, un couple que tout semble opposer. Mais pour Mitt Romney, c’est la clé de la victoire. Un homme de conviction à l’allure charismatique pour sauver la face à côté d’un homme qualifié de « girouette » et à la réputation de républicain modéré, c’est peut-être le ticket gagnant pour la Maison Blanche.

Dans un long portrait consacré à Paul Ryan début août, le New Yorker prévient : « Pour anticiper ce que les républicains feront s'ils gagnent en novembre, la personne qu'il faut comprendre n'est pas nécessairement Mitt Romney. La personne qu'il faut comprendre, c'est Paul Ryan. »

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