A la Une : Obama dans les starting-blocks avant la convention démocrate
Après les républicains la semaine dernière, c'est maintenant au tour des démocrates de tenir leur convention pour renommer officiellement Barack Obama comme leur candidat à la Maison Blanche.
La convention démocrate débute demain, à Charlotte, une petite ville en Caroline du Nord. Et à en croire le Los Angeles Times, la grande messe de la famille démocrate se tiendra dans une ambiance peu habituelle pour ce parti, à savoir « sous le signe de l'harmonie ».
« Il est vrai, estime le grand quotidien de la côte ouest américaine, que pendant des décennies, être démocrate, voulait surtout dire : être en désaccord permanent avec ses pairs. On se souvient des grandes disputes internes sur les questions des droits civiques et de la guerre du Viêtnam, qui ont divisé le parti dans les années 60 et 70, de la série d'élections ratées des années 80, puis de la douloureuse rénovation de cette famille politique dans les années 90. »
Mais alors que la ville de Charlotte se prépare à accueillir à partir de ce mardi élus, délégués et militants démocrates, « le parti est uni comme rarement dans son histoire tumultueuse : uni contre Mitt Romney et ses partisans républicains, mais surtout uni derrière son président, Barack Obama », note le Los Angeles Times.
D’ailleurs, les journaux américains trouvent le président sortant en grande forme, avant le rendez-vous avec ces partisans à Charlotte. Le New York Times consacre aujourd'hui un long article à celui que le quotidien appelle « le concurrent en chef », en référence, bien sûr, à son titre de « commandant en chef » des forces armées américaines.
« D'une manière générale, Barack Obama est plus qu'un perfectionniste. Il est en perpétuelle quête de l'excellence, et ceci aussi bien dans sa vie privée qu'en politique », écrit le journal qui poursuit : « Alors que le face-à-face électoral avec Mitt Romney approche, la volonté du président de gagner, et sa peur de perdre, sont en effervescence. Il potasse jour et nuit pour se préparer aux débats contre son concurrent républicain tout en multipliant les événements de levées de fonds ». Et le New York Times de conclure : « Même pour les normes folles du monde politique, l'obsession de Barack Obama de prouver qu'il est le meilleur, est remarquable. Ses critiques appellent cela tout simplement de l'arrogance. »
De son côté, le Washington Post estime que les démocrates tirent un avantage certain du fait que leur convention a lieu après celle des républicains. Après avoir entendu Mitt Romney annoncer la couleur, Barack Obama peut maintenant répondre point par point lors de son investiture officielle en tant que candidat démocrate. « Dans ce cadre, le président sortant devrait porter une attention particulière aux électeurs indécis, ceux qui ont voté pour lui en 2008, mais qui ont depuis été déçus par sa politique, notamment en ce qui concerne la crise économique ». Et selon le Washington Post, « regagner ces électeurs hésitants, c'est gagner l'élection du 6 novembre prochain ».
Venezuela : répétition générale avant l’élection présidentielle le 7 octobre
Au Venezuela, l’élection présidentielle aura lieu le 7 octobre prochain. Ce scrutin s'annonce pour le moins tendu. Le président sortant Hugo Chavez affronte pour la première fois un candidat unique de l'opposition, Enrique Capriles. Et comme les deux camps se soupçonnent d'ores et déjà de fraude, le Venezuela, avant le grand jour, a organisé une sorte de répétition générale de l'élection. Elle a eu lieu hier, dans plus de 1 500 bureaux de votes à travers tout le pays et sous la surveillance d'observateurs, issus des deux camps, rapporte aujourd'hui le Miami Herald. Résultat : « Pour Hugo Chavez, la répétition a apporté la preuve que le système de vote fonctionne. Dans l'entourage de son concurrent Capriles, on s'est dit également confiant, bien que l'opposition reproche au président sortant d'utiliser des fonds publics pour acheter des votes. »
Québec : élections législatives ce mardi
Au Québec, les habitants de la province francophone du Canada sont, eux aussi, appelés aux urnes demain. Pour l'éditorialiste du Devoir, « un réel choix s'offre aux Québécois, alors que trois partis, aux visions très contrastées, se disputent le privilège de former le prochain gouvernement ».
« Le Parti libéral de Jean Charest réclame un quatrième mandat. Mais, estime le journal québécois, ce gouvernement est usé. Il lui manque aujourd'hui la capacité de rassembler. Le lien de confiance avec les Québécois s'est irrémédiablement brisé. Et cinq semaines de campagne ne pouvaient suffire à faire oublier tous les heurts qu'il a eus avec la société civile, dont cette crise étudiante qu'il n'a pas su apaiser avant qu'elle ne dégénère », conclut Le Devoir.

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