Négociations entre FARC et gouvernement : l’espoir de paix en Colombie - France - RFI

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Amériques

Colombie FARC Juan Manuel Santos

Négociations entre FARC et gouvernement : l’espoir de paix en Colombie

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En Colombie, le gouvernement et la guérilla marxiste des FARC ont annoncé vouloir ouvrir un dialogue de paix pour mettre fin au conflit armé qui déchire le pays depuis presque cinquante ans. Alors que les Colombiens veulent y croire, les pourparlers s’annoncent difficiles, car les dossiers épineux ne manquent pas.

Depuis deux jours, tout va très vite en Colombie. Mardi 4 septembre, le président colombien Juan Manuel Santos et le chef des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) Rodrigo Londono, alias « Timochenko », annoncent parallèlement un accord pour l’ouverture de pourparlers de paix.

Dans une allocution à la Nation, Juan Manuel Santos explique ensuite que les rencontres devraient se dérouler en terrain neutre, d'abord en Norvège et ensuite à Cuba. Puis, ce jeudi, les FARC donnent une conférence de presse à La Havane, et donnent la date du début des pourparlers : le 8 octobre, à Oslo, la capitale norvégienne.

La guérilla a également annoncé les noms des négociateurs qui la représenteront à la table des pourparlers. Parmi ces noms figure celui de Simon Trinidad, un ancien haut membre des FARC, qui avait fait des études à Harvard, et qui avait travaillé dans une banque avant de rejoindre la guérilla.

Signe de bonne foi

Seulement voilà, Simon Trinidad a été extradé en 2004 aux Etats-Unis, où il purge une peine de 60 ans de prison pour trafic de drogue. Le fait que la guérilla le réclame dans son équipe de négociateurs représente donc un sérieux défi, avant même le début des discussions.

En signe de bonne foi, Juan Manuel Santos a déclaré qu'il accepterait les choix des négociateurs de la guérilla quels qu'ils soient. Mais c'est à la justice américaine, et à elle seule, de décider si Simon Trinidad pourra sortir de prison pour s'assoir à la table des négociations.

Le gouvernement colombien a lui aussi nommé son équipe de négociateurs. Elle sera dirigée par l'ex-vice-président Humberto De la Calle et composée de six personnes, dont d'anciens hauts responsables politiques et militaires.

Les dossiers épineux

L'annonce de pourparlers de paix a fait souffler un vent d'optimisme sur la Colombie. L'ouverture d'un dialogue entre le gouvernement et la guérilla est actuellement sur toutes les lèvres. Les Colombiens veulent y croire. Pourtant, les négociations s'annoncent rudes, car les points qui doivent être abordés sont pour le moins épineux.

Il y a tout d'abord la question agraire. Les FARC sont nés en 1964 de la révolte des paysans, qui réclamaient une répartition des terres plus juste. Pour la guérilla, il est donc très important que le gouvernement fasse un geste en ce sens.

C'est ce qu’a déjà entamé Juan Manuel Santos, puisque le président a fait voter une loi qui prévoit justement la restitution de la terre à ceux qui en ont été chassés du fait de la violence. L'objectif du gouvernement : rendre la terre à 400 000 familles d'ici 2014.

La réinsertion des guerilleros

L'autre grand dossier de ces pourparlers portera sur la question de la réinsertion des guérilleros. La question du «pardon» a suscité ces derniers mois une vaste polémique au sein de la société colombienne. Le gouvernement voudrait régler cette question par un amendement constitutionnel.

Le texte prévoit, entre autres, une amnistie pour les membres de la guérilla qui décident de déposer les armes, et aussi pour les anciens, sauf ceux qui sont accusés de crime contre l'humanité. De leur côté, les victimes de la guérilla fustigent un texte qui, selon eux, ouvre la porte à l'impunité absolue.

Quatrième tentative en 50 ans

Les dernières négociations de paix ont échoué il y a dix ans, en 2002. Menées à del Caguan par le président Andrés Pastrana, elles sont restées gravées dans tous les esprits en Colombie. Car pour rendre possibles les négociations avec les FARC, le président leur avait accordé une zone de 42 000 kilomètres carrés dans le sud du pays.

Après quatre années de vaines négociations, le gouvernement avait estimé que la guérilla jouait un double jeu, et qu'elle avait profité de ce répit pour se renforcer. Les autorités ont donc rompu le processus de paix en février 2002 après l'enlèvement par les FARC d'un parlementaire. Pour les Colombiens, cet échec est encore aujourd'hui vécu comme un traumatisme. Et certains craignent déjà une reproduction du même scénario.

Santos joue quitte ou double

Pour le président colombien, l'ouverture d'un dialogue de paix avec les FARC représente aussi un enjeu politique. Deux ans avant la prochaine présidentielle en 2014, Juan Manuel Santos joue sa réélection.

Il sait qu'en ouvrant ces négociations, il a le soutien de la majorité de ses concitoyens. Selon le dernier sondage, 60% des Colombiens y sont favorables. Mais le président doit aussi se présenter comme le garant de la sécurité : il a souligné à plusieurs reprises qu'il n'y aura «pas d'arrêt des opérations militaires» pendant les négociations.

Les FARC, quant à elles, ont annoncé ce jeudi qu'elles demanderont un cessez-le-feu dès leur arrivée à la table des négociations. «Soyez réalistes», leur a répondu Juan Manuel Santos. Pas plus tard que ce mercredi, trois guérilleros ont été tués dans un bombardement militaire dans le nord de la Colombie.

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