L'émotion du Québec lors des funérailles du héros Denis Blanchette
Le drapeau du Québec était en berne ce lundi 11 septembre alors que se tenaient les funérailles nationales de Denis Blanchette. Ce technicien de scène de 48 ans a empêché un homme équipé d’une arme automatique de pénétrer dans la salle de spectacles de Montréal où Pauline Marois, la chef du Parti québécois, célébrait sa victoire aux élections législatives mardi 4 septembre. Un autre homme a été blessé ce soir-là mais sa vie n’est pas en danger.
De notre envoyée spéciale à Québec, Pascale Guéricolas
Sur le trottoir, une foule de plusieurs centaines de personnes écoutela retransmission de la messe sous haute surveillance policière. À l’intérieur, de nombreux élus, la future Première ministre du Québec et bien sûr des proches de Denis Blanchette. Devant les proches recueillis, son ami Denis Bourgault rappelle que ce technicien de scène a payé de sa vie son geste de bravoure : « Tu es sorti par la grande porte, tu es fidèle à ton image. Quand on pense aux autres, on pense à toi. »
En s’interposant devant le tireur qui avait en main une arme automatique, Denis Blanchette l‘a sans doute empêché de commettre d’autres crimes dans une salle bondée. Et peut-être de viser la future dirigeante du Québec, qui prenait la parole à quelques mètres de ce drame, le soir du drame. « On a vu une vague de sympathie déferler, qui traduit l'émotion des Québécois à son égard et à l'égard des événements qui se sont passés », confie Pauline Marois, la future Première ministre.
Le Québec ne revient toujours pas qu’un attentat semblable se soit déroulé dans une société d’habitude aussi pacifique. Les policiers, eux, ont pris la mesure de l’incident. La sécurité s’est considérablement renforcée autour des dirigeants politiques.
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Hommage à Denis Blanchette
C’est tout le Québec qui doit rendre hommage à Denis Blanchette. Il a fait le travail des policiers, empêché le tueur d’entrer dans le Métropolis et a sûrement évité un carnage. Le SPVM et la SQ devraient rendre des comptes pour n’avoir pas pu le protéger.