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A la Une : Obama président « normal »
Le président américain qui continue sa campagne dans l’état clé de l’Ohio. Au coude à coude dans les sondages avec son rival Mitt Romney, Barack Obama tente à présent de séduire la petite classe moyenne. Et pour cela, rien de mieux que d’apparaître comme un président « normal ». C’est Politico qui a trouvé cette expression. En anglais cela donne « regular président ».
Et comment agit un « président normal » en campagne pour sa réélection ? Il mouille sa chemise, il va dans les "café des sports" et discute avec les gens qui sont en train de regarder des matches de baseball ou de football. Grand amateur de bière, Barack Obama en profite aussi pour déguster quelques marques locales. « Cette tournée des pubs de l’Ohio, c’est bien sûr une stratégie de marketing savamment orchestrée », écrit Politico. En se présentant comme un homme proche du peuple, le président envoie un signal à son électorat : « voyez, à la différence de Mitt Romney, moi je vous comprends, je vous écoute et je partage vos passions pour le sport et la bière ».
Evidemment, l’équipe de Mitt Romney n’a pas tardé à réagir. C’est le stratège en chef, Rob Johnson, qui s’est chargé de la riposte, dans les colonnes de Politico. « Je pense que les Américains préfèrent plutôt un président qui boit du lait au chocolat mais qui est en revanche capable de mettre l’économie sur les rails ».
La grève des enseignants à Chicago, un test pour Obama
Pour la première fois depuis 25 ans, les écoles de Chicago sont restées fermées à cause d’une grève. Selon le Christian Science Monitor, les professeurs des écoles publiques réclament une hausse de salaires de 30 %. Le maire de Chicago, Rahm Emanuel, ne veut pour l’instant concéder que 16 % sur quatre ans. Proposition rejetée par les syndicats d’enseignants. Des syndicats qui sont sur la défensive, estime le New York Times. Le gouvernement local, démocrate, donc proche des enseignants, fait pression sur les professeurs pour qu’ils reviennent à la table de négociation. La gestion de ce conflit est considérée comme un test, non seulement pour le maire Rahm Emanuel mais aussi pour Barack Obama. N’oublions pas que la ville de Chicago est le fief du président candidat qui a besoin du soutien des syndicats pour être réélu, écrit le Christian Science Monitor.
« Pour une vie sans peur »
Au Venezuela, la campagne présidentielle entre dans sa dernière ligne droite. A moins de quatre semaines du scrutin, le candidat de l’opposition, Henrique Capriles, a présenté son programme de gouvernement pour les 100 premiers jours. Le journal Tal Cual en publie les principaux points. Décidé à combattre la criminalité très élevée dans le pays, Capriles a promis aux Vénézuéliens « une vie sans peur », « une vida sin miedo ». Autre objectif du candidat, l’amélioration du pouvoir d’achat. S’il est élu président, Capriles veut augmenter le salaire minimum de 25 %, rapporte le journal brésilien Folha de Sao Paulo.
La vie des émigrés haïtiens au Brésil
Ils ont été nombreux à avoir fui le pays après le tremblement de terre de janvier 2010. Certains se sont installés au Brésil. Et une poignée d’entre eux ont vite décroché un travail, entre autres sur les grands chantiers de la Coupe du Monde de 2014. A titre d’exemple : une dizaine d’Haïtiens travaillent actuellement à la construction du stade de Manaus, en pleine Amazonie. Le Nouvelliste a choisi de raconter leur voyage, une véritable aventure : « Tous sont sortis d'Haïti, ont fait une escale à Panama, sont restés quelques mois en Équateur et au Pérou à la recherche de travail. Passant ensuite par Tabatinga au Brésil, ville frontière proche de la Colombie et du Pérou, ils sont finalement arrivés à Manaus en bateau ». C’est le cas de Makenson Alcine, 28 ans. Il a été embauché dans le chantier du stade de Manaus qui accueillera quatre matches de la Coupe du Monde. Interviewé par le Nouvelliste sur ses projets d’avenir, il répond : « Mon avenir est ici ».
En Jamaïque, le blues des musiciens de reggae
A Kingston, les reggaemen ont le moral en berne. C’est le constat dressé par le Miami Herald. Critiqué pour leurs textes violents, sexistes et ouvertement homophobes, les successeurs de Bob Marley ont de plus en plus de mal à vendre leur disque à l’étranger (et surtout aux Etats-Unis). La seule chose qui peut sauver cette musique du déclin sur la scène internationale, c’est une plus forte réglementation de la part du gouvernement local, estime le Miami Herald. Mais un tel contrôle n’est-il pas contraire à la philosophie du reggae ? Après tout, raconte un producteur jamaïcain, « notre musique est hormonale, elle est subversive et a toujours critiqué les autorités ».

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