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A la Une : Québec : la Première ministre Marois tient trois promesses électorales
Au Québec, la nouvelle première ministre, Pauline Marois a tenu hier son premier Conseil des ministres et a marqué les esprits en appliquant d'emblée trois mesures qui figuraient dans son programme électoral, trois engagements électoraux majeurs qui ont retenu l'attention de la presse québécoise.
« Pauline Marois commence en lion », titre aujourd'hui le journal Le Devoir, qui qualifie le début du mandat de la Première ministre québécoise de « canon ».
« J'ai l'intention d'agir rapidement pour offrir des résultats au Québécois. Ça commence maintenant, au jour 1 de notre mandat », a expliqué l'intéressée lors d'une conférence de presse. « Dès la première réunion de son Conseil des ministres, Pauline Marois a tenu trois promesses électorales », écrit aussi le journal La Presse qui précise : « Par décret, elle a annulé la hausse des droits de scolarité, abrogé une partie de la loi 12, qui limitait le droit de manifester et a annoncé la fermeture définitive de la centrale nucléaire Gentilly 2 ».
Il s'agit là de « trois engagements électoraux majeurs » de la nouvelle chef du gouvernement québécois, « engagement, dont la réalisation ne dépend pas du bon vouloir des partis d'opposition », explique encore Le Devoir. « Le gouvernement peut agir seul, par décret ». Les réactions des organisations d'étudiants à l'annonce de ces premières mesures étaient « enthousiastes », à en croire La Presse, qui cite, parmi tant d'autres, la déclaration de la présidente de la Fédération étudiante universitaire du Québec. Celle-ci a écrit sur son profil Twitter: « Victoire ! La hausse et la loi sont annulées ! ».
Administration Obama : l'attaque de Benghazi était un « acte terroriste »
Aux Etats-Unis, l'administration Obama parle pour la première fois d'un acte terroriste pour qualifier l'attaque contre l'ambassade des Etats-Unis à Benghazi. Selon le Washington Post, les Etats-Unis vont ouvrir une nouvelle enquête sur ce qui s'est passé mardi de la semaine dernière aux alentours et dans l'enceinte de leur consulat à Benghazi en Libye. Quatre enquêteurs indépendants se lanceront à la recherche du moindre détail. Ils seront conduits par l'ancien haut diplomate américain à la retraite, Thomas Pickering, « qui était », comme le précise le Washington Post, « à un moment donné le supérieur de l'ambassadeur Christopher Stevens, mort dans l'attaque de Benghazi ».
Si la Maison Blanche parle aujourd'hui d'une attaque terroriste, terme qu'elle a jusqu'à présent soigneusement évité, c’est parce que les autorités américaines ont d'ores et déjà de nouvelles informations sur les événements de la semaine dernière en Libye, même si on ne sait pas grand chose de ce qui s'est dit hier, derrière les portes closes du Congrès, où Hillary Clinton informait députés et sénateurs sur les avancées de l'enquête en cours. Une source proche du dossier, toujours dans les colonnes du Washington Post, explique que pour l'instant l'administration Obama n'a pas encore de certitude sur le - ou les - groupe(s), responsable(s) de l'attaque.
Obama et Romney s’affrontent sur l’immigration et le vote hispanique
Pendant ce temps, la campagne électorale américaine suit son cours. Elle donne lieu à une bataille acharnée des deux candidats pour remporter les swing states, ces Etats qui votent tantôt républicain, tantôt démocrate. Ces derniers jours, Mitt Romney et Barack Obama ont sillonné la Floride où deux catégories d'électeurs sont particulièrement importantes: les personnes âgées et les hispaniques. Concernant ces derniers, les deux candidats ont dû se soumettre, à un jour d'intervalle, à un feu croisé de questions sur la chaîne de télévision américaine hispanophone Univision.
Le sujet numéro un : l'immigration. Pour le New York Times, l'interview de Mitt Romney n'a pas permis aux téléspectateurs de se faire une idée claire sur les convictions du candidat républicain. Mitt Romney a voulu rassurer les électeurs hispaniques en disant qu'il n'allait pas pourchasser les 12 millions sans-papiers aux Etats-Unis pour les expulser du pays. « Notre système n'est pas de déporter des gens », a confirmé le candidat républicain. « Faux », rétorque l’éditorialiste, qui rappelle que l'un des proches conseillers de Mitt Romney, Kris Kobach, est l'auteur des lois anti-immigration qui ont été adoptées dans l'Arizona et d'autres Etats. Des lois « qui rendent les conditions de vie des immigrés clandestins invivables et qui facilitent, en revanche, les opérations anti-immigration de la police », souligne le New York Times.
Pour le président sortant non plus, l’exercice n’a pas été aisé. Le Miami Herald estime même que « c’était chaud pour Barack Obama ». « Vous aviez promis une grande réforme sur le système de l'immigration. Et vous n'avez pas tenu votre promesse », a insisté le présentateur. Barack Obama a finalement reconnu que ce rendez-vous manqué de son premier mandat était l'un de ses grand regrets. « Ça ne change rien sur le fond, mais ça fait du bien de voir le président sortant avouer un échec », conclut le Miami Herald.

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