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    Assemblée générale de l'ONU: pas de miracles à attendre, mais des avancées sur certains dossiers

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    C'est l'événement qui va dominer la semaine à New York : l'Assemblée générale annuelle des Nations unies, la 67e du nom. Comme tous les ans, des grands dossiers vont prendre le dessus. Cette année, ce sera bien sûr la Syrie, mais aussi la situation au nord du Mali et dans l'est de la RDC. On reparlera également de la Palestine, du nucléaire iranien, des problèmes de développement et d'écologie. Mais une Assemblée générale, c'est aussi un décor et une ambiance. Avec tous les ans, la même question : cette Assemblée sert-elle vraiment à quelque chose ?

    De notre envoyé spécial à New York

    La question revient tous les ans puisque ce forum planétaire où 200 pays sont représentés, des milliers de délégués et des centaines de journalistes présents, est par définition non décisionnaire. On évoque les problèmes, il y a les discours officiels des chefs d'Etat ou de gouvernement à la tribune des Nations unies. Mais les seules décisions concrètes sont prises au Conseil de sécurité dans ce qu'on appelle les résolutions.

    Et pourtant, cette immense tour de Babel que devient encore plus que d'habitude le bâtiment de l'ONU chaque année en fin septembre, ce grand forum permet des rencontres, bilatérales, des points presse et des réunions régionales sur tel ou tel problème. Et parfois - pas toujours - ces rencontres permettent de progresser vers une solution qui sera ensuite débattue au Conseil de sécurité. Parfois aussi, on arrive à débloquer des situations. On vient de le voir sur le Mali : les autorités de Bamako, en partie à cause de l'approche de l'Assemblée générale, ont finalement accepté un déploiement de la Cédéao dans le nord du Mali et, sous certaines conditions, dans la capitale.

    Pas trop d'illusions sur la Syrie

    Cette Assemblée générale - « l'AG » - n'est donc pas inutile. Elle ne peut néanmoins régler à elle seule des problèmes complexes et où les intérêts des différents acteurs sont trop divergents. Triste illustration de cet état de fait, la situation de quasi guerre civile en Syrie. Ce sera en fait le principal dossier de cette 67e AG de l'ONU, et en même temps personne ne se fait trop d'illusions. On connaît les divergences au Conseil de sécurité entre Russes et Chinois d'un côté, et Américains, Français et Britanniques de l'autre. Ces divergences empêchent toute action significative pour stopper les violences en Syrie.

    A New York, on va quand même beaucoup parler de ce dossier : d'abord ce lundi, l'émissaire spécial de l'ONU, Lakdar Brahimi, va présenter au Conseil un rapport sur sa visite en Syrie. Et puis dans trois jours, il y aura une réunion des ministres des Affaires étrangères du Conseil de sécurité sur les printemps arabes. Et là aussi, on parlera de Damas.

    Mais sur ce dossier, comme l'explique Jean-Baptiste Jeangène Vilmer, chercheur en droit international à l'Université canadienne McGill, pas de miracle à attendre : « Rien d'essentiel, dit-il, ne devrait se passer au niveau de l'AG. Cette instance ne peut rien faire sur la Syrie, car ses résolutions ne sont pas contraignantes. Lakdar Brahimi va bien sûr présenter les résultats de ses entretiens à Damas il y a quelques jours. Mais le problème, et il le sait pertinemment, c'est que sa mission est quasi impossible. Donc, je ne pense pas que ce soit dans l'enceinte de l'ONU qu'une solution va être trouvée ».

    Des avancées sur les dossiers africains

    Peu d'espoir pour la Syrie donc. En revanche, on espère à New York des avancées sur deux dossiers africains sensibles : la situation au nord du Mali et celle qui règne dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC).

    Juste avant le début de l'Assemblée, les autorités maliennes ont donné leur feu vert à un déploiement de la Cédéao dans le nord du Mali mais aussi, de manière plus discrète, à Bamako. D'où l'optimisme modéré d'Hervé Ladsous, chargé des opérations de maintien de la paix à l'ONU : « Le Mali clairement veut une intervention d'une force internationale aux côtés de son armée, intervention qui serait autorisée par le Conseil de sécurité. Il y aura mercredi un mini-sommet sur les problèmes du Sahel, et notamment ceux du Mali. Ce sera l'occasion de prendre la mesure de ce que souhaite la communauté internationale qui, jusqu'ici, demandait des éclaircissements sur les modalités d'une opération dans le nord du pays ».

    Quant à la situation grave qui prévaut à l'est de la RDC, Hervé Ladsous, qui était sur place il y a quelques jours, considère avec prudence la mise en place, dont on parle beaucoup dans les couloirs de l'ONU, d'une Force internationale neutre. Selon lui, « la réunion sur les Grands Lacs, qui se déroulera en marge de l'AG, sera l'occasion pour tous les partenaires de s'exprimer à ce sujet. Mais, et je l'ai dit sur place, le Conseil de sécurité, pour pouvoir se prononcer, a besoin d'un concept d'opération extrêmement précis : de qui sera composée cette Force? De quoi sera-t-elle équipée? Et surtout, quelle sera sa mission? Il faut parler de tout cela, et j'ai déjà dépêché sur place des experts pour aider la Conférence internationale des Grands Lacs dans cet approfondissement de l'opération ».

    François Hollande à la tribune

    A New York, il y a les dossiers et il y a les hommes. Chaque année, certaines personnalités marquent l'Assemblée générale. On attend bien sûr le discours de Barack Obama, puis ceux de l'Iranien Ahmadinejad ou du président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, qui cherche toujours à obtenir le statut d'Etat non membre pour la Palestine.

    Et puis, il y aura « les nouveaux » : le président égyptien Mohammed Morsi et le Français François Hollande. Pour Jean-Baptiste Jeangène Vilmer, « se confronter à l'Assemblée générale, c'est un vrai test d'humilité. On attend forcément le discours de François Hollande, mais comme celui d'une puissance moyenne qu'est la France aujourd'hui. En fait, tant que l'Europe ne sera pas unie politiquement et militairement, le poids d'un pays comme la France restera celui d'un pays moyen dans un monde désormais dominé par les Etats-Unis et par la Chine ».

    Un pays moyen qui va quand même tenter de réaffirmer, après les années plus « atlantistes » de Nicolas Sarkozy, les valeurs du multilatéralisme, et affirmer sa volonté de jouer un rôle, notamment sur les dossiers africains.

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