Revue de presse des Amériques - 
Article publié le : lundi 24 septembre 2012 à 19:36 - Dernière modification le : mardi 02 octobre 2012 à 17:25

A la Une : la visite très médiatisée de Mahmoud Ahmadinejad à l’ONU

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad lors de l'Assemblée générale, au siège de l'ONU, ce lundi 24 septembre 2012.
Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad lors de l'Assemblée générale, au siège de l'ONU, ce lundi 24 septembre 2012.
REUTERS/Shannon Stapleton

Par Achim Lippold


L’arrivée du président iranien Mahmoud Ahmadinejad à New York pour participer à l’Assemblée générale de l’ONU n’est passée inaperçue, c’est le moins que l’on puisse dire.

Tous les grands médias américains ont sollicité des interviews avec le président, à commencer par CNN, bien sûr. Le Washington Post n’est pas en reste, avec 11 pages d’entretien. Et ce qui en ressort, c’est du cent pour cent Ahmadinejad.

Poli dans la forme, il reste imperturbable sur le fond. Concernant une éventuelle attaque d’Israël contre les installations nucléaires de son pays, le président iranien dit ne pas vouloir y croire. « Je ne prends pas très au sérieux cette histoire, [….] ils font beaucoup de bruit, les sionistes », déclare Mahmoud Ahmadinejad dans les colonnes du Washington Post. (Il continue de qualifier les israéliens de sionistes, puisqu’il nie toujours l’existence de l’Etat hébreu).
 
Autre thème abordé dans cette interview, la Syrie. Le président iranien se dit en faveur de l’auto-détermination du peuple syrien. C’est donc aux Syriens eux-mêmes de choisir leur gouvernement lors des élections libres. Interrogé sur le rôle que le président Bachar el-Assad pourrait jouer dans l’avenir, le président iranien esquive. « C’est au peuple syrien d’en décider »,  déclare-t-il au journaliste du Washington Post.
 
Barack Obama fait profil bas à l’ONU
 
Selon le New York Times, les violences en Syrie vont en effet occuper une grande partie des débats à l’ONU cette semaine. Au moins trois réunions entre des responsables politiques de très hauts niveaux sont prévus, sans compter les nombreuses discussions entre diplomates de différents pays. « Mettre ce conflit au cœur des débats, c’est une chose, estime le New York Times, mais présenter une solution aux violences en cours, c’en est une autre. » Selon le journal, il ne faut pas s’attendre à des grandes avancés sur ce sujet.
 
Même le président américain, en campagne pour sa réélection, a décidé de faire profil bas sur cette question. Aucune réunion en tête à tête avec un autre dirigent est programmée. Barack Obama ne fera qu’une brève apparition dans la plus grande « foire diplomatique du monde », selon le New York Times. Et pour cause : il sait que cette institution n’est pas très populaire chez les Américains. Le chef de la Maison Blanche laissera donc à sa secrétaire d’Etat, Hillary Clinton, le soin de mener les discussions en coulisses. Pendant ce temps, lui Obama, participera à la célèbre émission de divertissement The View sur la chaîne ABC. 
 
La campagne électorale sur les réseaux sociaux
 
Très présent à la télévision ces jours-ci, le président américain ne néglige pas pour autant les réseaux sociaux où il devance nettement son rival, le républicain Mitt Romney. Barack Obama va bientôt franchir la barre de 30 millions de « j’aime » sur sa page Facebook. Et 20 millions de personnes le suivent sur Twitter, selon le site internet de CNN. Mitt Romney, lui, n’a pour l’instant qu’un peu plus de 7 millions de « j’aime » sur sa page Facebook et seulement 1 millions d’abonnés sur Twitter. Mais, pas de panique du côté républicain. « Si le nombre d’abonnés sur Facebook et Twitter déterminait l’élection, estime le stratège Leonardo Alcivar, eh bien, le chanteur Justin Bieber sera président. Je vous assure, affirme-t-il à CNN, nos militants sont très engagés ! »
 
Du côté démocrate, ce n’est pas le même discours. Selon l’équipe de Barack Obama chargée de la communication, les réseaux sociaux vont faire la différence. « Ils pourraient jouer un rôle important dans le choix des indécis », estime le stratège Joe Trippi, avant de donner un exemple bien précis : « Comment faire pour s’adresser à un électeur indécis via Facebook ? Eh bien, parmi les gens qui ont cliqué j’aime sur notre page Facebook, nous identifions ceux qui hésitent encore. Et si on découvre qu’ils aiment par exemple le film Ocean’s Eleven, on va leur envoyer un message de l’acteur George Clooney, les appelant à voter pour Obama ». Et Joe Trippi conclut : « Si nos abonnés savaient ce que nous savons sur eux, ils débrancheraient leurs ordinateurs ».
 
Chavez, le « Casanova vénézuélien »
 
Encore deux semaines jusqu’à l’élection présidentielle au Venezuela. Alors que les médias locaux prédisent un score serré lors du scrutin le 7 octobre, la presse brésilienne sort un article sur la vie amoureuse du président Hugo Chavez, qualifié de « Casanova vénézuélien », par le journal O Globo. Marié deux fois, Chavez aurait fait de nombreuses conquêtes dans sa vie de président. Et il n’hésite pas à vanter publiquement ses prouesses sexuelles. « Dans un pays machiste comme le Venezuela, ce genre de récit ne peut susciter que l’approbation », écrit O Globo.  

 

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