La Revue de presse des Amériques - 
Article publié le : mardi 25 septembre 2012 à 14:38 - Dernière modification le : mardi 25 septembre 2012 à 14:38

A la Une : au Vénézuela, Capriles défie Chavez sur sa terre natale

Par Stefanie Schüler

Le compte à rebours sur la Une du journal El Nacional affiche aujourd'hui J-12 et une photo du candidat de Henrique Capriles, qui a fait un triomphe hier, lundi 24 septembre, dans les bastions de son rival Hugo Chavez.

« Les villes de Sabaneta, Barinitas et Barinas inondées par la vague Capriles », titre en Une le journal régional Version Final au-dessus d'une photo qui montre une véritable marée humaine en liesse devant le jeune candidat de l'opposition. « Capriles défie Chavez sur sa terre natale », titre aussi le journal 2001.

Devant une foule compacte de partisans, le candidat de l'opposition a notamment dénoncé le fait que l'Etat natal d'Hugo Chavez est le plus pauvre de tout le pays. Et le quotidien cite Henrique Capriles avec ces mots : « Celui qui oublie sa terre natale n'a plus le droit de continuer à la gouverner. Et le peuple de Barinas détient la clé pour se libérer ».

L'éditorialiste du quotidien El Nacional voit dans cette mobilisation historique pour Henrique Capriles un signe que l'ère Chavez touche à sa fin. « Le président Chavez a eu tort de se croire éternel, de croire que les mandats de six ans se suivraient, tort aussi d'avoir annoncé aux Vénézuéliens qu'il serait au pouvoir jusqu'en 2030 ».

De leur côté, les partisans d'Hugo Chavez ne baissent pas non plus les bras, bien au contraire. Son équipe de campagne met les bouchées doubles dans cette dernière ligne droite avant le scrutin. Ainsi, le président du Parti socialiste uni du Venezuela, la formation d'Hugo Chavez, Aristobulo Isturiz déclare, toujours dans les colonnes d'El Nacional : « Le problème n'est pas de gagner. Le problème c'est de remporter une victoire franche ». Selon le chef du parti, il ne faut pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué : « On ne gagnera pas avant le 7 octobre. D'ici là, il ne faut pas relâcher nos efforts ».

Etude sur la lutte anti-terroriste : «Les frappes de drones nuisent aux Etats-Unis»

Aux Etats-Unis, des chercheurs des prestigieuses universités de New York et de Standford se sont penchés sur l'utilisation des drones dans la lutte anti-terroriste américaine. Et ils tirent la sonnette d'alarme.

« Les frappes de drones nuisent aux Etats-Unis », titre aujourd'hui le Los Angeles Times à ce sujet. Selon l'étude publiée ce lundi par les chercheurs de Standford et de New York, « les attaques menées par drones, notamment dans les zones tribales du Pakistan, ont tué bien plus de civils que l'administration Obama veut l'admettre », écrit le journal. « Seules 2% des victimes sont des terroristes présumés d'al-Qaïda ou des talibans ».

« Les victimes civiles causées par les drones montent la population civile pakistanaise contre la politique de Washington et provoquent une vague de nouvelles recrues dans les rangs des islamistes, prêtes à venger leurs frères et leurs sœurs. Contrairement à ce que veut faire croire l'administration américaine, les Etats-Unis ne sont pas devenus un endroit plus sûr grâce aux frappes de drones, bien au contraire », conclut le Los Angeles Times.

Uruguay : un projet de loi qui vise à dépénaliser l'avortement suscite la polémique

La loi devrait permettre aux femmes d'interrompre leur grossesse durant les 12 premières semaines de gestation. Le Sénat a déjà approuvé le texte qui doit passer maintenant devant la chambre des députés qui se réunira ce mardi en session extraordinaire.

Hier, un millier de personnes ont manifesté contre la loi, raconte le quotidien El Observador. Un rassemblement qui a été organisé par des associations de « défense de la vie », sans appartenance politique.

Seulement voilà : le texte est également contesté par les partisans de l'avortement. « Comme ça non plus », titre par exemple le quotidien La Diaria qui souligne que le projet se contente de dépénaliser l'interruption volontaire de grossesse au lieu de la légaliser.

Haïtiens déplacés aux Etats-Unis : délais de 18 mois supplémentaires

C’est une bonne nouvelle pour les Haïtiens vivant aux Etats-Unis depuis le séisme de janvier 2010 : « Les Haïtiens déplacés par le tremblement de terre de 2010 sont autorisés à rester 18 mois de plus sur le sol américain », rapporte le Miami Herald aujourd'hui.

L'annonce a été faite, ce lundi, par la secrétaire à la sécurité intérieure, Janet Napolitano. « Le statut de résident temporaire, qui a été accordé aux déplacés du séisme en Haïti, sera prolongé de 18 mois à partir du 22 janvier 2013. Cette mesure exceptionnelle permettra à environs 60 000 Haïtiens de rester aux Etats-Unis jusqu'en juillet 2014 », explique le journal de Miami où vit une importante communauté haïtienne.

tags: al-Qaïda - Etats-Unis - Haïti - Hugo Chavez - Revue de presse - Terrorisme - Uruguay - Venezuela
Fiche Pays :
Réagissez à cet article
Commentez cet article en tapant votre message dans la zone de texte. Le nombre de caractères est limité à 1500 ou moins.
(1) Réaction

La vérité sort....petit à petit

La situation au Venezuela change et le peuple vire de bord. Le lecteur s'en rendra compte ces prochains jours. Beaucoup de faits ne sont pas mentionnés dans la presse internationale...pas encore, du moins. Cuba tourne le dos à Chavez, Santos a déjà fait le contact avec Capriles etc. Tout cela ressemble à un fort retournement de situation. Soyons patients et observons. Merci Stéphanie de rapporter ces faits non déformés!

Fermer